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 The only escape from the miseries of life are music... and cats

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MessageSujet: The only escape from the miseries of life are music... and cats Lun 12 Jan - 21:16

The only escape from the miseries of life are music... and cats

Feat. Terashima Kaori


Tokyo, ville sous la neige, -2°C. Malgré la température, les gens affluaient de toute part dans les quartiers, fidèles à leur stress permanent et à leur agitation. Il faisait un froid mordant, ce froid sec et implacable qui balayait toujours Tokyo les jours d'hiver. Une pluie fine mêlée de neige se mit à tomber, ayant déjà recouvert le sol d'un mince duvet cotonneux. Rin contemplait le spectacle autour de lui avec admiration, la bouche légèrement entrouverte. Il ne pouvait s'empêcher de trembler ─ pour ce qu'il revêtait là maintenant, il n'était pas très couvert ─, serrant un peu plus sa prise contre sa poitrine. Ses doigts étaient gelés et tout son corps était pris de légers spasmes, de frissonnements. L'adolescent soupira, laissant un filet de buée s'échapper d'entre ses lèvres. Lèvres d'ailleurs légèrement bleuies par le froid. Il siffla un juron, puis raffermit un peu plus sa capture auprès de lui, se réchauffant du mieux qu'il pouvait.

Ouais, c'est sûr qu'il n'était pas des plus malins à se balader aussi peu couvert par un temps comme celui-ci. Mais Rin n'avait même pas prévu ça, à la base. Tout était de sa faute. De la faute de ce maudit importun dont il devait supporter le poids. Sur le coup, Rin n'avait pas pu résister à son minois malheureux et ses plaintes attendrissantes. Oui, il n'avait pas eu le choix de toute façon, il avait embarqué ce chat ; de toute façon, quel genre d'idiot laisserait un chat errer seul dans une ville aussi grande que Tokyo, par un temps aussi mauvais, dans une ruelle sombre et délabrée ? Un chat aussi mignon, qui plus est ? Certainement pas Rin. Rin adorait les animaux.

Les pas de l'adolescents se faisaient de moins en moins réguliers et il sentait ses bras et ses jambes s'engourdir au fur et à mesure qu'il avançait en direction de son appartement. Il redoublait d'efforts pour ne pas s'effondrer sur le sol, mais il sentait ses membres transis et raides par le froid. Il jeta un coup d'oeil vers la boule de poils dont la tête était nichée au creux de son épaule, comme pour passer le temps, et lorsqu'il croisa son regard et que l'animal daigna miauler, le jeune homme fit mine de faire la moue, détournant brièvement le regard. Et que dirait Kaori, alors ? Rin devait avouer qu'il n'avait pas songé à l'éventualité de se faire jeter. A vrai dire, il n'avait pas pensé à lui à ce moment là. Qui sait ce qu'il pourrait lui arriver en rentrant... En tout cas, pas lui.

Rin aperçut de loin un immeuble familier et se pressa, pris d'adrénaline. L'adolescent se mit à courir dans l'épais tapis de neige, en prenant garde à ne pas glisser, sentant le corps du chat buter contre sa poitrine et ses miaulements de panique lui casser les oreilles.

« On est bientôt arrivés. » dit Rin en souriant de toutes ses dents, continuant de sprinter pour atteindre le bâtiment de plusieurs étages. Il arriva rapidement devant la porte puis fit une légère pause, hors d'haleine, tentant de gérer son souffle saccadé. Le brun se redressa, braillant un « Enfin ! » triomphal, des cascades de larmes de joie s'écoulant soudainement de ses yeux.

Rin repositionna le matou dans ses bras le temps de chercher ses clés dans sa poche, portant aisément la masse de fourrure noire dans une seule main. Il ne put s'empêcher de penser au combien il était maigre. J'ai eu raison de t'emmener avec moi.

Se saisissant de ses clés, il ouvrit la porte et monta brusquement les escaliers. Il faillit se casser la figure en glissant ─ la neige collée sous ses chaussures, peut-être, ou sa maladresse monstrueuse ─  puis parvint à monter jusqu'à l'étage correspondant à son appartement. Rin poussa un soupir satisfait en voyant la porte, pensant d'ores et déjà qu'il allait enfin pouvoir être tranquille et se poser. Il ouvrit une nouvelle fois la porte et la poussa à l'aide d'une main (l'autre soutenant la frêle morphologie du chat), puis entra.

