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 Soirée désastreuse - suite ∇ Uno

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MessageSujet: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Dim 21 Juin - 20:15





 

 

   
Soirée désastreuse


Il avait perdu ses moyens. Lui qui essayait désespérément depuis le début de la soirée de se retenir. L'autre avait fait quelque chose de trop. Il n'avait pas supporter qu'il se comporte comme ça.
D'abord qu'il ose seulement la toucher, que ce soit juste la joue, l'avait énervé. Puis qu'il ose descendre ses mains vers sa poitrine — ce connard. Personne n'a le droit de toucher Uno comme ça. Surtout pas un vieux vicelard comme lui.
Et quand il s'était penché pour l'embrasser, notre bel apollon a sauté, sans réfléchir, sans hésiter, il a sauté. Il l'avait tiré en arrière, le faisant tomber sur le sol — en profitant pour lui donner un coup de talon sur le nez au passage — et avait attrapé la blonde par le bras, ne lui laissant pas le choix.
Il ne pouvait pas la laisser ici, pas ici alors que l'autre con risquait de se relever d'un instant à l'autre. Il fallait qu'il sorte.

Ils sortirent tous les deux, Akira tirant Uno par le bras, la lumière faisant cligner des yeux Akira, sans parvenir à le ralentir. Il mit le plus de distance entre eux et le bar, perdu dans ses pensées.

Elle devait être étonnée et pourtant, elle n'avait pas lâché sa main, il la sentait toujours dans la sienne, plus petite et plus fraîche. Un discret sourire s'immisça, qu'il se contraint à remballer. Non. Il ne fallait pas. Il venait de la kidnapper. Il n'avait pas le droit d'être heureux.

Allez Akira, avoue-le, t'attendez que ça. T'attendez juste le moment où tu pourrais t'interposer en "héros" pour la sauver. C'est pas vrai ça ? Arrête de te mentir, on sait très bien pourquoi. Tu

Un grognement s'échappa de ses lèvres. Non, ok ? Non. Il ne ressentait plus rien.

Au bout d'un moment il s'arrêta, face à Uno. Cette dernière lui rentra dedans. Elle semblait perdue et le jeune homme savait exactement pourquoi, elle n'était pas habituée à des choses comme ça. Elle n'aimait pas quand un imprévu arrivait de nulle part, déréglant tout son programme. Elle était tellement perdue qu'elle ne remarqua pas qu'il s'était arrêté et fonça droit sur lui, les faisant basculer tous les deux.
Il referma les bras au-dessus d'elle par instinct alors qu'ils roulaient sur plusieurs mètres. Il en profita pour sentir cette odeur, yeux fermés, profiter de ce contact qui serait trop court.

On sait que ça t'as manqué, d'accord ? Arrête de te mentir. On le sait tous. Pourquoi tu le nies autant, hein ? C'est pas bien de renier ce qu'on ressent beau brun.

Non. Il ne reniait rien. Il ne ressentait plus rien, à part le manque de cette amitié.

Lorsqu'ils s'arrêtèrent de rouler, il la lâcha et sauta presque immédiatement sur ses pieds, lui tendant sa main pour l'aider à se relever et lui prononça les mots qu'il aurait du dire, trois ans auparavant, la dernière fois qu'il l'avait vu.

« Pardon. C'était plus fort que moi. »

Lorsqu'elle fut sur ses pieds il se mit à faire les cent pas, tournant et retournant sur lui-même, parlant dans sa barbe, jurant contre « l'autre con » et lui lançant des regards assassins.
Puis il réalisa qu'il allait devoir payer tous les dommages qu'il avait fait.
Il donna un grand coup de pied dans une pauvre pierre qui avait eu le malheur de se trouver sur son chemin.

« PUTAIN ! Dans quelle merde je me suis encore fourré. S'ils apprennent ça à l'agence je suis mal. »

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Dim 21 Juin - 21:34




Soirée désastreuse
feat. Kira et Uno


Elle n'avait définitivement pas compris. Pourtant lorsqu'ils étaient tombés, lorsqu'elle avait senti ses bras autour de sa taille, Uno aurait pu se laisser aller dormir et ne jamais se réveiller. Ce serait mentir que de dire que cette étreinte ne lui avait pas manqué, pour autant elle rouvrit les yeux et concentra ses efforts à se souvenir.

Il était parti.
Pendant trois ans.

Et leur rencontre de ce soir n'était que le fruit d'un capricieux hasard. Il aurait pu s'écouler bien plus d'années. Elle aurait pu vieillir, mourir avant qu'il ne revienne à elle. Et encore. Elle n'en était pas tout à fait sûr. Alors, pour qui se prenait-il ? Certes, il était peut-être intervenu au bon moment, mais quand bien même, qui était-il pour interférer dans sa vie, dans un rendez-vous qui aurait pu être très important ? Non. Il l'était. Elle allait faire taire se type. Elle était frustrée, parce que cela ne s'était pas passé comme prévu. Parce qu'elle n'avait pas pu fermer le claquet à ce pauvre mec qui avait oser insulter son agence. Parce qu'il était là. Parce qu'il l'avait toucher.

Parce qu'elle avait ressenti, après trois ans, les mêmes picotements du passé. Elle se serait giflée. Elle le détestait. Non, elle n'en avait plus rien à faire, alors pourquoi voulait-elle tant voir ses émeraudes. Il se releva bien vite, bien avant elle et lui tendit la main. Elle regarda ses longs doigts, cette grande main -du moins plus grande que la sienne.

KIRA ❥ Pardon. C'était plus fort que moi.

Cette fois, elle l'aurait giflé lui. Vraiment, mais pour qui se prenait-il ? Trois ans ! Cela faisait trois ans qu'il l'avait abandonné, qui faisait ça à sa meilleure amie ! Elle se fichait de son pardon, que ce soit plus fort que lui, il n'avait pas à revenir trois ans après comme une fleur. Elle ne prit pas sa main, se relevant seule. Parce qu'elle était toujours seule, et prit soin d’époustoufler sa robe, faites qu'elle ne soit pas abîmée. Elle était de sa collection préférée.

Pendant que le brun faisait les cents pas, Uno regardait au loin. Elle pensait. Aussi rare que cela puisse l'être, elle se perdit dans ses pensées. Comment en était-elle arrivée là, elle ne serait le dire. « PUTAIN ! Dans quelle merde je me suis encore fourré. S'ils apprennent ça à l'agence je suis mal. » La blonde tilta. Agence ? Dans ses souvenirs, Akira n'appartenait à aucune agence, elle ne se rappelle qu'un petit garçon sentant la cigarette et l'alcool.
Comme le vieux. Elle lui jeta un regard de glace, il n'était pas noir, pas chaleureux, rien de tout ça. Elle ne voulait le gratifier d'aucun sentiments. Juste l'indifférence.

