Those who aren't geniuses only have effort. All you can do is use effort to compensate for a deficiency of talent.
STORY
Je préviens le potentiel lecteur que pour l'histoire, j'ai fait à ma sauce. A savoir que j'ai librement fait un mixte entre le scénario du jeu et celui de l'anime. Ne vous étonnez donc pas si vous retrouvez des détails qui vous semblent bizarres ! Du reste, cherché pas, j'ai inventé les différentes situation (à part celle de la tour )Kyō kara Ore wa omae no soba ni« Arrête de jouer Syo-chan. C’est vraiment pas drôle ! » Piaillait une petite chose blonde, recroquevillé sous les draps. « Va-t’en maintenant, j’ai dit que je rigolais plus. »
Sa voix était saccadée tandis qu’un sanglot l’agitait. Au milieu de la chambre, un second garçon déambulait au hasard, un large drap blanc couvrant l’ensemble de son maigre corps. Kaoru, terrifié, inséra ses deux index dans chacun de ses oreilles pour ne plus entendre les lugubres sons que produisait son frère jumeau, ponctué ça et là d’un petit cri de douleur, lorsque son pied aveugle venait buter contre un objet.
« Kaoru tu n’es vraiment qu’une mauviette. » S’esclaffa l’ainé en cherchant à tâtons à rejoindre le lit dans lequel son cadet s’était réfugié. Lorsqu’enfin ses petits doigts agrippèrent les draps, il tira brusquement la couette, découvrant le second qui se ramassa sur lui de plus belle, serrant bien fort les paupières. Syo, hurlant toujours avec force, se laissa tomber sur son frère qui se trouva empêtré à son tour dans les draps. Un vent de panique secoua le plus jeune qui se mit à battre aveuglement des membres, frappant au passage son ainé qui étouffa un cri se surprise. La douleur le fit lâcher prise, et s’extrayant de sous son drap, il retomba sur le fesse au pied du lit. Après quelques secondes de lutte contre le fantôme imaginaire, Kaoru ayant fini par se débarrasser du tissu se redressa, sur le lit, haletant.
« Tu m’as fait mal ! » Grogna Syo en frottant douloureusement son front à l’endroit ou le pied de son frère l’avait heurté.
« C’est bien fait pour toi, si tu provoques les fantômes en jouant comme ça, ils reviendront nous effrayer la nuit ! Arrête d’agir comme un égoïste. En plus, tu sais que la peur, c’est mauvais pour toi. »
Syo secoua ses mèches blondes avec nonchalance avant de se relever péniblement. Il lança un regard boudeur à son cadet avant de quitter la chambre en tapant des pieds. Kaoru le regarda sortir sans mot dire, un peu triste d’avoir blessé son jumeau. Il s’avança pour s’asseoir au bord du matelas et lissa un instant sa tignasse dorée, histoire d’être un peu présentable. Le garçonnet se demanda un instant pourquoi sa mère n’était pas intervenue. Après tout, d’habitude elle le défendait quand son ainé l’embêtait de la sorte. Il pensait l’avoir alerté en s’égosillant ainsi, mais elle était demeuré silencieuse. Vexé, il s’apprêtait à sortir à son tour de la chambre pour aller se plaindre quand un bruit sourd et répété le fit sursauter. Quelque chose était tombée. Quelque chose de lourd avait dégringolé une à une les marches de escalier. Intrigué, le garçon se dirigea à petit pas vers la porte, qu’il tira doucement, avant de s’engager dans le couloir. L’escalier était désert. Agrippant la rampe, il entreprit de descendre. L’édifice décrivait un courbe quelques marches avant le bas, débouchant ensuite sur l’entrée. Arrivé sur le demi-pallier, Kaoru se figea. Cinq marches plus bas, un petit corps immobile, vêtu d’un simple pyjama identique au sien gisait sur le carrelage froid. Le cœur du jeune garçon manqua un battement. Il lâcha la balustrade et dévala le reste de l’escaliers en courant, pour se laisser glisser à genou auprès de son frère évanouie. Les yeux de l’ainé étaient clos, son faciès révélait la vive douleur qu’il avait du ressentir avant de tomber. L’une de ses petites mains étrangement blanche et moite serrait son t-shirt à l’emplacement du cœur.
« MAMAN ! » Brailla Kaoru à pleins poumons. « MAMAN VIENS ! »
Sa voix se brisa. Il secoua son jumeau tout doucement. Une petite larme roulait déjà sur sa joue. Syo ne réagissait pas. Sa respiration était irrégulière, comme s’il était essoufflé. Le garçon frémit. Il devait se réveiller maintenant. Pourquoi avait-il fallut qu’il descende les escaliers après tout ? Ne pouvait-il pas rester bien tranquillement dans la chambre, au moins, quitte à tomber, il ne se serait pas cogné. Le cadet secoua fébrilement la tête. Non. Pourquoi fallait-t-il toujours que son cœur déconne au mauvais moment ?
