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 LE DESTIN SE FOUT DE MA GUEULE ▲ LIBRE

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MessageSujet: LE DESTIN SE FOUT DE MA GUEULE ▲ LIBRE Dim 12 Juil - 4:10

Ces derniers temps, la vie s'obstinait à ne pas te faire de cadeaux. Ça te filait entre les doigts, ça t'échappait toujours sans que tu ne puisses rien faire, et ça avait par la même occasion le don de t'énerver sévèrement. La vie et ses aléas semblaient se moquer de toi, prendre un malin plaisir à éveiller ton certain sang-chaud, et bordel, qu'est-ce que ça te foutait la rage. Ton tempérament de râleur prenait le dessus bien trop fréquemment, en ce moment, et il était impératif pour toi de trouver une ligne de bonne entente, d'équilibre, de self-control. Les Dieux te faisaient les pires crasses, te riaient au nez, s'amusaient vicieusement à mettre en péril tout ce que tu t'acharnais à accomplir. Ta poisse n'en devenait que plus transcendante jour après jour, et aujourd'hui, elle ne faisait que s'accentuer. Remonter un peu plus dans la balance de ta fureur.

Aujourd'hui, t'as glissé. T'as glissé comme un con parce que tu fais jamais les choses comme il le faut. T'es toujours pressé parce que t'es constamment en retard, et tu fais plus gaffe à rien tellement ton quotidien est devenu vénéneux. Une mauvaise période de ta vie : mauvaise période qui adorait revenir pour te casser les pieds. Ouais, t'es en rogne, parce que personne n'a l'air d'être suffisamment intelligent pour comprendre qu'en ce moment, t'en as juste marre. Ton taux de stress n'a pas cessé d'augmenter depuis des jours, et le monde semblait également être contre toi. Ça sert à quoi de faire la morale, si ça ne fait que renforcer cette impression de faiblesse et de détresse, putain ? Devant les autres et leur soit-disant science infuse, tu préfères t'écraser, parce que tu n'as même plus la force de leur répondre. Tout ce dont t'as besoin, c'est de te reposer.

Mais non. Non car aujourd'hui, toutes tes espérances de repos bien mérité et de lit confortable s'envolent lorsque tu rencontres le sol dans une merveilleuse chute pas... prévue. Autant dire que ça fait mal, sacrément mal, et tu ne sens plus ton dos. Tu sors les dents et tu te mets à grommeler des choses incompréhensibles, parce que mince, ça fait mal au cul & t'as l'horrible impression que tout le monde te regarde, et ça te fait rougir jusqu'aux oreilles. Alors tu te relèves, tu te relèves parce que tu veux pas qu'on t'aperçois comme ça putain. Sauf que comme la vie a cette imperceptible et fâcheuse tendance à t'emmerder surtout lorsqu'il ne le faut pas, bah, tu ne te lèves pas. Tu restes au sol comme un moins que rien. Parce que, t'as beau essayé, y mettre toute ta force, si t'essaies de faire un seul mouvement, c'est une douleur lancinante qui traverse ta jambe gauche dans un éclair imprévisible. Oui, t'as pas de chance Rin, et oui, tu t'es sérieusement loupé sur le coup.

Ça y est. Les photos devaient déjà être prises. On allait parler de toi et de ta chute ridicule pendant un bon moment. La honte s’abattra sur toi, le Cour Master te virera à grand coup de pied dans le cul, et ton frère n'aura pas terminé de te passer un savon. T'avais mal et la douleur irriguait incessamment l'intérieur de ta jambe, mais les répercussions de ce spectacle... Ça te préoccupait plus. Ta vie était sérieusement fichue. Tout s'arrêtait là pour une simple ─ et ridicule ─ cabriole ratée. Pourquoi t'étais aussi stupide ? Parfois, t'aimerais bien te fracasser la tête contre une brique de béton armé. Peut-être que ça pourrait te remettre quelques neurones en place, à défaut de te défoncer le front, voire une partie de la boite crânienne. C'est pas ce que tu venais de faire, là ? Te casser la gueule devant une ribambelle de passants. Et tout ça pour quoi ? Pour que la malchance et le déshonneur te transpercent de toute part. Une nouvelle fois. Triste vie, espèce d'idiot. T'allais en avoir des problèmes.