UNO ❥ Dans quelle merde tu t'es fourré ? Je ne t'ai strictement rien demandé.

Elle ne le regardait plus, n'avait pas envie de lui accorder son attention. Il ne le méritait pas. Il ne méritait plus rien venant d'elle. Ils ne se connaissaient pas. Cette résolution fusait dans sa boite crânienne, elle devait s'y tenir. Elle aurait pensé que cela serait plus facile, au vu de la douleur qu'il lui avait infligé, alors pourquoi se sentait-elle si fragile. Elle n'aimait pas cette position de faiblesse.

UNO ❥ Tu as interrompu un rendez-vous dans son moment le plus primordial. Comment comptes-tu réparer les problèmes que tu as causé ?

Car il en avait causé des problèmes, à présent, ils faisaient tous deux partis d'un scandale. Si l'histoire se répandait, si Raging l'apprenait, Uno aurait de gros soucis, elle avait toujours été parfaite, elle ne pouvait pas se permettre d’entacher son image de cette manière.

Il fallait qu'elle retourne au bar, qu'elle présente ses excuses. Les Oulanov ne demandent pas pardon, mais pour la réputation de son agence, elle était prête à s'incliner et s'excuser de sa conduite. Car c'est dans ces situations de crises qu'on attendait d'elle un self-contrôle hors pair et une attitude mature. Même si ce vieux vicieux ne le méritait pas.

UNO ❥ Toujours aussi violent. Tu n'as absolument pas changé. Non, tu es le pire.

Rétorqua-t-elle en tournant les talons, prête à retourner dans l'ambiance tendue du bar. Sa voix s'était faite plus petite, moins audible, elle se parlait plus à elle-même qu'à lui. Elle n'avait rien à lui dire, à ce minable brun. Elle marcha doucement, puis tourna légèrement la tête vers lui, avant de s'arrêter et de le regarder de biais.
Il avait grandi. Il était devenu beau. Il avait toujours été beau. Mais, là, pour le coup, elle le trouva sublime. La colère qui déformait ses traits la ravie. Elle se sentit d'humeur à ce qu'il souffre.

UNO ❥ Nous retournons au bar et tu présenteras tes excuses à monsieur Ijichi. Il est important pour moi.

C'était faux, il n'était pas si important. Mais son image, elle, l'était.
Bien sûr, s'il n'avait pas changé, il refuserait, mais il était hors de question qu'elle lui donne la satisfaction de lui confirmer qu'il était venu au bon moment. Qu'importe ce qu'il pensait, elle le ferait retourner au bar et l'obligerait à s'incliner. Elle ne le laisserait pas ruiner ses efforts. Pas une seconde fois. Surtout pas encore.
Elle resta droite, son regard incruster dans ses billes vertes, mais voyant qu'il ne bougeait pas elle reprit sa marche.

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Lun 22 Juin - 8:55





 

 

   
Soirée désastreuse



Elle le regardait de loin. Froide. Distance. Comme au début de leur relation. Ça lui faisait mal de la voir comme ça. Mais à quoi il s'attendait ? Tu ne plantes pas ta meilleure amie comme ça pendant trois ans et puis revient comme si de rien n'était. C'est normal que ça ce passe comme ça, peut importe à quel point ça peut lui faire mal. Il enfonça rageusement ses poings dans ses poches et regarda la blonde se dépoussiérer. C'est bon, elle ne l'avait pas abîmée sa robe, elle était aussi parfaite qu'au début de la soirée, peut-être juste une tâche d'herbe par-ci ou par-là.

«  Dans quelle merde tu t'es fourré ? Je ne t'ai strictement rien demandé. »

C'est bien vrai ça, elle ne lui avait absolument rien demandé. Il s'est mis dans cette galère tout seul — enfin maintenant elle est dans cette galère avec lui. Une raison de plus pour qu'elle lui en veuille. Il passa sa main dans ses cheveux et poussa un long soupir. Il faudrait vraiment qu'il arrive à contrôler ses réaction, ses émotions, parce que là ça devenait pas possible...

«  Tu as interrompu un rendez-vous dans son moment le plus primordial. Comment comptes-tu réparer les problèmes que tu as causé ? »

Il releva la tête et la regarda droit dans les yeux et ne crut tout d'abord pas ce qu'elle lui disait. Non, bien sûr que non, elle disait ça parce que Madame n'aime pas entacher son image — ce qui est un peu normal, il faut bien l'avouer.

«  Toujours aussi violent. Tu n'as absolument pas changé. Non, tu es le pire. »

Non, ça elle n'avait pas le droit. Mais en même temps, elle n'avait pas vraiment tord.
Parmi tous les scénarios possibles où ils auraient pu se retrouver, pourquoi il a fallut que ça tombe dans ces circonstances ? Pourquoi il a fallut qu'il perde ses moyens et s'énerve devant elle, alors qu'il s'était juré de ne plus le faire ?

Le coeur a ses raisons que la raison ignore, Akira. C'est bien vrai n'est-ce pas ? Pourquoi tu ne veux pas l'avouer ? C'est pas bien compliqué, tu sais. C'est comme il y a de nombreuses années, rien n'a changé, tu le sais bien.

Non. Tout avait changé depuis. D'ailleurs, la preuve : elle ne le regardait même plus. Elle était perdue dans ses pensées, de nouveau. Et puis elle se tourna pour partir. Il la regarda faire, la colère cédant peu à peu la place au sentiment de malaise, colère qu'il chassa tant bien que mal. Non. La dernière fois qu'il s'était énervé contre elle, il ne l'avait plus revue pendant trois ans. Peu importe à quel point ça pouvait lui faire mal, il devait se contenir. Au moins pour cette fois. Parce qu'il venait de la retrouver, et peu importe que les conditions ne soient pas optimales. C'était toujours mieux que rien.
Elle s'arrêta, tourna la tête vers lui et il lui sortit son plus beau sourire. Ne pas se démonter. Rester sois-même.

« Nous retournons au bar et tu présenteras tes excuses à monsieur Ijichi. Il est important pour moi.
»

Un rire froid s'éleva de la gorge du brun. Il était hors de question qu'il présente des excuses à un type comme lui.
Il s'approcha lentement de la blonde qui ne lui faisait pas totalement face et se rapprochant, s'inclinant vers elle, de façon à ce qu'il ne soit qu'à quelques centimètres d'elle, puis s'exprima d'une voix pleine de rage, de jalousie, mêlée à un autre sentiment qu'il n'arrivait pas à nommer.