« Je suis rentré ! »


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MessageSujet: Re: The only escape from the miseries of life are music... and cats Mar 13 Jan - 15:10

LES CHATS NE SONT BONS QU'A RUINER MON CANAPÉ
A la Maison - Akihabara - Feat Okumura Rin
Kaori se laissa choir sur le canapé dans un soupir las, une main plaquée sur son front. Il avait un mal de crâne persistant depuis tôt dans la matinée, et pour couronner le tout, l’appartement était un vrai capharnaüm. Le jeune avait donc cherché à ignorer sa migraine pour mettre de l’ordre, irrité que Rin ai encore disparu allez savoir où. Evidemment, il ne fallait pas compter sur l’adolescent pour débarrasser sa table de petit-déjeuner, il avait tout laissé en tas sur le plan de travail. C’est vrai car après tout, pourquoi perdre du temps à ranger quand Ni-san peut le faire ? Passablement énervé, le jeune homme s’étendit de tout son long sur le sofa, observant fixement le plafond. La nonchalance de son cadet était l’un des rares sujets capables de l’irriter à ce point. Il se prit à regretter d’avoir accepter d’emménager avec lui. Après tout, Rin aurait dû aller partager une chambre avec son Sempai au Cour Master. Kaori secoua la tête pour comme pour chasser sa colère. Qu’importe de toute manière, l’appartement est propre maintenant, et Rin doit encore être parti vadrouiller.

Massant ses tempes, le chanteur fini par se relever et se dirigea vers la cuisine d’un pas trainant. Allumant la bouilloire, il sorti un tasse et un petit sachet de thé vert qu’il dépose sur la table en attendant que l’eau arrive à température. Fouillant dans un placard, il fini par mettre la main sur ce qu’il cherchait, une petite boite de laquelle il tira une plaque de cachet. Hésitant sur la dose, il fini par estimer que son mal de tête méritait amplement  son demi-gramme d’ibuprofène et fit tomber deux comprimés au creux de sa main. L’eau à présent bouillante, il fit infuser le thé et se dirigea, tasse et médicament en main vers le canapé dans lequel il s’affala à nouveau. Avalant les cachets, il les accompagna d’une gorgée du liquide brûlant pour les faire passer plus facilement, priant pour qu’ils agissent au plus vite.

Dehors, la neige tombait en silence, couvrant très légèrement les toits d’une fine pellicule immaculée. Il régnait toujours une atmosphère singulière lorsque Tokyo devenait blanc. A croire que la ville entière retenait son souffle, de peur de déranger l’oeuvre virginale de l’hiver. Les sons semblaient plus étouffés, et la cité était plongée dans un voile gris voluptueux. Une brume laiteuse s’aventurait jusqu’entre les immeubles, abaissant si bas le ciel qu’il semblait qu’on pouvait l’effleurer depuis les trottoir. Sirotant son breuvage, Kaori observait sa ville depuis son sofa. Il faisait bien froid aujourd’hui en tout cas, à en juger par la buée qui se formait aux coins des fenêtres. Le jeune homme ne pu s’empêcher de penser qu’il était heureux de ne pas avoir à travailler aujourd’hui, il allait pouvoir jouir de sa journée pour se détendre avec pour seul soucis que cette migraine qui n’en finissait pas. Elle lui semblait pourtant supportable, au chaud dans un canapé, une tasse de thé à la main et un livre dans l’autre. C’était bien sûr sans compter sur le retour inopiné d’Okumura Rin, qui ouvrit d’un geste brusque la porte d’entrée de l’appartement.

« Je suis rentré ! » Lâcha le garçon, dégoulinant de neige sur le perron.
« Bon retour à la maison Rin. » Répondit l’ainé.

Kaori lâcha un énième soupir et fit un adieu silencieux à sa journée au calme. En voyant son frère absent ce matin, il avait espéré que celui-ci fut retenu à l’agence pour la journée. Quelle terrible désillusion ! Avalant une dernière gorgée de thé, Kaori se remit sur ses pieds, abandonnant à regret le confort du canapé dans lequel, il n’en doutait pas, Rin serait vautré à son retour de la cuisine. Sa tasse à la main, il allait se dirigé vers l’évier pour l’y déposé quand il avisa pour la première fois l’adolescent. Il ne sut alors pour quelle raison il devrait s’énerver en premier. Parce que Rin était sorti vêtu d’une simple veste par un froid pareil, parce qu’il était en train de salir le sol que Kaori venait d’astiquer avec soin, ou simplement à cause de cette chose famélique lovée contre son torse. Un chat.