Des talons claquèrent sur le carrelage, en provenance de la cuisine. La mère des jumeaux se dirigeait par ici. Le plus jeune sentit un vague soulagement lui enserrer le cœur. Sa maman saurait quoi faire elle, elle savait toujours quoi faire quand Syo avait mal au cœur. Syo avait souvent mal dans sa poitrine. Les médecins disent que c’est mauvais, que ça ne finira pas bien cette histoire. Kaoru n’avait jamais compris ce que cela signifiait vraiment, mais il se doutait que ce n’était pas une bonne chose pour son frère, et pour lui aussi. Il chercha à appeler sa mère une nouvelle fois pour qu’elle se presse un peu, mais aucun son ne parvint à sortir de sa bouche.
« Kaoru, je ne peux pas sortir cinq minutes au jardin sans que vous vous battiez… »
Apparue à l’entrebâillement de la porte, la femme s’arrêta nette, contemplant incrédule son fils qui secouait avec hésitation son ainé, ses yeux bleus agrandit pas la terreur vissé sur elle.
« Juste au ciel… » Souffla-t-elle, les bras ballant.
« Maman, Syo a encore eu mal, et il est tombé dans l’escalier ! » Gémit piteusement le petit garçon en éclatant en sanglot.
Sans mot dire, sa mère s’approcha, pressa deux doigts sur la carotide de son enfant et mesura un instant, les yeux clos, les battements de son cœur. Elle rouvrit finalement ses paupières et soupira. L’attaque était passée, le battement était à nouveau régulier. D’ailleurs, le visage de Syo s’était un peu détendu. Se redressant à demi, elle passa un bras sous les genoux du petit garçon et souleva sa tête de l’autre, avant se relever complétement pour se diriger vers le salon. Kaoru se mit à son tour debout et suivit sa maman à petits pas, reniflant bruyamment. La femme s’installa sur le canapé, son fils lové dans ses bras. Elle entreprit de le bercer lentement, caressant son front affectueusement. Le cadet grimpa sur le sofa et vint se blottir contre sa mère, pressant sa joue humide contre son bras. Elle passa un bras autour de son garçon pour le ramener contre elle.
« Maman, pourquoi il se réveille pas ? » Geignit le petit blond.
« Il s’est cogné fort mon cœur, il va se réveiller bientôt, ne t’inquiète pas. »
Kaoru acquiesça, penaud, et fixa son regard bleu sur les paupières immobiles de son grand frère. Il se promit de le veiller ainsi jusqu’à ce qu’il les ouvre enfin, comme toujours. Silencieusement, il maudit le fichu cœur de son jumeau, qui n’en faisait toujours qu’à sa tête, qui l’empêchait toujours de faire des trucs amusant, et qui le clouait si régulièrement sur un lit d’hôpital. Pourquoi il ne pouvait pas être en bonne santé, comme tous les petits garçons de quatre ans ? Après tout, les maladies, c’est pour les vieux. Kaoru soupira. C’était vraiment, vraiment pas juste.
Shingeki no Natsuki« Eloigne-toi de moi ! » Gémit Syo, haletant. Il poussait vigoureusement sur ses cuisses, cherchant l’énergie de grimper encore, encore, toujours plus haut dans la tour. L’escalier en colimaçon semblait s’élever à l’infini au dessus de sa tête, et ses petites jambes commençaient à fatiguer. Alors qu’il allait ralentir un peu, incapable de poursuivre, un rire clair résonna derrière lui. Lâchant un cri d’horreur, le petit blond trouva l’énergie d’accélérer un peu encore, se mettant hors de portée du filet à papillon qui s’agitait furieusement dans son dos. Un second garçon grimpait les marches de pierres d’un pas gracile, ses mocassins claquant telle une menace contre la surface dure. Oui. Natsuki, sept ans, pourchassait effectivement Syo Kurusu, muni d’un filet, dans les escaliers d’une tour.