« Il est hors de question que j'aille m'excuser auprès d'un type comme ça. T'as compris beauté ? Parce que crois-moi, si jamais t'y retournes, je sais exactement ce qu'il va te faire. Et je crois que tu le sais aussi pas vrai ? Alors tu devrais plutôt me remercier, parce que des types comme ça crois-moi j'en ai vu et c'est pas très jojo quand on découvre qui ils sont au final. »

Il avait repris ses mauvaises habitudes. Il lui avait parlé comme si c'était simplement une fille qu'il voulait séduire, enfin pas avec les mêmes mots, mais la même intonation. Et il s'en voulait. Parce qu'elle était pas comme ça, elle. Elle valait bien plus que ça. Mais il n'arrivait pas à bien classer ce qu'il ressentait. Il n'arrivait pas à bien exprimer tout ce qu'il ressentait. Et puis de toute façon, qu'est-ce que ça changerait ? Rien du tout. Elle lui en voulait, peut-être qu'il y avait bien de l'amitié quelque part loin, très loin, au fond d'elle et pour qu'elle ressorte, il faudrait un miracle.
Il se recula d'elle de quelques pas et la regarda dans les yeux, ne détachant pas ses émeraudes de ses saphirs, le même sourire mauvais toujours affiché aux lèvres.

« Retourne le voir si tu veux, c'est ta vie après tout. Et si jamais il y a quelque chose entre vous deux, je n'ai qu'une chose à dire : la petite star à sa maman est tombé bien bas pour fréquenter des types qui ne savent pas se retenir en public. »

Mains dans les poches, il ne la quittait pas des yeux, ne savait pas quoi faire d'autre, de toute façon. Il ne pouvait pas se barrer, encore une fois. Pas le premier, ce serait juste renforcer l'idée déjà faussée qu'elle avait de lui.

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Lun 22 Juin - 17:55




Soirée désastreuse
feat. Kira et Uno


« Il est hors de question que j'aille m'excuser auprès d'un type comme ça. T'as compris beauté ? » un sourire aurait pu se décider sur ses lèvres. S'ils avaient eu trois ans de moins. Bien sûr qu'il ne s'excuserait pas. Aira ne s'excusait jamais, jamais réellement du moins. Il était bien trop fier. Elle s'en souvenait. Elle n'avait pas oublié. Mais beauté ? Venait-il sérieusement de l'appeler ainsi ? Elle n'était pas une minette qu'on surnommait de manière si volage lorsque la situation ne plaisait pas. Non, Uno n'était pas une simple fille qu'on insultait aussi vulgairement. Ne pouvait-il pas lui montrer un minimum de respect, après tout ce qu'il avait déjà fait.

Son visage était si près. Elle avait du mal à refouler la tendresse qui avait bercé son âme durant des années. Elle aurait peut-être voulu passer ses bras à son cou, pour lui susurrer qu'il lui avait manqué. Pourtant son cœur la confrontait à une indifférence qui lui faisait presque peur pour la première fois. Était-il comme la musique ? Avait-elle tiré un trait sur lui ? Elle n'en savait rien, ne voulait pas en savoir plus. Elle se referma. C'était beaucoup plus simple. « Parce que crois-moi, si jamais t'y retournes, je sais exactement ce qu'il va te faire. Et je crois que tu le sais aussi pas vrai ? Alors tu devrais plutôt me remercier, parce que des types comme ça crois-moi j'en ai vu et c'est pas très jojo quand on découvre qui ils sont au final. » et tandis que son souffle chaud glissait sur sa peau, ses paroles étaient plus glaciales que la russe ne pouvait l'être. Elle savait qu'elle avait changé, mais qu'était-il devenu lui. Un pathétique dragueur alcoolo qui ne se servait que de la violence et de paroles aussi crues que méchantes ? Elle ne réalisait pas vraiment les choses de cette manière, notre blonde neutre, pourtant, elle serait dévastée que l'image du mignon petit Kira qu'elle aimait tant ait disparu.

Elle savait très bien à quoi s'attendre, elle en avait marre qu'il la prenne pour une idiote. Uno avait la situation en main, et son agence n'aurait jamais laisser ce type abîmer leur idole. Mais elle restait néanmoins perplexe, à quoi pensait le brun ? « Et si jamais il y a quelque chose entre vous deux » elle en était à présent persuadée, il était devenu fou. Comment pouvait-il l'imaginer ainsi, à flirter avec des vieux. La blonde n'était pas comme ça, elle était une acharnée du travail, un bon soldat de Raging, mais certainement pas ces jeunes filles qui se fourvoyaient en pensant aimer un homme ravager par le temps. Par ailleurs, la russe n'aimait personne. Hormis son agence.

KIRA ❥ Retourne le voir si tu veux, c'est ta vie après tout.

Il s'était éloigné et Uno sentit une brise froide déferler, mais les yeux émeraudes et haineux plongés dans ses yeux la réchauffaient plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer. Jamais elle n'avait été plus chamboulée, depuis ce soir-là, et encore une fois, il en était le responsable. Pourquoi devait-elle le voir, maintenant, alors qu'elle commençait enfin à oublier, alors qu'elle ne rêvait plus. Néanmoins cette simple petite phrase la fit voir rouge, et si son sang s'activait dans ses veines, son air impassible restait de marbre face à ce garçon plus égoïste que jamais.

KIRA ❥ je n'ai qu'une chose à dire : la petite star à sa maman est tombée bien bas pour fréquenter des types qui ne savent pas se retenir en public.

L'allusion à sa mère froissa la jeune idole. Elle trouva qu'Akira avait une attitude de gamin, à se demander s'il était sincèrement le plus vieux. Mais il est vrai qu'Uno s'était toujours montré plus adulte. Du moins,  plus insensible. De ce fait, elle paraissait plus mature. Or, ce n'était pas tout à fait vrai. Elle restait une jeune femme de dix-huit ans.
La tension vibrait dans l'air de cette nuit d'été. La chanteuse soutenait à présent le regard de son ancien ami, il n'y avait pas de raison de fuir. Il l'avait clairement dis, il s'agissait de sa vie.

Il n'avait pas l'air de vouloir partir; ni pour retourner au bar, ni pour la laisser et dans un sens, elle se sentie soulagée. Ainsi, elle laissait échapper un bruyant soupir. Il était bien sûr extrêmement exagéré. Elle avait simplement envie de lui montrer son agacement, du moins ce qu'elle prenait comme tel. Ses pas foulèrent le sol, tandis qu'elle retourna à ses côtés. Cet imbécile. Elle avait envie de lui donner la claque qu'elle aurait dû lui mettre il y a quelques années. Elle ne se contenta que de tirer sur son col et colla leurs fronts. Ne le lâchant pas du regard.

UNO ❥ Exactement Kira. C'est ma vie, une vie dont tu ne fais plus partie. Par conséquent, dont tu n'as pas à donner ton avis.