Mais c'est la douleur qui te sort de tes pensées tout à fait ridicules ─ c'est faux, elles ne le sont pas ─ et tu tends la main dans le vide, dans un cri de détresse. Putain, ce que t'avais mal. Et pourtant, pas un seul passant pour venir te porter secours. Il faudrait juste une personne un minimum sensée et bienveillante pour te venir en aide, parce que l'impuissance est totale.

 Ah oui et... Le destin se foutait vraiment de ta gueule.

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MessageSujet: Re: LE DESTIN SE FOUT DE MA GUEULE ▲ LIBRE Dim 12 Juil - 15:00

« Le destin qu'est-ce? C'est une chose que tu es incapable de contrôler mais que tu peux refuser de subir. Tu dois juste avoir la volonté de le faire. »
Le destin se fout de ma gueule

Un grognement éraillé s'échappa d'une masse de couverture tandis que le bruit strident d'un réveil résonnait dans le silence de la pièce. Une main sortit des draps avant de s'écraser mollement sur le bruyant engin qui s'éteignit sans demander son reste. Toutefois quelques minutes plus tard, il reprit sa joyeuse symphonie. Cette fois, sa propriétaire quitta le lit et le coupa définitivement, lâchant un soupir de dépit de devoir se réveiller si tôt. S'étirant et à peine réveillée, Megan se souvint brusquement qu'elle avait quartier libre pour la journée. Ce genre de chose n'arrivant en principe jamais, elle comptait bien profiter de la journée pour s'aérer l'esprit et respirer un peu.

Ces derniers temps, elle travaillait beaucoup et ne prenait plus de temps pour elle, ce qui lui pesait de temps à autre. Voilà pourquoi elle était enchantée d'avoir une journée de libre et filait dors et déjà vers la salle de bain afin de profiter d'une douche fraiche. Ce n'était certes pas des plus agréable pour certains mais cela avait toujours eu don de plaire à la brune. La fraicheur, tant qu'elle n'était pas digne du pôle Nord, lui permettait de se réveiller et d'être de bonne humeur. Une fois prête, elle se glissa dans des vêtements pour le moins ordinaires. Elle sût toutefois marier les choses de sorte à ce que la tenue devienne plus personnalisée. Enfilant un jeans sombre ainsi qu'un haut bleu, elle attacha à son bas une chainette d'argent et ajouta à l'ensemble une ceinture. Satisfaite du reflet que lui renvoyait le miroir, elle décida de laisser ses cheveux libres et quitta la pièce.
~

Les rues de la ville ne semblaient pas trop agitées ce jour-là. Il y avait quelques passants qui profitait du beau temps et le fond de l'air était agréable. Avançant parmi les quelques personnes qui se trouvaient sur le trottoir, Megan savourait elle aussi cet instant de liberté. Marchant depuis déjà quelques temps maintenant, elle était arrivée dans le quartier de Ueno. Elle avait toujours aimé ce quartier. Le parc notamment qui était son lieu favori lorsqu'elle manquait d'inspiration et qu'elle avait besoin de calme pour se ressourcer. Ce fut donc tout naturellement qu'elle s'y rendit cette fois encore, dans le simple but de s'y balader. Le vent faisait voleter doucement ses mèches sombres dans l'air, dégageant ainsi de légères effluves sucrées. Elle avait toujours aimé les parfums sucrés et il était très rare qu'elle n'en porte pas un. Pomme ou vanille, ses préférés. Elle portait une attention particulière à cela, sachant à quel point son frère aimait ce genre de chose. L'odeur de la pomme lui avait toujours plut et elle se plaisait à penser à lui chaque fois qu'elle la portait.