« Rin… Qu’est-ce que c’est que ce truc ? » Grinça Kaori en massant à nouveau ses tempes, les yeux mi-clos, cherchant à contenir son exaspération. Qu'avait encore inventé le brun ?  



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MessageSujet: Re: The only escape from the miseries of life are music... and cats Lun 2 Fév - 19:08

The only escape from the miseries of life are music... and cats

Feat. Terashima Kaori


« Rin… Qu’est-ce que c’est que ce truc ? »


Rin baissa les yeux vers ledit « truc ». Quoi, c'était à cause de ça qu'il se massait les tempes avec cet air agacé peint sur le visage, que sa voix se faisait légèrement vacillante ─ comme si elle s'apprêtait à virer dans des notes différentes, et qu'il le toisait avec cette expression ? Rin observa longuement la boule de poils lovée contre son torse, puis releva les yeux sur son frère. Le processus se répéta plusieurs fois, environ une dizaine, son regard passant de la masse famélique nichée dans ses bras à la stature imposante de son frère impatient. Puis Rin tilta immédiatement. Dans un mouvement brusque et maladroit, il ramena le chat derrière lui, comme s'il essayait de le cacher aux yeux du monde entier.

« Alors là, je t'assure que je peux tout t'expliquer. » dit Rin presque hâtivement, ses jolies dents révélées par un sourire nerveux. Un rire sans joie l'accompagna, tandis qu'il gardait d'une main le chat derrière son dos, et que de l'autre, il se massait vigoureusement l'arrière du crâne. 

À vrai dire, il n'avait pas pensé à l'éventualité de se faire réprimander ni de se faire jeter : il n'avait pas eu le temps d'y penser. Il avait été bien trop occupé aujourd'hui, et sur le coup, en voyant l'animal à moitié malade, mourant de froid dans une épaisse couche de neige, Rin n'avait pas réfléchi. Il n'avait fait que le prendre avec lui : n'importe quel inconnu se serait au moins arrêté pour vérifier si la bête allait bien. Sinon, il s'agissait tout simplement de sans-cœurs, et ça, Rin en avait la certitude. Alors Kaori ne pouvait pas se permettre de s'opposer à la décision de Rin. Le brun essaya de se convaincre que son frère pouvait comprendre et passer l'éponge dessus. Kaori n'était pas un monstre ─ à part un monstre de minutie, peut-être, mais en tout cas il n'allait assurément pas ordonner à Rin de dégager le chat dehors, par une telle température. Bordel, Kaori ! gronda Rin intérieurement. Son visage se crispa légèrement, puis il en profita pour promettre à son petit protégé caché derrière son dos qu'il réussirait à persuader son frère. Et puis au pire des cas, Rin pouvait s'en occuper lui-même. Il savait être responsable.

Rin soupira, sentant le regard inquisiteur de son frère peser sur lui. Il releva ses doux yeux bleus, sans pour autant croiser ceux de Kaori, jetant un regard circulaire autour de lui. Il commençait à faire plus chaud, en tout cas plus que dehors, et la neige transsudait progressivement de sa veste pour former des flaques sur le parquet grinçant de l'appartement. Il s'en voulut pour le coup, parce que le sol était propre à son arrivée, mais qu'importe. Il avait plus important sur les bras. Rin se détendit et sourit doucement, ramenant une nouvelle fois le chat dans ses bras. Il plongea alors son regard dans celui de Kaori.

« Boooon, ça va Kaori... dit Rin sur un ton détendu. Je vais m'en occuper, tu vas reprendre une tasse de thé, on va se poser, et je vais t'expliquer, okay ? » il insista bien sur le « okay », histoire de se faire persuasif. C'est pas gagné, pensa-t-il en regardant son grand-frère avec son sourire forcé. Il resserra un peu plus sa prise sur le félin dans ses bras, comme s'il s'agissait d'une peluche. 

Bon, trop c'était trop. Diable, comme Rin détestait devoir se justifier auprès de son frère ! Comme si c'était un gamin qui devait demander la permission à l’aîné. Était-ce vraiment une bonne idée que de partager un appartement ensemble ? Rin commençait à en avoir marre d'être pris pour un imbécile qui ne pouvait pas assumer de responsabilités. Il n'était plus un enfant, et s'il le voulait, il était très bien capable de trouver un boulot à mi-temps, en plus de gérer son planning d'idole. Et aussi s'occuper de ce stupide chat, nom de dieu !