Le surnom qu'elle lui avait donné s'était imposé, pourtant, sa tête lui avait ordonné de l'appeler par son prénom. Elle n'avait pas pu s'y résoudre, malgré la colère qui emplissait la moindre parcelle de son être. Des mots durs, mais d'une sincérité réelle. Une situation qu'il avait lui-même créé. Elle recula la tête, mais resta relativement proche de lui. Pourquoi ? Elle ne saurait le dire.

UNO ❥ À qui crois-tu t'adresser au juste ? Je ne suis pas ces misérables gamines que tu enjôles de tes belles paroles. Je ne suis pas naïve, je sais parfaitement ce que je fais.

Cette fois, elle recula plus sincèrement, mettant ce fossé entre eux qui s'était creusé durant ces trois longues années. La plus jeune ne l'avouerait probablement jamais, mais il arrivait, tard le soir qu'elle repense avec regret à leur enfance passée.

UNO ❥ Je ne te permet pas. Je ne suis pas aussi minable que tu penses le croire, je ne m'abaisserais pas à ça. Tu devrais pourtant le savoir plus que quiconque, je serais toujours seule. Comment peux-tu imaginer un seul instant que je sois si peu recommandable ?

Avait-il réellement pensé qu'elle aurait suivi les directives de sa mère si cette dernière lui avait indiqué ce trajet ? Uno n'était peut-être plus en mesure de choisir par elle-même, mais cela ne voulait pas dire qu'elle se donnerait ainsi à n'importe qui. D'un côté, elle était dévastée qu'il en arrive à ces conclusions, la haïssait-il tant pour anéantir cette image qu'elle avait pris soin de créer. Elle était en générale celle qui brisait la vision d'autrui, elle refusait qu'il est ce pouvoir sur elle.

UNO ❥ Dis-moi, Akira, ça te plait tant que ça de me faire du mal ? Si jamais cette histoire apporte tes problèmes à Raging, soit sûr que je ferais de ta vie un enfer.

Uno ne menaçait pas.
Jamais, sauf en cette soirée.

Parce que toute sa rancœur dissimulée faisait battre son cœur. Et si jamais son ancien ami salissait l'image très spéciale de son agence, il serait mis au même stand que le reste du monde.

Car il ne faisait plus partie de sa vie,
Elle tentait tant bien que mal de s'en persuader.

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Lun 22 Juin - 18:54





 

 

   
Soirée désastreuse



Il la vit soupirer. Il la vit s'approcher de lui et lui attraper le col, le forçant à se baisser pour lui arriver à sa taille. Il ne savait pas pourquoi mais il était heureux de voir qu'elle ne s'en allait pas. Non. Elle restait quand même avec lui et cela le soulageait bien plus qu'il n'aurait pu le penser au début. Même son regard et ses paroles le soulageait, parce qu'elle lui parlait et le regardait en face, contrairement à ce qu'elle faisait juste avant, et c'était déjà un bon début.

«  Exactement Kira. C'est ma vie, une vie dont tu ne fais plus partie. Par conséquent, dont tu n'as pas à donner ton avis. »

Un choc. Oui, c'était bien vrai, il ne faisait plus partie de sa vie. Mais l'entendre dire, c'était bien plus dur que tout ce qu'il aurait pu penser. Mais l'entente du surnom qu'elle lui avait attribué il y a de longues années lui mit un peu de baume au cœur, un tout petit peu, parce qu'elle l'avait dit sur le coup de la colère, sans réfléchir. Il ne savait pas réellement pourquoi, c'était juste comme ça.
Elle l'avait relâché mais se tenait juste devant lui. Il aurait pu lui attraper la main et la tirer vers lui pour la serrer dans ses bras. Il aurait pu poser sa tête dans ses cheveux et humer son parfum, cette odeur qui lui avait tant manqué. Mais il n'en fit rien. Il se contenta de sentir les quelques effluves qui volaient jusque lui.
Il ferma les yeux un instant, pris une longue inspiration puis les rouvrit et la regarda de nouveau.

« À qui crois-tu t'adresser au juste ? Je ne suis pas ces misérables gamines que tu enjôles de tes belles paroles. Je ne suis pas naïve, je sais parfaitement ce que je fais. »

Il se mordit la lèvre. Il fallait vraiment qu'il perde sa mauvaise habitude de parler de cette façon, enfin surtout avec elle. Ça pouvait très mal se passer, pire que maintenant en tout cas. Et maintenant qu'il l'avait retrouvée, il ne voulait pas la perdre à nouveau.
Et elle se recula à nouveau de lui, creusant un fossé entre eux. Le jeune homme se mit à se dire qu'il devait arrêter d'espérer regagner son amitié, sauf que c'était plus fort que lui. Il ne renonçait jamais et ne commencerait pas maintenant, il en était hors de question. Surtout pas pour elle. Mais il ne supportait pas cette distance qu'elle mettait entre eux, il savait qu'elle le faisait exprès, mais c'était trop. Sauf que c'était normal, il ne pouvait pas lui en vouloir.

« Je ne te permet pas. Je ne suis pas aussi minable que tu penses le croire, je ne m'abaisserais pas à ça. Tu devrais pourtant le savoir plus que quiconque, je serais toujours seule. Comment peux-tu imaginer un seul instant que je sois si peu recommandable ? »
« Excuses-moi, je crois que j'ai mal compris. » répondit-il, presque immédiatement. « Toi ? Toujours seule ? C'est vrai qu'il n'y avait personne pour toi, pendant de longues années. Désolé d'être qui je suis, alors. Désolé de ne pas vouloir t'attirer d'ennuis. Ou alors, le moins possible. »

Elle ne pouvait pas savoir, bien sûr que non, comment aurait-elle pu. Mais si elle savait les raisons qui ont fait que tu l'as abandonné toutes ces années. Ou même, si elle n'en savait rien qu'une. Comment réagirait-elle, hein ? Celle qui n'avait connu comme plus grand malheur rien d'autre qu'une mère qui ne voulait que son bonheur, bien que ce soit d'une façon un peu extrémiste, c'était ça après tout.

« Dis-moi, Akira, ça te plait tant que ça de me faire du mal ? Si jamais cette histoire apporte tes problèmes à Raging, soit sûr que je ferais de ta vie un enfer. »

C'était le coup de trop. Il serra ses poings. Se força à se calmer. Ok. Il avait bu un peu trop d'alcool, mais il allait réussir à rester maître de ses esprits. Il ne bougea pas de là où il était, gardant la distance qu'il y avait entre eux, mais lui répondit dans un murmure qui, dans la nuit sans silence, était encore plus bruyant qu'un hurlement.