Le regard émeraude de la demoiselle se posa sur la rue qui se dévoilait à présent devant elle. Il lui fallait quitter le parc et entrer dans la danse des passants qui, progressivement, devenaient plus nombreux. Cela demeurait tout de même supportable, la majeure partie devant être en plein travail à cette heure et le reste s'y rendant surement. Il n'en demeurait pas moins que la ville paraissait plus animée, le bruit de la circulation et des pas sur les trottoirs se mêlant pour former cette mélodie si caractéristique. A dire vrai, la demoiselle n'aimait pas ce bruit, trop agressif à son humble avis. Toutefois elle l'ignora, préférant reporter son attention sur tous les autres éléments qui venait à croiser son regard. De nombreux commerçants avaient déjà ouvert leurs boutiques, désireux d'attirer des clients. Et il y avait de bien jolie chose si l'on prenait le temps de s'arrêter un peu.

La journée étaient déjà bien avancée, et Megan se sentait légère, prête à reprendre le travail dès le lendemain. On avait bien fait de lui offrir ce jour de repos qui, elle en était certaine, lui permettrait de bien mieux se concentrer durant les jours suivants.
Alors qu'elle songeait à une mélodie qui lui posait jusqu'alors problème, des ricanements moqueurs lui firent tourner la tête. Deux jeunes adolescentes se moquaient ouvertement de quelqu'un, or elle ne parvenait pas à savoir de qui. S'approchant afin de voir de quoi il s'agissait, la brune aperçut un jeune garçon sur le sol. Il était apparemment tombé, ce qui ne serrait guère surprenant au vu du nombre de chute qu'elle avait déjà pu voir lorsque les gens se dépêchait. Toutefois, il semblait que le jeune homme s'était blessé puisqu'il restait immobile sur le sol sans que personne ne daigne lui porter la moindre attention. La nature humaine était tellement égoïste...

Un cri s'échappa des lèvres de l'inconnu sur le sol, aussi Megan s'avança doucement jusqu'à lui avant de se baisser pour se trouver à sa hauteur. Un sourire sur les lèvres, elle lui tendit la main sans brusquerie. Elle ne le connaissait pas, toutefois elle se montrait douce. C'était plutôt rare, préférant fréquemment son masque de froideur à ce genre d'attention. Au fond elle n'en demeurait pas moins quelqu'un de gentil, raison pour laquelle la demoiselle lui proposa son aide.

"-Vous allez bien, vous ne vous êtes pas fait mal?"

Il lui semblait que c'était la moindre des choses que de s'enquérir de son état avant de faire quoi que ce soit. Elle se demanda si on allait la repousser. Peut-être. Qui sait...

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MessageSujet: Re: LE DESTIN SE FOUT DE MA GUEULE ▲ LIBRE Dim 12 Juil - 16:32

Serait-ce un message tout droit tombé des cieux ? Une preuve infime que les Dieux n'ont pas totalement décidé de te laisser tomber ? Non non non. Ne nous hâtons pas trop vite. T'as appris à te méfier de pas mal de choses en ce moment, dont les parfaits inconnus qui s'amusaient à te courtiser pour au final ne repartir qu'avec une photo, un autographe ou des renseignements, le tout gracieusement accompagné de foutages de gueule dont tu étais la victime. Trop dangereux ─ pourquoi tu ferais confiance à quelqu'un ces derniers temps ? Bon.
Peut-être parce que t'étais à terre à l'instant présent, et qu'une âme bienveillante avait décidé de te venir en aide. Toute la foule autour de toi ne semblait pas t'avoir remarqué depuis le début ; ah, si, peut-être bien cette cohorte de pimbêches moqueuses, juste derrière toi, mais qu'importe. La main que cette douce inconnue te tendait te tentait grandement. C'était de l'aide, qu'on te proposait, parce que à en juger le sourire qui avait pris place sur ses lèvres, il n'y avait aucun traquenard, aucune moquerie. Peut-être de la pitié pour un parfait idiot comme toi, mais t'étais même plus à ça près. Pas si grave, si on avait pitié de toi, du moment qu'on t'offrait un semblant d'hospitalité ─ c'est tout ce que tu demandais, dernièrement. 