« Bon, c'est bon ! s'exclama Rin, devenu légèrement agressif. J'allais pas le laisser crever de faim et de froid dehors, tu peux le comprendre ça ou pas ? ragea-t-il. J'ai eu pitié de cette pauvre bête, bordel ! Alors laisse moi m'en occuper moi-même, c'est pas compliqué j'suis sûr ! »

Rin avait haussé le ton en présence de son grand-frère. Après tout, il en avait l'habitude, il s'énervait parfois contre lui mais ce n'était jamais vraiment sérieux. Pourtant, Rin savait parfaitement à quoi s'attendre. Ou peut-être pas.


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MessageSujet: Re: The only escape from the miseries of life are music... and cats Jeu 5 Fév - 20:55

LES CHATS NE SONT BONS QU'A RUINER MON CANAPÉ
A la Maison - Akihabara - Feat Okumura Rin
Kaori inspira profondément. Intérieurement du moins. Non, il devait se calmer, s’emporter ne ferait qu’empirer son mal de crâne, et puis il détestait se disputer, surtout avec Rin. En plus, il était sûr de perdre, ce garçon avait toujours eu un caractère plus fort que le sien. Mieux valait éviter un affrontement direct qui risquait de mettre à mal sa fierté d’homme. Grimaçant un peu, le chanteur fit migrer ses mains pour venir les plaquer sur ses hanches étroites, décidé à démontrer un peu son autorité de grand frère responsable. Le regard de Rin passait du chat à son ainé, encore, et encore. Soudain, il semblait percuter de quoi Kaori parlait. D’un geste précipité, il dissimula ses mains et leur contenu derrière son dos, frottant activement l’arrière de son crâne. A quoi jouait-il franchement ? Il n’espérait quand même pas faire croire au chanteur qu’il n’avait rien vu ?

« Alors là, je t'assure que je peux tout t'expliquer. » S’empressa de lancer l’adolescent avec un sourire largement surfait qui agaça un peu plus Kaori. Il n’avait franchement aucun sérieux ? Pourquoi prenait-il tout à la légère de la sorte ? Tapotant le sol du bout du pied, il détourna brusquement la tête pour éviter le fixer de son cadet. Evidemment, il n’était même pas capable de soutenir son regard bleu perçant. Il eut une moue irritée. Il ne savait que bouder de toute façon. Pathétique.

Le silence s’était installé. Les explications promises par Rin tardaient à venir. Kaori devina qu’il n’en avait aucune. Pendant ce temps, un ploc cadencé résonnait dans l’appartement. Oui, c’était bien le son de la neige sale, tout droit venues des rues polluée de Tokyo, qui gouttait peu à peu sur SON parquet, qu’il avait si bien récuré. Le désespoir du maniaque de propreté qu’il était lui fit presque perdre pied. Il aurait voulu reculer lentement jusqu’au canapé pour ne plus voir cette scène affligeante de cette flaque grise qui se formait au pied de son camarade.


« Boooon, ça va Kaori... Fit Rin d’une voix qui se voulu douce. Je vais m'en occuper, tu vas reprendre une tasse de thé, on va se poser, et je vais t'expliquer, okay ? »

Parle, parle. Il ne t’écoute plus. Kaori cherchait encore pour quelle raison il devait l’engueuler en premier. Les yeux levés au ciel, l’un de ses sourcils frémissait convulsivement. Parquet, chat, et pourquoi diable est-il sorti si peu couvert, la prochaine étape c’est la tenue d’Adam à ce rythme ? Il veut quoi de plus, lui coller des frais médicaux supplémentaires en chopant la mort par un temps pareil ? Révolté par l’attitude désinvolte de l’adolescent, il ne remarqua pas que celui-ci commençait doucement à montrer en pression, avant qu’il n’explose totalement à la figure de l’ainé qui ne compris pas de suite quel était cette chose pétaradante qui lui postillonnait au nez avec colère.

« Bon, c'est bon ! Brailla-t-il. J'allais pas le laisser crever de faim et de froid dehors, tu peux le comprendre ça ou pas ? J'ai eu pitié de cette pauvre bête, bordel ! Alors laisse moi m'en occuper moi-même, c'est pas compliqué j'suis sûr ! »

Kaori cilla, étonné par ce brusque changement d’attitude. Décidément, jouer le mielleux, ce n’était pas dans les habitudes de Rin. Chassant l’expression surprise de son visage, le jeune homme fit un pas vers son cadet, les sourcils froncés. Il passa son bras autour du cou du garçon et l’entraina à sa suite dans la cuisine, le trainant à demi. Du pied, il dégagea une chaise de sous la table et le rejeta dessus sans ménagement.