« Tu penses vraiment que ça me plaît d'avoir passé ces trois années sans te parler ? Tu crois vraiment que ça me plaît de t'avoir abandonnée là, au milieu de ton jardin, alors que tu étais plus triste que je ne t'avais jamais vu ? Tu crois que je riais aux larmes quand je me disais à quel point je devais te manquer, mais que je ne POUVAIS PAS revenir te voir ? »

Il garda ses poings serrés et s'avança d'un pas. Un seul. Il ne la quittait pas des yeux. Il se contrôlait pour ne rien laisser paraître, pour qu'elle ne voit rien. Mais intérieurement c'était tellement le bordel, mon dieu.
Il ferma de nouveau les yeux, prenant plusieurs inspirations, se calmant puis desserra ses poings. Il rouvrit ses yeux, les darda dans ceux d'Uno, juste en face d'elle, ne laissant rien paraître d'autre qu'une colère.

« Tu es tellement innocente Uno. Je sais très bien que tu n'es pas une de ces filles. Je sais très bien que tu vaux beaucoup plus que tout ça. Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Tu es tellement innocente. Tellement pure. Tu n'as pas la moindre idée de ce qu'il s'est passé. Pas la moindre. »

Il fit un autre pas, sans la lâcher des yeux. Il avait envie de tout lui déballer, tout lui dire là, maintenant. Sauf que ce n'était pas une bonne idée. Non. Il venait de le dire, elle était pure. Il n'avait pas le droit de gâcher cette pureté. Il se retiendrait encore un peu plus, cacherait encore un peu ce secret dont il avait si honte, maintenant.

« Et puis tu dis que j'ai une bien basse estime de toi, mais toi alors ? Qu'est-ce qu'il en est de moi ? D'après toi, si je résume, je ne suis qu'un connard qui ne pense qu'à te blesser et te faire du mal pour son bon plaisir. C'est pas mieux, tu sais. »

Il la regardait toujours. N'ajouta pas un mot de plus. Mais sa respiration était saccadée. Il tenta de se calmer tant bien que mal.

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Mar 23 Juin - 19:31




Soirée désastreuse
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« Désolé d'être qui je suis, alors. Désolé de ne pas vouloir t'attirer d'ennuis. Ou alors, le moins possible. » S'écoutait-il parler cet imbécile ? Il avait osé l'interrompre, pour des bêtises. Ni plus, ni moins. Ne pas lui apporter de soucis ? Mais ne comprenait-il pas, son seul soucis c'était lui. C'était toujours lui, parce qu'il était le seul, le seul qui arrivait à lui faire ressentir. Chaque mots, chaque paroles atteignaient son cœur, qu'elle prenait pourtant soin d'ignorer. Mais pas avec Kira, pas avec son pilier. Pas avec lui, qui était son tout.

Elle avait trop parlé, en avait trop dit. Ainsi elle dévoilait qu'au final, tout cela l'avait affecté. Puisque oui, cette épreuve avait chamboulée sa vie. Pourrait-il comprendre, un jour, qu'il représentait tout. Elle ne lui dirait jamais et quand même il le découvrirait, elle garderait cela pour elle, refuserait de l'admettre. Car aujourd'hui, elle avait changé, elle n'était plus ouverte à leur amitié, préférait renier qu'endurer, une fois encore cette douleur qui l'avait faite suffoqué.

KIRA ❥ Tu penses vraiment que ça me plaît d'avoir passé ces trois années sans te parler ? Tu crois vraiment que ça me plaît de t'avoir abandonnée là, au milieu de ton jardin, alors que tu étais plus triste que je ne t'avais jamais vu ? Tu crois que je riais aux larmes quand je me disais à quel point je devais te manquer, mais que je ne POUVAIS PAS revenir te voir ?

Oui, décidément, elle aurait dû le frapper. S'ils avaient été dans le bar, Uno lui aurait lancer son verre au visage. Il ne méritait que ça. Il ne le pouvait pas ? La blonde aurait eu envie de lui enfoncer sa connerie dans le crâne. Depuis quand Akira Fusaaki ne pouvait rien ? Depuis quand, son Kira ne pouvait rien pour elle ? Pour eux ? Elle se mordit la lèvre, à la fois en colère pour l'impuissance du brun que pour la sienne. Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi, pourquoi. Elle ne comprenait pas ! « Tu es tellement innocente Uno. Je sais très bien que tu n'es pas une de ces filles. » ce qui pourrait être un compliment laissait un goût amer à la jeune fille. « Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Tu es tellement innocente. Tellement pure. Tu n'as pas la moindre idée de ce qu'il s'est passé. Pas la moindre. » se moquait-il d'elle ? Bien sûr qu'Uno était pure. Tel la glace, la russe respirait l'innocence, mais était-ce une raison pour la rayer ainsi de sa vie... elle le vit s'approcher, elle le vit énervé. Et pour la première fois, la plus jeune eut peur. Peur de ce qu'il lui dirait et qui briserait son cœur, qui revivait sans cesse à ses côtés.

KIRA ❥ Et puis tu dis que j'ai une bien basse estime de toi, mais toi alors ? Qu'est-ce qu'il en est de moi ? D'après toi, si je résume, je ne suis qu'un connard qui ne pense qu'à te blesser et te faire du mal pour son bon plaisir. C'est pas mieux, tu sais.

Trop. S'en était trop. Il dépassait les bornes, Uno ne se laisserait pas faire. N'était plus cette gamine pendue à ses lèvres. Elle refusait d'être à nouveau soumise à ses états d'âme.
Ainsi, dans sa tête, Raging s’imposait. Elle y pensait et y repensait. Comme toutes les fois où elle pensait à son ancien allié, elle s'obligeait à se concentrer. Mais ce soir, elle n'avait aucun travail à formuler, seulement ces émeraudes à contempler. Bon dieu ce que ça faisait mal.

Elle n'en pensait pas moins, en effet, mais n'avait-il pas chercher à ce qu'elle est cette vision. Alors que son regard ne le lâchait pas, Uno ne pu tenir plus longtemps, sa tête s'abaissa. Elle mordillait sa lèvre lus encore, jusqu'au sang, et ses bras se croisèrent à sa taille. Pourquoi.

Pourquoi.
Encore et toujours.
Pourquoi lui, pourquoi ça.
Elle se prit à le détester. À jamais.

UNO ❥ Pas la moindre.. et comment le pourrais-je ! J'ai assisté à ta dégringolade. Je n'ai rien dis, je n'ai rien pu faire. Tu sais pourquoi ? Parce que tu n'as pas été fichu de me faire confiance.