─ Vous allez bien, vous ne vous êtes pas fait mal ?

... Mince. Tout compte fait, si, ça t'embêtait plus qu'autre chose que ce soit une femme qui te prenne en pitié. Une femme qui te voit comme ça, et pourtant qui te propose son aide. T'es partagé entre l'entière reconnaissance et la honte. Tes joues se chauffent d'embarras et tu sais tout à coup plus où te mettre ─ à dire vrai tu n'iras pas loin, vu l'état dans lequel tu es. Sérieusement, je fais quoi, là ? 

─ Euh, j-j'vais bien, ça va ! J'ai pas besoin de...

Triple idiot. Abruti. T'étais prêt à sortir un dictionnaire spécialisé en insultes rien que pour ta belle gueule. Tu joues à quoi, là ? Une jolie jeune fille vient te proposer son aide, à défaut de passer pour un faible : et ta fierté masculine s'entiche à reprendre le dessus. Comme si c'était le parfait moment pour vouloir montrer une once de dignité. Non, c'est pas le moment, parce que tu souffres le martyr mine de rien (en témoignent tes gémissements de douleur, depuis tout à l'heure), et parce que cette précieuse aide envoyée par les kamis eux-mêmes, t'allais sûrement la perdre d'ici quelques minutes à cause de la taille de ton cerveau proportionnelle à un crustacé. Genre une crevette.

Et pour couronner le tout, parce qu'il le faut bien, t'essaies de te relever dans un élan de panique en sentant les regards peser sur toi. Mais tu ne fais que te blesser, toujours un peu plus ; et malgré la situation que tu prends à moitié au ridicule, t'as réellement mal. Pas le choix, t'avais besoin d'aide, arrête de faire la différence : ouais, c'est une femme, et alors ? Elle est sympa, douce, te propose de l'aide, a une voix angélique et... BREF C'EST TOUT. Sur un sourire nerveux, tu fais pas attention à la brise de vent qui te décoiffe les cheveux (et quelle coupe ça te fait, ahahah...), puis tu tends la main désespérément dans l'espoir d'effleurer la sienne. Les mots sortent enfin de ta bouche. Amers, malheureux, et pourtant tu fais tout pour adopter un timbre de voix conciliant.

─ Bordel, je... Mademoiselle, je n'arrive pas à me lever... Rah, sérieux ! 

Et tu t'agites, tu t'agites parce que t'es ridicule. Mais t'espères sincèrement qu'elle va te prêter main forte...

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MessageSujet: Re: LE DESTIN SE FOUT DE MA GUEULE ▲ LIBRE Dim 12 Juil - 19:30

« Le destin qu'est-ce? C'est une chose que tu es incapable de contrôler mais que tu peux refuser de subir. Tu dois juste avoir la volonté de le faire. »
Le destin se fout de ma gueule

Lorsque l'individu au sol réalisa que l'on lui adressait la parole, il leva les yeux sur son interlocutrice. Une fois ceci fait, la demoiselle le vit brusquement rougir. La main toujours tendue, les premières paroles du jeune homme la surprirent quelque peu. Il semblait vraiment avoir mal, pourtant il paraissait refuser son aide. Toutefois il ne termina pas sa phrase, laissant ainsi la brune dans le doute quand à l'attitude qu'elle devait à présent adopter. Vraiment, la situation la mettait quelque peu mal à l'aise. Adresser la parole à un parfait inconnu avait été un pur réflexe alors qu'elle s'évertuait sans cesse à l'éviter en règle générale. Et ses connaissances presque inexistantes en relations humaines ne l'aidaient vraiment pas actuellement. Elle n'en perdit cependant pas son sourire, désirant attirer la confiance du jeune homme qui semblait un peu perdu.