« Premièrement, change de ton avec moi, ou toi et ton chat, vous allez finir à la porte tout les deux. » Gronda-t-il, les joues roses de colère.

Inspirant profondément, et conscient qu’il ne devait pas s’emporter d’avantage s’il ne voulait pas que cela dégénère, il abandonna Rin sur la chaise et se dirigea vers l’évier. Rallumant la bouilloire, il rinça consciencieusement sa tasse dans l’évier sans mot dire. Une fois la vaisselle propre, il versa deux cuillères de thé dans la théière avant d’y ajouter l’eau chaude. Saisissant un second mug, il posa le tout sur la table et s’installa sagement sur une chaise, face à Rin. Toujours en silence, il servit le breuvage, évitant soigneusement de croiser le regard meurtrier de son cadet.

« Bien. Déclara-t-il en portant sa tasse à ses lèvres, les yeux mi-clos. Reprenons depuis le début. Tu sors à peine couvert par temps de neige. Tu me ramènes la banquise dans l’appartement, et en plus de ça, tu trouves le moyen de nous trouver un chat à moitié crevé. Que fait-on ? »

Il marqua une pause. Avalant quelques gorgées de thé, avant de répondre à sa propre question sans attendre que Rin ne s’en donne la peine.

« Ne crois pas que tu seras dispensé de travailler parce que tu as la grippe. Je n’appellerais pas l’agence pour t’excuser. Par ailleurs, au cas où tu l’ignores, la serpillère se trouve sous l’évier, sans un saut que tu pourras remplir d’eau chaud pour me nettoyer l’entrée. » Il marqua une pause, braquant cette fois sur regard sur le garçon et sa loque à poil. « Quant à lui. Qui va payer les soins vétérinaires ? Qui va le nourrir ? Vider sa caisse ? Laisse moi rire, tu n’es pas responsable pour un sou. Tu l’as aidé, et c’est bien. Maintenant tu trouveras très aisément le numéro d’un refuge sur internet, alors ne perd pas de temps. »



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MessageSujet: Re: The only escape from the miseries of life are music... and cats Mer 11 Fév - 2:06





The only escape from the miseries of life are music... and cats

Rin bouillonnait de colère contenue, comme une bombe sur le point d'exploser. Il tentait tant bien que mal de se contenir, de une parce qu'il avait eu une assez longue journée et qu'il ne désirait pas particulièrement mettre ses nerfs à vif maintenant, et de deux parce que ça ne lui plaisait pas forcément de se disputer avec son grand-frère. Il était bien conscient que tôt ou tard (ou même très tôt, allez savoir), il y aurait des représailles et des conséquences sur ce qu'il venait de dire ─ et rien qu'à en voir l'expression refaite de Kaori, il n'en doutait pas ─ mais son habituelle impétuosité l'avait rattrapé et, impulsif comme il était, Rin ne pensait jamais aux contrecoups et passait directement à l'action. C'est vrai, il en avait vraiment plus que marre d'être pris pour l'abruti de service sur lequel on ne pouvait forcément jamais compter. Si son grand-frère n'était même pas en mesure de comprendre ce que ressentait Rin, alors il se le demandait maintenant : pouvait-il vraiment aller de l'avant ?

Rin resta là, les poings fermement serrés, de plus en plus nerveux et sa colère ne le quittant visiblement pas. Cependant, il ne vit pas le visage de son grand-frère changer d'expression pour devenir plus froide et plus ferme. Prenant petit-à-petit conscience de la mine sombre qu'affichait son grand-frère, Rin se surprit à puiser dans le peu de contenance qu'il lui restait afin de se calmer un peu. Kaori ne semblait plus stupéfait comme il l'avait été par l'attitude de Rin tantôt insolente, mais du point de vue de la jeune idole, il était maintenant profondément exaspéré par le ton que l'adolescent venait d'employer. Rin ragea un peu plus en voyant ce changement d'humeur, grinçant légèrement des dents, puis il n'eut pas le temps de réaliser quoi que ce soit qu'une main vint s'abattre sur son dos pour remonter dans son cou, et qu'un bras emprisonna sa nuque. Il assimila en cours de route qu'il était en train de se faire lamentablement traîner par son grand-frère, comme un vulgaire gamin se préparant à recevoir sa correction. S'agitant dans tous les sens, Rin s'égosillait à des « lâche-moi », « arrête ça » ou des « fiche moi la paix » qui ne changèrent rien à la situation.  