« Tu es tellement petit et mignon Syo-chan, attend-moi ! » Brailla le binoclard et accélérant à son tour pour rattraper le plus jeune. Ce dernier redoubla d’effort pour finalement atteindre le sommet de la tour. L’escalier se stoppait là, et Natsuki se rapprochait dangereusement. Sa seule échappatoire, une fenêtre donnant sur plusieurs dizaines de mètres de vide. Frémissant à la vue de la rue qui s’étendait là, si bas, Syo fit un pas en arrière, s’éloignant de l’ouverture. Soudain, la voix amusée de son bourreau le fit sursauter. Le plus âgé gravissait la dernière marche et s’approchait en souriant bêtement de son copain pétrifié. Il agita son filet sous le nez du blond qui poussa un nouveau geignement et recula instinctivement. Les yeux verts de son camarade s’agrandir soudain d’horreur tandis que le pied de Syo ne rencontrait que le vide. Le sol se déroba sous lui et le garçonnet sentit son corps chuter telle une pierre sans qu’il ne puisse retrouver son équilibre. Dans un élan inconscient, il parvint à saisir le rebord de la fenêtre, empêchant de peu sa chute vers une mort certaine. Les paupières serrées, il frissonna. Un vent glacial fouetta son visage, le poussant à ouvrir les yeux. Ce qu’il découvrir lui arracha un hurlement de terreur. Le vide se déroulait sous lui. Il était pendu au sommet de la tour, balloté sous l’effet des bourrasques qui menaçaient de le précipiter vers le bas. Pris de panique, Syo lâcha prise, laissant son petit corps chuter. Ce fut sans compter sur l’intervention de Natsuki qui se jeta en avant pour saisir le poignet de son ami juste à temps. Tremblant sous l’effort, il chercha un appuie sur le sol de la tour pour remonter le petit garçon, mes ses semelles lisses glissaient sur la pierre. Pire, ses mains moites menaçaient de laisser s’échapper le bras de Syo, celui-ci n’étant plus qu’un poids mort pétrifié d’horreur. Désespéré, le plus grand serra aussi fort que possible le membre de son copain pour éviter de le lâcher. Tout à coup, le petit blond sembla reprendre conscience des événements, il hurlant à nouveau de terreur et pédala contre la façade de la tour pour se hisser à nouveau à l’intérieur.
Une fois en sécurité, le petit garçon se laissa tomber à genou, avant de se laisser choir, face contre terre. Natsuki s’accroupit auprès de lui et lui tapota doucement les épaules.
« Syo-chan ? »
Le blond demeura immobile un instant, avant d’ouvrir des yeux immenses vers son camarade. Il se redressa sur ses coudes et rampa à quatre pattes vers la fenêtre, tremblant de tous ses membres. Il jeta un coup d’œil timide vers le bas avant de reculer précédemment, le cœur battant la chamade. Syo se releva d’un bond, les jambes flageolantes, et se dirigea vers l’escalier qu’il entreprit de prendre en sens inverse, une main plaquée contre le mur. Natsuki le regarda s’éloigner un instant avant se saisir son filet et de lui emboiter le pas sans mot dire. Ce n’était plus le moment de jouer, songea-t-il en réajustant ses lunettes.
Ore wa Ōji-samaSyo ouvrit les yeux en grand ce matin là. Il faisait encore nuit, le silence règnait dans la maison. Son réveil indiquait 5h30. Rejetant la couette sur ses jambes, le jeune homme s’assit au bord de son lit et observa un instant la chambre plongée dans la quasi-obscurité. A l’autre bout de la pièce, une masse sombre indiquait que Kaoru dormait toujours, enroulé dans sa couverture. L’ainé se leva et se dirigea à pas de loup vers la porte, qu’il prit soin de claquer doucement derrière lui. Il remonta le couloir toujours plongé dans le noir et ne prit la peine d’allumer la lumière qu’une fois arrivé dans la salle de bain. Dehors, la neige tombait drue, déposant ses flocons collant sur le velux. Incapable de contenir son excitation, Syo se glissa sous le jet brûlant de la douche, laissant ses cheveux blonds envahirent son visage sous la pression de l’eau.
C’était aujourd’hui. L’examen d’entrée à l’Académie Saotome, la plus prestigieuse école dédiée aux arts du spectacle, avait lieu en ce matin de janvier. Il avait tellement étudié, des jours durant, délaissant même parfois son travail au collège pour s’adonner à l’étude de la musique, et toutes les matières qui devaient faire partie du test. Il devait réussir, coûte que coûte. Il avait sacrifié trop de temps pour échouer à un vulgaire contrôle. Certes, ses chances étaient minces, et la concurrence serait rude. 0.5% d’admis, autant dire une poignée de chanceux sur les centaines de rêveurs qui ce matin voyaient leurs espoirs à portée de main. Laissant l’eau chaude frapper inlassablement ses épaules, le garçon inspira profondément, cherchant à se détendre un peu. S’il n’y croyait pas, il échouerait nécessairement, il le savait. Kaoru voyait déjà d’un très mauvais œil son désir de devenir chanteur. Syo ne savait pas dire si son jumeau, qu’il s’avait possessif et protecteur à son égard, était agacé de savoir qu’ils ne se verraient plus aussi souvent qu’il le souhaitait l’année suivant ou s’il était inquiet pour sa santé. A vrai dire, l’un comme l’autre, l’ainé s’en moquait royalement. Il aimait immensément son frère, mais n’avait aucune intention de faire sa vie en fonction de lui. Quant à ses problèmes cardiaques, pour un enfant qui n’aurait pas dû franchir la barre des douze ans, il se trouvait encore bien vigoureux, pourquoi se priverait-il de faire ce qu’il voulait ? Il se refusait à penser que tout pourrait se terminer du jour au lendemain. Non. C’était décidé, il serait étudiant à Saotome l’année prochaine, quoi qu’il en coûte.