Elle espérait tout de même qu'il ne se soit pas fortement blessé, sans quoi elle devrait l'accompagner dans un lieu adéquate à quelques soins. Par exemple s'il s'était cassé quelque chose, cela risquait de rapidement se compliquer et elle ne pourrait sans doute pas l'aider seule. En revanche s'il s'agissait d'une foulure ou d'une entorse, ce serait déjà plus simple. Enfin, pour le moment il fallait avant tout relever l'inconnu parce que cela ne devait pas être bien agréable de rester ainsi sur le sol, au lieu de passants qui ne semblaient même pas conscients de son existence. S'en était affligeant d'ailleurs. Au lieu de rire, le groupe de filles qui semblait être partit aurait mieux fait de lui apporter de l'aide. Normal qu'on pense que les femmes étaient des créatures stupides avec ce genre de comportement. Soupirant intérieurement, la demoiselle remarqua que l'inconnu tentait de se remettre debout seul. Sans grand succès d'ailleurs et non sans douleur si on en jugeait à son visage.

Ce fut seulement à cet instant qu'il tendit la main vers elle, comme un naufragé qui tentait d'attraper une bouée de sauvetage. Ce qui n'était pas loin de la vérité d'un côté. Les mots qui traversèrent les lèvres du jeune homme ne purent lui retirer un léger rire, très doux. Il n'y avait rien de moqueur, simplement le terme "bordel" n'était pas parvenu à ses oreilles depuis un long moment et l'entendre l'avait amusé. Elle n'avait pas d'arrière pensée, elle avait simplement réagit sans vraiment y réfléchir. Conservant un sourire délicat sur ses lèvres, elle saisit la main du jeune homme afin de l'aider à se relever sans trop de dégâts. Il gesticulait pas mal en plus, ce qui ne devait en rien apaiser la douleur mais elle parvint à le remettre sur pied avec plus ou moins de difficultés, ne le lâchant pas pour autant, de peur qu'il retourne voir le sol d'un peu trop près.

Une fois le jeune homme debout et à peu près en équilibre, la demoiselle se sentit quelque peu rassurée. Il tenait à priori sur ses jambes, restait plus qu'à voir s'il pouvait marcher. Ce qui lui semblait très peu probable vu la difficulté qu'il avait éprouvé à se mettre debout. Le nombre de passants semblait augmenter petit à petit, sans doute était-ce une heure de pause ou quelque chose comme cela. Posant à nouveau son regard sur l'inconnu, elle préféra lui demander s'il avait toujours aussi mal avant de le conduire peut-être sur le banc qui se trouvait à quelques pas de là.

"-Êtes-vous blessé quelque part? Nous ferions peut-être mieux de nous asseoir sur un banc si c'est le cas, afin de voir ce que vous avez..."

Elle s'inquiétait sans doute de son état. Pourquoi? C'était un parfait inconnu. Mais elle n'allait pas le laisser comme cela et puis... Il l'intriguait. Restait à savoir s'il était prêt à accepter son aide ou non.

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MessageSujet: Re: LE DESTIN SE FOUT DE MA GUEULE ▲ LIBRE Mer 15 Juil - 6:34

Tu la dévisages, incrédule. L'air d'imbécile heureux te va si bien ─ oh, si tu savais comme ça en serait presque marrant, si t'étais pas blessé, et si ça n'était pas aussi douloureux. Ce n'est pas à cause du secours qu'elle te propose que tu réagis comme un ignorant de la vie, mais plutôt à cause de ce qu'elle daigne t'offrir. Tout d'abord un très léger sourire qui taquine ses lèvres, puis un rire spontané, venu tout droit du cœur et du plus profond de ses entrailles. Sincère et frais, mais aussi communicatif il faut croire, parce que tu ne peux t'empêcher d'esquisser à ton tour un sourire en la voyant rigoler ─ de toi ou d'autre chose, ça t'importait peu, étrangement ─ et puis de toute façon qu'importe la douleur, fallait pas prendre une petite entorse au plus grand de tout les sérieux. Rire dans une situation critique c'est drôle.