Si sa voix s'était affaiblie, si elle s'était sentie si oppressée, à présent, la chanteuse était dévastée. Il lui permettait de mettre un mot sur ce qu'elle n'avait pas envie d'accepter. Et plus aucun filtre ne retenait cette indifférence feinte. Car envers son Kira, jamais Uno n'était pas indifférente. « Et je t'interdis de me couper ! Tais-toi et écoutes-moi. C'est clair ? » La blonde était autoritaire, elle l'avait toujours été. Qu'il n'essaye pas de la couper où elle s'en irait et ne ré-apparaîtrait plus jamais dans sa vue.

UNO ❥ C'est tellement comique, elle releva la tête, une lueur sombre dans le regard, tu ne venais plus. Presque plus. Tu ne me parlais pas. Dis-moi Akira, le savais-tu, que je t'aimais ? Tu étais mon meilleur ami. Je t'ai donné tellement de chose, je t'ai laissé m'atteindre, parce que je te savais là. Pour toujours. Je le pensais, je te faisais confiance, plus qu'à n'importe qui. Je rentrais en courant m'enfermer dans ma chambre. Impatiente que tu viennes toquer à ma vitre.

Oui, tout était beau. Trop beau pour l'être. Mais elle y avait cru. Pour toujours et à jamais. Parce qu'elle en avait envie, pour la première fois de sa vie, il y a trois ans, elle avait choisi. Et son choix était Akira, puisque c'était toujours lui. Mais ce soir, en cette soirée, elle refusait de nouveau de choisir, car cet abruti l'avait rejeté. Et qu'on ne rejetait pas une Oulanov.

UNO ❥ Mais tu as commencé à briser notre équilibre. Anéantir notre proximité. Avec tes sales histoires dont tu refusais de me mettre en confidence. Je te l'ai pourtant déjà dis, je suis blonde mais je ne suis pas idiote Akira. L'odeur de l'alcool et du tabac prenait la place sur le parfum que j'aimais tant. Que tu dégageais. Comment as-tu pu croire que je ne le verrais pas ?

Elle se sentait tellement mal. Pendant ces trois années, elle n'avait pas eu à se souvenir, à se rappeler, à quel point il avait le pouvoir de lui faire mal. Mais était-ce seulement le brun ou le fait qu'elle refuse de tout sentir, qu'ainsi, le jour où ça arrivait... elle pensait sombrer pour ne plus jamais se relever. Pourquoi. Elle recula, la main sur les lèvres, elle devait se taire, mais cela faisait tellement longtemps qu'elle ne s'était pas confiée. La voix brisée, elle reprit. Dans une plainte à peine audible.

UNO ❥ ... Kira... comment as-tu pu me refuser ainsi l'accès à ta vie...

Et elle reculait, plus encore, ne voulait pas être si proche de lui. Son corps réclamait sa chaleur, mais sa raison voulait retrouver la froideur de sa vie monotone. Uno n'aimait pas le changement, elle en avait déjà fait les frais une fois.

Et cela n'arriverait plus jamais.
Elle ne le veut pas. Ne le veut plus.

UNO ❥ L'image que j'ai de toi ? Je te prend pour un lâche. Qui n'a pas été capable de me faire confiance. De revenir et de t'excuser. De m'expliquer. Tu ne pouvais pas ? À une époque je connaissais un Akira qui pouvait tout. Un petit brun qui tenait la terre entre ses mains. Et je l'ai attendu. Le lendemain, les jours suivant. Les mois d'après. Mais il n'est jamais ré-apparu. À la place, il se pointe. Trois ans plus tard, toujours avec de l'alcool dans les veines après avoir frappé un pauvre type. Toujours incapable de me faire confiance, hors cette fois-ci tu n'as pas tort. Ne me fais pas confiance, puisqu'à présent nous sommes de simples étrangers.

Il n'y avait plus de détresse, plus de tristesse à la limite de ses lèvres. À présent c'était de la colère. Une colère noire. Parce qu'il ne comprenait pas. Parce qu'il lui reprochait tellement de choses qu'elle ignorait. Elle s’efforçait de garder sa distance, parce qu'elle savait que plus proche, elle flancherait.

Uno ne flanchait pas.
Elle ne pouvait se le permettre.

UNO ❥ Et si tu crois que me conter ton histoire tâcherait mon éclat, si tu penses un seul instant que la petite innocente qui était si attachée à toi t'aurait jugé ou t'aurais abandonné comme tu l'as fais, alors laisse-moi te dire une bonne chose. C'est toi qui est tombé bien bas ! Pour avoir renier cette personne qui avait bâtie son univers autour de son petit brun.

Elle était folle de rage, il n'avait pas le droit. « Si tu savais comme je te déteste. » elle ne savait plus si elle devait parler au présent ou au passé. Ou au futur. Elle était perdue, comme à chaque fois qu'il bouleversait sa vie.

UNO ❥ Je n'ai pas à être là... ça fait trois ans que j'essaye de me tenir droite. De suivre ce que mon agence attends de moi... alors je n'ai pas à être là... à me sentir si mal. Pourquoi. Dis-moi. Pourquoi. Pourquoi maintenant. Pourquoi ce soir. Pourquoi ces circonstances. Je ne veux pas ! Tu m'entends !

Elle avait reculée. Encore, elle avait cogné elle ne sait quoi. Mais son dos était bloqué. Un arbre, un mur, elle ne saurait le dire. Parce que plus rien n'entrait dans son champs de vision. Caché par ses mains. Mais elle ne pleurait pas. Jamais. Elle était essoufflée seulement, elle n'était pas habituée. C'était l'effet qu'il lui faisait.

Elle ressentait.
Mais elle savait une chose.
Elle haïssait ça plus que tout.

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Mar 23 Juin - 22:09







 
Soirée désastreuse



Il se passa un long moment avant qu’elle ne se remette à parler. De longues minutes où Akira se mit à douter. À regretter. Regretter ce qu’il avait dit, mais surtout la façon qu’il avait eu de le dire. Il aurait peut-être pu trouver une autre manière, d’autres mots. Il s’en voulait de lui faire tant de mal. Il s’en voulait d’entacher une beauté pareille. Il n’en avait pas le droit, il le savait bien pourtant. Mais c’était plus fort que lui. Il avait besoin de cette fille. Il avait besoin de son Uno plus qu’il ne pouvait l’imaginer au début. C’était plus fort que lui. Il avait besoin de la voir, de lui parler, quand bien même elle était plus remontée que jamais contre lui.
Puis elle brisa le silence.