Lors que Syo revint vers sa chambre, Kaoru était réveillé. Il fixait un point invisible, assis au bord du lit, les mains soigneusement posées sur ses cuisses. Il ne réagit pas quand son frère entra. Il se contenta de ciller, comme pour dire bonjour. L’ainé leva les yeux au ciel avant de se diriger vers son lit. Il tenait d’une main une serviette posée sur sa tête et de l’autre une seconde qu’il avait maladroitement nouée autour de ses hanches. Ni une, ni deux, il sauta dans un pantalon, enfila une chemise et choisit un fedora parmi son impressionnante collection de chapeaux et autres couvre-chef. Kaoru n’avait pas bougé d’un pouce.
« Dis, je peux savoir ce qui te prend ? » Grommela Syo en s’approchant de son jumeau. Lentement, celui-ci braqua ses pupilles bleues sur lui.
« Rien, je voulais juste voir si tu me dirais au revoir. » Déclara-t-il.
Syo serra les dents, luttant contre son exaspération grandissante.
« Tu sais que je reviens à midi, n’est-ce pas ?
– Sait-on jamais. Rétorqua Kaoru, la mine sombre.
– Toi alors… tu devrais vraiment apprendre à te détendre. » Soupira l’ainé en ramassant son sac. Il quitta la pièce en éteignant la lumière, sans ajouter quoi que ce soit, laissant Kaoru dans le noir.
Itsuka Kabocha ni naru Hi madeAu mois d’avril suivant, Syo fut reçu dans la Classe S de l’académie Saotome, après avoir brillamment réussi l’examen. Déterminé à devenir une idole, travailla encore plus dure pour réussir, malgré le fait que son camarade de chambre fusse Natsuki, celui-là même qui était responsable de son vertige. Malgré que sa petite taille ne soit sans cesse remise sur le tapis. Malgré qu’on le prenne communément pour un collégien. Qu’importe, Syo y répondait avec son habituelle violence, s’égosillant autant qu’il le pouvait. A la fin de l’année, il accepta de former un groupe avec cinq autres garçons de l’académie, dans l’unique but de pouvoir chanter les chansons de Nanami Haruka, une jeune compositrice que les six prétendants se disputaient. Repéré par Saotome, le groupe, nommé Starish, fini par faire ses débuts sans même passer l’audition de fin d’année.
Conscient des problèmes cardiaques de Syo et des limites que celui-ci s’apprêtait à franchir en menant une vie trop excitante, trop stressante, trop intense pour son pauvre cœur fatigué, Saotome fini par proposer au garçon de s’envoler pour les Etats-Unis dans le but de recevoir une opération. Evidemment, il n’y avait aucune certitude de réussite, ses chances étaient minces. Cependant, Syo se décida à tenter le tout pour le tout, refusant de crever sans avoir tout essayé. Kaoru prit très mal cette décision, acceptant difficilement de voir son frère partir seul et risquer de mourir à l’autre bout du monde, loin de lui. Pourtant, devant le désespoir de son ainé et sa détermination, il finit par lui donner sa bénédiction, si chère au cœur de Syo, sans pour autant cacher son inquiétude. Après trois mois passés sur le sol Américain, la jeune idole revint au Japon, totalement guérit. L’opération avait été un succès, au grand soulagement de tous.
L’année suivante. Syo intégra avec Starish le Cour Master. Natsuki et lui reçurent pour sempai un jeune homme taciturne et froid, Mikaze Ai. Pour son plus grand bonheur, il fut sélectionné parmi des dizaines d’autres candidats pour jouer l’un des rôles principales dans un épisode spécial de sa série préférée, le Prince des Combats, en compagnie de son idole de toujours, Hyuga Ryuya. Après plusieurs mois de travail acharné. Starish finit par être sélectionné pour concourir pour l’Uta no Prince Brand New Award, aussi appelé Utapri Awards, un célèbre concours visant à récompenser les nouvelles idoles prometteuse. Après un concert mémorable face à Heavens, le groupe phare de Raging Entertainment, c’est finalement Starish qui remporte l’Awards, lançant définitivement Syo dans une carrière des plus prometteuses.