Il fut lamentablement jeté contre le dossier d'une chaise dont il ignorait l'emplacement. Légèrement sonné, Rin se massa le front comme s'il avait la migraine, grommelant des mots colorés pour lui-même. Il réalisa seulement après qu'il était assis face à la table qu'il connaissait si bien, et que son grand-frère le toisait de toute sa hauteur, comme s'il s'agissait là d'un interrogatoire. L'adolescent s'apprêta à relever la tête et à prendre la parole lorsqu'il fut coupé dans son élan par une voix se voulant sévère. Peut-être un peu trop sévère.

« Premièrement, change de ton avec moi, ou toi et ton chat, vous allez finir à la porte tout les deux. »

Rin roula des yeux à ces paroles, ne pensant pas une seule seconde à ce que son grand-frère adoptif soit sérieux en disant cela. Il le connaissait trop bien pour savoir qu'il ne se permettrait jamais de mettre son colocataire ─ et accessoirement « petit frère adoré » à la porte. Même si Rin faisait les pires bêtises du monde, même si son très cher animal de compagnie s'amusait à mettre la pagaille, Rin était persuadé qu'il ne disait pas la vérité et qu'il tentait de se montrer un peu trop audacieux. Cela aurait bien pu le faire rire, de voir Kaori essayer vainement d'exercer son autorité, mais dans les circonstances actuelles, Rin se passerait bien de rigolade. Rin laissa échapper un long soupir, comme pour évacuer toute sa frustration, puis grinça légèrement des mâchoires. Il leva doucement les yeux et remarqua que son frère n'était plus devant lui mais s'était dirigé devant l'évier, sûrement dans l'idée de se servir une autre tasse de thé comme l'avait habilement recommandé Rin tout à l'heure, lorsque tout allait encore bien. Passablement agacé par l'attitude désinvolte de son frère, il se prépara une nouvelle fois à bondir de sa chaise dans l'optique de terminer de régler ses comptes avec lui, mais il y resta à la place scotché en voyant Kaori revenir bien sagement, deux tasses visiblement remplies dans les mains. L'adolescent suivait toujours du regard son grand-frère, comme s'il s'apprêtait à lui sauter dessus à n'importe quel instant, ce dernier venant s'asseoir face à Rin tout en posant doucement les deux mug sur la table.

Du thé. Était-il seulement sérieux ? Il voulait régler ça autour d'une tasse de thé, comme si tout ce qu'il venait de se passer n'était pas important et n'avait jamais eu lieu ? Rin grommela, pestant quelques secondes devant sa tasse remplie du liquide chaud, puis il reporta son attention sur Kaori qui sirotait silencieusement son breuvage. Tu te crois où là, chez mamie ? pensa Rin en scrutant dédaigneusement le jeune garçon face à lui. Oh, il avait tellement envie de hurler qu'il en avait marre, qu'il était également capable d'avoir la responsabilité d'un animal, qu'il n'était pas non plus un idiot et qu'il n'avait aucunement l'envie de boire du thé tranquillement autour d'une table. Mais Rin préféra s'abstenir pour cette fois et s'évertuait à refouler sa colère augmentant toujours un peu plus au fil des minutes. Sans quitter des yeux Kaori, il s'empara de la tasse fumante devant lui et avala une gorgée de thé. Ça va, ça aura au moins le mérite de me calmer, s'enquit-il en se sentant déjà plus relax que tout à l'heure.

« Bien, commença-t-il, les yeux légèrement plissés. Reprenons depuis le début. Tu sors à peine couvert par temps de neige. Tu me ramènes la banquise dans l’appartement, et en plus de ça, tu trouves le moyen de nous trouver un chat à moitié crevé. Que fait-on ? »

Que fait-on ? Commence déjà par arrêter de me faire la morale, ne put s'empêcher de penser l'adolescent, dévoilant légèrement ses dents aiguisées qui dépassaient du mug porté à ses lèvres. Il ne connaissait que trop bien ces leçons de morale que lui donnait Kaori : ce n'était pas la première fois qu'il se faisait réprimander et là, pourtant, ça devait bien être la première fois que Rin s'énervait autant contre son frère. D'habitude, il oubliait le lendemain, mais pour une simple histoire de chat, il se retrouvait avec toutes ces remontrances sur le dos. Et il ne se surprit pas à penser qu'il n'était pas prêt d'oublier ce scandale. Quoi, c'était de sa faute si ça se passait comme ça ? Je ne regrette absolument rien, je m'en occuperai de ce foutu chat.