Elle te tend un peu plus la main de sorte à ce que tu atteignes ses frêles doigts de fille, alors ta poigne se mêle à la sienne et tu la sens exercer une pression afin de te relever. En vrai les Dieux sont indulgents que maintenant ? penses-tu en plongeant ton regard dans celui de la demoiselle en face de toi. Tu prends une bonne bouffée d'air, t'en as presque oublié les gens autour de toi. Tant pis, ce genre d'accident ça arrive, personne ne peut te blâmer parce que les dieux avaient décidé de se foutre de ta gueule ─ sûrement un verre de vin dans la main de chacun, riant grossièrement au nez de l'abruti, du très petit, du moineau, Rin Okumura. Ouais, toi en gros. Tu pestes une nouvelle fois, faisant patienter la jeune fille. En serrant les dents et en bougeant comme un dindon pris au dépourvu en dehors de sa basse cour, tu pries pour ne pas recevoir une nouvelle fois cette décharge lancinante dans la jambe, et tu places alors toute ta confiance dans cette inconnue surprise. Un, deux, trois.

Hop, t'es levé comme par magie, et en plus de ça, tu n'as rien senti.

Soulagement numéro deux du jour.

─ ... Fiouuuuuu, j'ai bien cru qu'j'allais y passer, souffles-tu un bon grand coup.

Tu remarques seulement quelques instants plus tard qu'elle ne t'a pas lâché, et tu réprimes presque instantanément l'envie cuisante de t'enfuir en courant pour ne jamais recroiser le chemin de cette demoiselle. C'est pas une question de ceci ou cela, c'est un truc de fierté masculine. Se faire aider par une fille c'est vraiment pas le must. Et en plus, quoi. T'es ridicule comme ça, là, et en plus elle te prend encore la main devant tout le monde ─ bon, euh, ça n'est pas un contact désagréable, loin de là. Mais bordel, c'était très compromettant là tout de suite ! On pourrait presque imaginer que c'est ta copine. Tu déglutis, la dévisageant avec des yeux de merlan frit. Tu la dépasses d'environ quelques centimètres, et pourtant tu te sens tout petit à cet instant. T'es immobile donc tu ne ressens pas la douleur, mais t'espères sincèrement que ne te comptes pas te casser la gueule une seconde fois : et bien sûr, la demoiselle à tes côtés s'en assure bien, puisqu'elle semble te tenir fermement afin que tu ne tombes pas ─ et tu ne la remercieras jamais assez pour ce qu'elle fait. Je suis si débile.

En vrai t'avais la furieuse envie d'insulter les gamines qui se fichaient de toi tout à l'heure, mais tu ne le faisais pas. Déjà parce que t'étais pas en état. Et aussi parce que t'allais pas faire une démonstration de force à ton sauveur ─ qui plus est une fille, ni à toute l'allée qui regorgeait de passants ; passants qui visiblement ne connaissaient pas la définition du mot solidarité. Ouais c'est vrai, on est au Japon, mais c'est vraiment pas une raison. Tu claques ta langue d'un air réprobateur, sincèrement piqué à vif, avant de reporter ton attention sur ta charmante compagnie. Elle voulut parler lorsqu'elle croisa ton regard de saphir.

─ Êtes-vous blessé quelque part? Nous ferions peut-être mieux de nous asseoir sur un banc si c'est le cas, afin de voir ce que vous avez...

Ni une, ni deux, tes yeux rencontrent la surface d'un banc à quelques mètres des lieux du crime. Tu réfléchis alors avec tout le sérieux du monde. Ta vie était en danger. Je suis vraiment capable d'atteindre une telle distance ? Tes yeux scrutent difficilement le banc. J'sais pas si je peux le faire... Tu te mords la lèvre, un air effrayé sur le visage. Je risque de laisser tout ce que j'ai... Tu ravales ta salive, pupilles vacillantes. Tes sourcils finissent par se froncer légèrement, pendant un battle de regard entre le banc & toi. Non, j'peux le faire. Je vais marcher, je n'ai pas le choix. Tant pis c'est quitte ou double.

Sans prévenir, tu pivotes doucement vers ta voisine tombée du ciel. Puis tu lui souris, dévoilant une dentition parfaite, aiguisée ; féline. 