«  Pas la moindre.. et comment le pourrais-je ! J'ai assisté à ta dégringolade. Je n'ai rien dis, je n'ai rien pu faire. Tu sais pourquoi ? Parce que tu n'as pas été fichu de me faire confiance. »

Il voulut lui dire que ce n’était pas une question de confiance. Il voulut lui dire que s’il n’avait jamais, au grand jamais, rien dit c’est parce qu’il ne voulait pas baisser dans son estime, encore plus que c’était déjà le cas. C’était un souhait égoïste et il en avait bien conscience, mais qui pouvait-il ? Il l’avait aimé et, quelque part au fond de lui, il l’aimait encore, bien qu’il se refusait à se l’avouer. Tout ça parce qu’on veut toujours bien paraître face à l’être aimé. On veut lui cacher nos secrets les plus honteux.
Il voulut lui dire tout ça, mais n’en eut pas l’occasion, parce qu’elle ouvrit la bouche et parla avant lui.

« Et je t'interdis de me couper ! Tais-toi et écoutes-moi. C'est clair ? »

Très bien. Il se fit violence et se força à se taire. Se força à écouter tout ce qu’elle avait à dire avec la plus grande attention. Il ne voulait pas passer à côté de quoi que ce soit. Il voulait tout retenir. Absolument tout. Pour mieux lui répondre après.

« C'est tellement comique, elle releva la tête, tu ne venais plus. Presque plus. Tu ne me parlais pas. Dis-moi Akira, le savais-tu, que je t'aimais ? Tu étais mon meilleur ami. Je t'ai donné tellement de chose, je t'ai laissé m'atteindre, parce que je te savais là. Pour toujours. Je le pensais, je te faisais confiance, plus qu'à n'importe qui. Je rentrais en courant m'enfermer dans ma chambre. Impatiente que tu viennes toquer à ma vitre. »

Ça lui fit un choc. Comment ça, elle l’avait aimé ? Il se prit la tête dans les mains. Bon dieu qu’il avait été con. Bon dieu. Il était tellement inquiet par rapport à ses parents et le fait qu’il devait les aider, qu’il avait laissé tomber sa meilleure — et seule — amie. Et surtout, il n’avait plus fait attention à elle. Avait ignoré ses sentiments et s’était montré égoïste en ne pensant plus qu’à lui alors qu’elle, d’après ce qu’elle lui disait, l’avais toujours attendu impatiemment. Prenait même le risque de se faire engueuler par la vieille pour venir le voir.
Ses mains glissèrent de son visage pour passer dans ses cheveux et les tripoter. Il devait se calmer. Il devait écouter ce qu’elle avait à dire, parce qu’elle ne semblait pas être prête à se taire.

« Mais tu as commencé à briser notre équilibre. Anéantir notre proximité. Avec tes sales histoires dont tu refusais de me mettre en confidence. Je te l'ai pourtant déjà dis, je suis blonde mais je ne suis pas idiote Akira. L'odeur de l'alcool et du tabac prenait la place sur le parfum que j'aimais tant. Que tu dégageais. Comment as-tu pu croire que je ne le verrais pas ? »

C’était bien vrai tout ça. Il le savait mieux que personne. Ces «sales histoires» dont elle parlait, évidemment qu’il n’avait pas voulu en parler. Parce que si elle savait qu’il avait traîné dans des affaires de drogues pendant qu’il lui parlait, même s’il n’en avait pas consommé, comment aurait-elle réagit ? Certainement très mal. Lui aurait très certainement tourné le dos. Il en était à peu près sûr.
Il la regardait, mains toujours dans ses cheveux. Il fallait qu’il parle. Il fallait qu’il la touche. Il en avait besoin, il ne savait pas pourquoi, mais il savait qu’il se sentirait mieux. Il était sûr que ça leurs feraient du bien, autant à lui qu’à elle. Sauf qu’il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas la toucher. Parce qu’il respecterait sa décision de rester loin de lui, peu importe si ça lui faisait mal, il avait été assez égoïste auparavant.

« ... Kira... comment as-tu pu me refuser ainsi l'accès à ta vie...»

Il ne savait plus quoi faire. Quoi penser. Elle s’était mise à reculer. Il la sentait mal. Réellement. Son cœur se serra, mais que pouvait-il bien faire ? Il la regardait faire, se mordait nerveusement les lèvres. Il avait besoin de lui parler. Il le fallait. Combien de temps encore allait-il devoir garder le silence ?

« L'image que j'ai de toi ? Je te prend pour un lâche. Qui n'a pas été capable de me faire confiance. De revenir et de t'excuser. De m'expliquer. Tu ne pouvais pas ? À une époque je connaissais un Akira qui pouvait tout. Un petit brun qui tenait la terre entre ses mains. Et je l'ai attendu. Le lendemain, les jours suivant. Les mois d'après. Mais il n'est jamais ré-apparu. À la place, il se pointe. Trois ans plus tard, toujours avec de l'alcool dans les veines après avoir frappé un pauvre type. Toujours incapable de me faire confiance, hors cette fois-ci tu n'as pas tort. Ne me fais pas confiance, puisqu'à présent nous sommes de simples étrangers. »

Ce petit Akira avait disparu en même temps qu’il avait vu son père recevoir un coup. En même temps que ce riche qui était venu chez eux. Mais comment aurait-il pu lui expliquer à l’époque ? C’était tellement compliqué, déjà pour lui. Alors pour l’expliquer à cette fille qui comptait tant pour lui, cette fille avec qui il voulait rester pour toujours… C’était plus qu’impossible.

« Et si tu crois que me conter ton histoire tâcherait mon éclat, si tu penses un seul instant que la petite innocente qui était si attachée à toi t'aurait jugé ou t'aurais abandonné comme tu l'as fais, alors laisse-moi te dire une bonne chose. C'est toi qui est tombé bien bas ! Pour avoir renier cette personne qui avait bâtie son univers autour de son petit brun. »

Il s’avançait inconsciemment, il ne contrôlait plus ses jambes. Il voulait la serrer dans ses bras. Malgré la colère qui sortait par tous ses pores. Bien évidemment qu’elle l’aurait jugé. Elle ne pouvait pas savoir. Elle ne pouvait pas, non. Et lui ne pouvait pas non plus, mais il était en train de se dire qu’il le devait. Qu’il allait le faire. Parce qu’elle avait le droit de savoir, c’était bien vrai. Même si cela lui ferait un mal de chien, il lui dirait. N’était-ce pas ce qu’elle réclamait tant, après tout ? « Si tu savais comme je te déteste. » Il se stoppa net. Est-ce qu’elle le détestait réellement ? Il n’en était pas sûr. Elle était en colère. Autant la colère peut nous faire dire la vérité, autant elle peut nous induire en erreur. Alors il avait peur. Il avait peur que ce soit la vérité. Qu’elle le déteste réellement. Mais une petite voix, tout au fond de lui, lui disait que c’était faux. Qu’elle ne le détestait pas. Qu’elle ne serait pas là sinon. Qu’elle se serait déjà enfuie depuis un bon bout de temps.