Rin préféra se taire, pensant qu'il ne rajouterait rien d'autre et qu'il la bouclerait une bonne fois pour toute ─ ne soyons pas tendre Rin, non non. Bien sûr qu'il avait conscience qu'il faisait ça pour son bien ─ et également pour le bien de son appartement, n'en doutons pas, mais Rin ne pouvait s'empêcher de ressentir de la rancœur à l'égard de son frère. A peine venait-il d'arriver à la maison qu'il se faisait accueillir par une demande d'explications, sèche, presque acerbe, et il était censé bien le prendre ? Et surtout, Kaori s'étonnait encore lorsque Rin haussait le ton ? Boke¹, avisa Rin intérieurement à l'attention de son frère tout en soupirant discrètement. Il porta une nouvelle fois sa tasse de thé à ses lèvres, soufflant doucement avant de reprendre une gorgée. Puis il fut pris de surprise par la voix de son frère.

« Ne crois pas que tu seras dispensé de travailler parce que tu as la grippe. Je n’appellerais pas l’agence pour t’excuser. Par ailleurs, au cas où tu l’ignores, la serpillière se trouve sous l’évier, sans un saut que tu pourras remplir d’eau chaud pour me nettoyer l’entrée. »

Il marqua une courte pause. Rin buvait toujours son thé mais semblait ne pas pouvoir s'arrêter, comme si le mug le forçait à tout boire. Comme s'il était paralysé par la stupeur de ce qu'il venait d'entendre.

« Quant à lui. Qui va payer les soins vétérinaires ? Qui va le nourrir ? Vider sa caisse ? Laisse moi rire, tu n’es pas responsable pour un sou. Tu l’as aidé, et c’est bien. Maintenant tu trouveras très aisément le numéro d’un refuge sur internet, alors ne perd pas de temps. »

Rin crut s'étrangler à ces paroles, puis recracha tout le thé qu'il prévoyait d'avaler dans son mug. Ah, il n'attendait vraiment plus que ça. C'était le comble. Quelque part, il s'en était douté. Rin se releva sans quitter des yeux son frère, chassant le félin qui avait pris place sur ses genoux.

Puis il éclata.

« Franchement... J'espère que t'es pas sérieux ! s'écria-t-il avec toute l'ardeur dont il pouvait faire preuve. Je t'ai dit que je saurais m'en occuper alors je vois pas pourquoi tu t'en mêles encore ! cracha Rin avec une agressivité qu'il ne se connaissait même pas. J'en ai tout simplement marre que tu me prennes pour un gamin, bientôt faudra peut-être que tu prennes conscience que j'aurais plus besoin de toi ! Alors que fait-on ? il se mit à parodier Kaori dans des gestes agacés. Ce qu'on va faire, c'est que tu vas me laisser prendre mes propres responsabilités, et si tu t'y opposes encore une fois, t'auras qu'à me foutre à la porte si t'en es autant capable ! »

Boke¹ : Lent du cerveau, stupide.


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MessageSujet: Re: The only escape from the miseries of life are music... and cats Ven 13 Fév - 17:06

LES CHATS NE SONT BONS QU'A RUINER MON CANAPÉ
A la Maison - Akihabara - Feat Okumura Rin
Rin, qui avait finalement fini par porter sa tasse à sa bouche, la reposa brusquement sur la table, la faisant trembler. Un jet de thé fut pulvérisé depuis la bouche du garçon. Kaori cilla lorsque l’une d’elle atteignit le coin de son œil. Visiblement, ses mots lui avaient de l’effet. C’était prévisible. Un instant, l’idole se maudit d’avoir encore trop parlé. Après tout, il aurait pu se taire et toléré ce matou plein de puce, ça lui aurait facilité la vie, et évité d’avoir à se battre avec l’adolescent. Soupirant, il se résolut à penser que s’il cédait à tout, il ne gagnerait jamais le respect de son cadet, sans compter qu’il n’avait aucune envie de renier ses propres sentiments pour les caprices de son colocataire. Un instant, il souhaita avoir hérité du même caractère que son frère ainé. Lui aurait sans doute su faire entrer un peu de bon sens dans le crâne de Rin. Quoi que… ils se seraient sans doute battus jusqu’à ce que le chat finisse par la fenêtre – ce qui soit dit en passant, aurait réglé ainsi le problème. Mais Kaori n’était pas comme l’ainé Terashima, et il n’aurait jamais le cran de balancer un matou du haut du septième étage, même si le voir ainsi poser ses sales pattes humides sur son carrelage immaculé l’agaçait prodigieusement. Cela ne méritait pas la peine capitale, si ?