─ On.. On peut aller sur le banc... Je, j'vais marcher, si vous permettez que j'm'aide de vous, articules-tu difficilement, sincèrement honteux de devoir en demander trop à une demoiselle sûrement occupée, voire pressée. 

Parfois il y a des gens encore un peu humains, prêts à s'arrêter à l'allée d'une rue pour aider une personne dans le besoin. Des personnes géniales qui ne sont pas toujours les plus riches ou chanceuses.
Intelligentes et conscientes de la notion de fraternité.
Ouais. Cette aimable inconnue.
Et sinon y a l'idiot, c'est toi.

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MessageSujet: Re: LE DESTIN SE FOUT DE MA GUEULE ▲ LIBRE Mer 15 Juil - 14:34

« Le destin qu'est-ce? C'est une chose que tu es incapable de contrôler mais que tu peux refuser de subir. Tu dois juste avoir la volonté de le faire. »
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Le jeune homme avait semblé surprit que la demoiselle lui apporte son aide. Ce n'était guère bien étonnant d'un côté. Une parfaite inconnue l'abordait dans la rue alors qu'il se trouvait au sol et se mettait à lui porter secours sans raison. Si ça avait été l'inverse, elle aurait sans nul doute eu la même réaction. Quoi qu'elle aurait même refusé de l'aide, un peu trop fière parfois. C'était assez rare chez une fille, mais bon. A chacun ses défauts. Regardant à nouveau l'individu au sol, elle le vit se trémousser sans raison mais demeura immobile, retenant un nouveau sourire. Ce fut à cet instant que le jeune homme se leva, prenant appui sur elle. Heureusement, elle n'avait pas vacillé ce qui aurait pu arriver vu qu'elle avait la tête ailleurs. Il fallait vraiment qu'elle tache de se concentrer sur ce qu'elle faisait au lieu de laisser ses pensées vagabonder à leur guise dans n'importe quel sens.

Une nouvelle réplique du jeune homme enfin debout lui tira à nouveau un léger rire qu'elle tenta de masquer, se mordant la lèvre inférieure. Elle n'était pas habituée à ce type de langage plutôt familier. Ayant été élevée dans une famille où les bonnes manières étaient primordiales, elle avait acquit un langage sans doute trop soutenu, même pour elle. Il n'empêchait pas qu'elle était toujours amusé par les langages tels que celui du blessé. C'était sans doute idiot de rire d'une chose aussi futile mais cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas trouvé face à quelqu'un d'à peu près son âge qui parlait comme tout les jeunes devaient le faire. Elle était tout simplement ridicule, mais ça lui avait simplement échappé. Légèrement gênée, Megan reporta son attention sur le banc à quelques mètres, libre. La providence jouait réellement en la faveur du jeune homme à ses côtés. Après tout le banc aurait pu être pris et il aurait fallu que les deux adolescents marchent afin d'en trouver un autre.

Et au vu du visage du jeune inconnu à ses côtés, l'adolescente jugea qu'il n'était pas ravi de devoir marcher jusqu'à un banc, aussi salutaire soit-il. Elle en aurait presque regretté de lui avoir proposé cette solution. Et elle se sentait approximativement aussi utile qu'une fleur de cerisier: en outre complètement inutile. Si les rôles avaient été inversé, un garçon aurait pu porter une fille sans trop de difficulté. Une fille qui porte un garçon par contre, ça ne s'est jamais vu. Un léger sourire amusé fleurit à nouveau sur ses lèvres à l'image qui s'imposa à son esprit. Quand bien même elle-même aurait l'idée de porter qui que ce soit, elle en serait parfaitement incapable. Pas qu'elle manque de force mais... Mais porter un corps ce n'est pas aussi évident que ça en a l'air. Et puis ça paraitrait non seulement ridicule mais en plus carrément surréaliste. Et humiliant. Très humiliant, autant pour elle que pour l'autre. Parfois elle avait envie de se gifler d'avoir des idées aussi idiotes.