Rin s’était levé, les points serrés, la tête renfoncée dans les épaules. Pas du doute, il était furax. Kaori aurait volontiers reculé devant ce regard ulcéré qu’il lui lançait. Ce gamin devenait un véritable démon lorsqu’il sortait de ses gonds. Le chanteur se leva à son tour, histoire d’être près à riposter si le point de son jeune frère venait à s’approcher un peu trop près de son visage. Sait-on jamais ? Il y a eu un silence pesant. 3, 2, 1, compta l’ainé dans sa tête. C’est parti.

« Franchement... J'espère que t'es pas sérieux ! Brailla Rin. Je t'ai dit que je saurais m'en occuper alors je vois pas pourquoi tu t'en mêles encore ! Il s’agitait de plus en plus. J'en ai tout simplement marre que tu me prennes pour un gamin, bientôt faudra peut-être que tu prennes conscience que j'aurais plus besoin de toi ! Alors que fait-on ? Demanda-t-il, imitant clairement Kaori avec son insolence habituelle. Ce qu'on va faire, c'est que tu vas me laisser prendre mes propres responsabilités, et si tu t'y opposes encore une fois, t'auras qu'à me foutre à la porte si t'en es autant capable ! »

Le foutre à la porte. Tentant n’est ce pas. Mais Kaori ne pourrait jamais. Non, vraiment, il était trop gentil. Et puis ce serait brisé la promesse qu’il avait fait aux parents de Rin, aux siens. Où irait-il de toute façon ? A l’agence ? Jamais ils n’accepteraient son chat là-bas. Devait-il céder pour autant ? Après tout, le problème n’était pas réellement Rin, mais bien ce fichu chat. Comment tolérer de voir son bel apparemment tout neuf être infesté de puces, sans parler des poils qui se déposent partout, des odeurs… Et de ses griffes acérées, toujours prêtes à ruiner un canapé ou une paire de rideau. Non non, vraiment. NON. Kaori secoua la tête avec ferveur.

« Du calme. Du calme. Je t’ai déjà dit de me parler sur un autre ton. Reprit-il en posant une main las sur le dossier de sa chaise. En admettant que je te fasse confiance, ça ne retire rien au problème. Un chat c’est une montagne d’ennuis, tu le sais ça. Ça salit, ça abîme, ça… ça miaule la nuit. Et on n’a vraiment pas d’argent à mettre dans une bestiole. Tu peux comprendre ça ? Je suis responsable moi, ce n’est pas un jeu Rin, fais un effort ! »

Sa voix était presque suppliante. Pas un chat. Par pitié, pas de chat dans son chez lui. N’importe quoi du moment que ça ne soit pas vivant. De plus en plus agité, le jeune homme entreprit de faire les cents pas dans la cuisine, massant obstinément ses tempes. Il commençait vraiment à détester cette journée. Rin allait insister, gueuler, insister, gueuler. Comme toujours. Sa dernière tirade venait de démolir ses dernières défenses, voilà que son mal de crâne rêvait au galop. Accélérant le pas, il tournait, tournait encore et encore, frappant ardemment le carrelage de ses pieds nus. Soudain, il tomba en arrêt. Le sol était humide, là, sous la chaise. Une belle petite flaque bien ronde, à côté du chat qui la reniflait, visiblement content de lui. Kaori cru que son âme l’abandonnait. Ses épaules s’affaissèrent. Il fit volte-face, échappant à la vue de l’abominable spectacle, pressant le dos de sa main sur son front dans un mouvement dramatique. A pas lent, il se dirigea vers le plan de travail et saisit le téléphone fixe ainsi que le bottin. Il chercha un instant un numéro, sans mot dire, conscient du regard de Rin posé sur lui. Ayant finalement trouvé ce qu’il chercha, il tapota le numéro sur les touches avant de décrocher. Tournant à 180°, il lança le téléphone à son frère qui l’attrapa par réflexe.

« C’est le véto d’en bas de la rue. Soupira-t-il à contrecœur. Essaye d’avoir un rendez-vous avant ce soir, nettoie moi ces cochonneries et va acheter de la bouffe et une litière ensuite. On en reparlera quand tu t’en seras occupé convenablement, il doit crever de faim. »



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