Posant à nouveau son regard sur le banc, la jeune femme se demanda en combien de pas ils allaient l'atteindre. Cinq? Bon chiffre. Elevé pour quelqu'un ayant mal à un membre inférieur mais peu si on considérait que le prochain banc devait de trouver à deux pâtés d'immeubles. Un mouvement chez son camarade attira son attention et elle l'observa tandis qu'il se tournait vers elle, ayant apparemment prit une décision qui ne l'enchantait guère. Toutefois, elle ne put s'empêcher de le trouver mignon lorsqu'il lui sourit. Il ressemblait un peu à un félin, catégorie animale qu'elle avait toujours affectionné. Se reprenant, elle hocha doucement la tête lorsqu'il accepta de se rendre sur le banc, lui demandant son aide par la même occasion. Il semblait un peu hésitant, sans doute par peur de ressentir à nouveau une douleur en marchant.

"-Bien sur. Si vous avez trop mal, n'hésitez pas à le dire afin que nous nous arrêtions. Il ne vaudrait mieux pas aggraver votre état."

C'était la seule crainte qu'elle avait. Qu'il se refasse mal par sa faute parce qu'elle avait tenu à le faire asseoir sur un banc. Elle hésita quelques secondes quand à l'attitude à adopter, réalisant seulement à cet instant que pour l'aider à marcher, il allait devoir s'appuyer sur elle. Et qu'elle allait devoir le maintenir autrement qu'en lui tenant la main. Elle déglutit, quelque peu mal à l'aise et passa sa main libre dans ses mèches brunes. Prenant une légère inspiration, elle passa un bras hésitant autour de sa taille, espérant que ses cheveux cacheraient la légère gêne qui était apparue sur ses joues. Elle se maudissait intérieurement mais tacha de ne pas le montrer, préférant se rendre sur le banc sans attendre. Elle prit toutefois le temps nécessaire, l'état de l'inconnu comptant davantage que sa ridicule timidité qui lui ordonnait de filer à toute jambe et de s'enfermer dans sa chambre pour digérer le fait qu'elle avait en quelque sorte "enlacer" un parfait inconnu.

Non. Respire. C'est juste de l'aide, rien que de l'aide. Pourquoi se mettre dans un état pareil, hum? Ils étaient presque arrivé à destination de plus. Reprenant contenance, Megan avança à nouveau, l'individu prenant toujours appui sur elle. Ils atteignirent finalement le fameux banc, le Saint Graal. Laissant son compagnon s'y installer, la demoiselle s'étira tel un chat une fois libérée du poids de son compagnon. Posant à nouveau son regard émeraude sur lui, elle rangea dans un recoin très profond de son esprit ce qui venait de se passer pour faire le court voyage et se demanda s'il n'avait pas trop souffert pendant la traversée du trottoir. Heureusement, personne n'avait eu le malheur de leur rentrer dedans sans quoi elle n'aurait sans doute pas retenu une remarque glaciale comme elle savait en sortir... Enfin. Ils étaient arrivés à bon port, c'était déjà pas mal.

"-Ca va un peu mieux assit?" Questionna-t-elle finalement.

Le temps semblait s'écouler au ralentit alors qu'elle avait l'impression que cela faisait déjà une heure qu'elle avait croisé le jeune homme au sol. Heureusement pour elle, elle était libre comme l'air aujourd'hui et pouvait donc user de son temps comme bon lui semblait. Si elle avait été pressé, il aurait été beaucoup plus délicat d'apporter convenablement son aide au jeune homme.
Ce fut d'ailleurs à cet instant qu'elle s'aperçut qu'elle ne s'était même pas présenté et qu'elle ne connaissait pas le moins du monde l'identité du blessé. Elle manquait vraiment de savoir-faire aujourd'hui, s'en était affligeant à ce niveau.

"-Je suis navrée il me semble que je ne me suis même pas présentée... Je m'appelle Megan, enchantée." Termina-t-elle avec un sourire.

Quelle impolie elle faisait... Enfin, ce n'était pas le plus important pour le moment. C'était plutôt de savoir si le jeune homme avait une entorse ou autre chose.

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LE DESTIN SE FOUT DE MA GUEULE ▲ LIBRE

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