« Je n'ai pas à être là... ça fait trois ans que j'essaye de me tenir droite. De suivre ce que mon agence attends de moi... alors je n'ai pas à être là... à me sentir si mal. Pourquoi. Dis-moi. Pourquoi. Pourquoi maintenant. Pourquoi ce soir. Pourquoi ces circonstances. Je ne veux pas ! Tu m'entends ! »

Alors qu’il s’était arrêté, elle avait continué, s’était retrouvée accolée au mur d’un bâtiment quelconque. Il la regardait. La regardait plonger son visage dans ses mains. La regardait haleter. Il voulut s’avancer encore.
Il le fit, petit pas par petit pas, tout doucement, et se mit à parler, comme un chuchotis. Répondant à chacune de ses paroles. À chacune de ses questions.

« Crois-tu que je ne t’aimais pas, moi aussi ? Tu étais également ma meilleure amie. Avant que je ne dégringole venir te voir était la chose la plus joyeuse de ma journée. Ce que j’attendais avec le plus d’impatience. Parce que je savais que je serais avec quelqu’un que j’aimais. Que je serais avec quelqu’un avec qui je me sentais réellement bien. Et c’était ce qui comptait le plus pour moi. Ce n’était pas qu’une question de confiance, parce qu’évidemment que je te faisais confiance. Tu l’ignorais peut-être et pourtant… Tu veux vraiment savoir ? Très bien. Je ne me répéterais pas. »

Il s’arrêta de parler, chercha ses mots. Il fallait qu’il le lui dise. Il le devait. Mais comment ? Comment lui dire tout ça sans qu’elle pense que ce n’était qu’une histoire inventée ? Sans qu’elle ne se détourne de lui, pour toujours ? Il ne savait pas. Il s’arrêta de marcher. La regarda un long moment puis ferma les yeux. Se massa les tempes, réfléchissant aux mots justes.

«  C’était un jour qui paraissait banal. Tu te souviens peut-être de ce jour où je suis arrivé chez toi, plus paniqué que jamais ? C’était la veille de ma descente aux enfers. J’étais rentré plus tôt. Je voulais faire une surprise à mes parents. Il faut que je te dise que mes parents n’étaient pas riches. On vivait dans un taudis. Mes parents étaient surendettés et pourtant, ils me laissaient dans cette école de riches.
Eh bien ce jour-là, quand je suis rentré, j’ai vu une voiture de marque, une voiture que personne dans le voisinage ne pouvait se payer. Alors je me suis approché de la fenêtre. Et j’ai vu un homme… Il avait l’air imposant. Il était assis face à mes parents et même si j’étais loin, je pouvais sentir la peur qu’il leur faisait ressentir. »

En un rien de temps il était redevenu ce petit garçon, ce petit garçon qui ne comprenait pas encore ce qu’il se passait. Il se perdait dans ses mots. Il se mettait à bafouiller, bien qu’il essayait de rester le plus concentré possible.
Il rouvrit ses yeux et regarda Uno. Elle n’avait pas bougé d’un pouce. Elle semblait l’écouter, et il espérait bien que c’était le cas. Il prit une grande inspiration, enfonça ses mains dans ses poches et reprit le fil de son récit.

«  Je ne comprenais pas vraiment ce qu’il se passait, pas encore. Et puis j’ai entendu quelques bribes de conversation. Mes parents, c’était à lui qu’ils devaient de l’argent. Ma mère bafouilla qu’elle n’avait pas ce qu’il demandé. Alors il frappa mon père. Qui s’étala sur le sol. Lorsque je regardai à nouveau à la fenêtre, ma mère était agenouillée en larmes à côté de mon père. Et le riche était debout, en train de les regarder. Alors je me suis enfui et je suis venu te rejoindre, toi. Parce que je savais que je me sentirais mieux. »

Il s’interrompit. Sortit ses mains de ses poches et se rapprocha à nouveau d’elle, la coinça entre le mur et lui, chacune de ses mains de chaque côté de son corps. Il baissa encore la voix. Ce n’était plus qu’un murmure. Un murmure que seuls eux pouvait entendre. Un murmure qui avait le goût du secret.

« Et puis après je me suis mis à vendre de la drogue, pour aider mes parents. Pour les aider à avoir assez d’argent. Ils ne me demandaient jamais d’où ça venait, ils étaient bien trop contents. Et puis j’ai commencé à boire et à fumer, pour enlever toute la tristesse et le poids que j’avais sur mes épaules. Et puis, les clients se sont mis à arrêter de payer. Alors j’ai commencé à me battre. Et voilà comment j’ai arrêté d’être celui qui était ton meilleur ami. Celui qui te réconfortait. »

Il s’arrêta une énième fois, pour être sûr qu’elle avait bien compris. Être sûr qu’elle le croyait. Il dardait ses yeux dans les siens et ne la lâchait pas. Ne la lâcherait pas. Il était si près d’elle… Plus près qu’il ne l’avait jamais été  Il sentait le souffle de sa respiration contre sa peau. Il se mordit la lèvre et reprit la parole, d’une voix encore plus basse.

« Ne me dit pas que tu ne m’aurais pas rejeté. Ne me dit pas que tu ne me crois pas. Parce que je sais que ce ne serait que des mensonges. Je te connais Uno, je te connais par cœur. »

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Jeu 25 Juin - 18:02




Soirée désastreuse
feat. Kira et Uno


« Crois-tu que je ne t’aimais pas, moi aussi ? Tu étais également ma meilleure amie. » Pourquoi ces mots qu'elle avait tant attendu laissait un goût irritant. Elle eut envie de vomir, tant elle trouvait cette déclaration écœurante. Elle en avait rêvé, les avait espéré. Oui, elle se souvenait les avoir imaginé, de ses lèvres, un soir au bord de la fenêtre. En vain, aucun n'avaient jamais osé. Et tout s'était détruit. À présent, ces cendres, causé par un feu corrosif avait tout radié sur son passage. Ne restait plus que dégoût et ruines. Souvenirs brûlés d'une vie enterrée.

Elle était sincèrement dévastée.
N'arrivait plus à respirer.

Elle n'avait toujours pas renoué avec la vue, parfaitement à l'aise dans le noir que lui conféraient ses mains. Elle ne voulait revenir à cette réalité où il était face à elle, où tout allait être dit. Malgré la douleur ressentie, elle savait qu'elle préférait ne pas savoir, qu'elle voulait continuer à le détester. Autrement, elle n'était pas sûre d'en être capable en connaissance de cause. Elle n'était pas sûre de parvenir à continuer à lui en vouloir. Hors, elle le devait, car elle refusait de lui pardonner. Pas après trois ans de déchirure. « Avant que je ne dégringole venir te voir était la chose la plus joyeuse de ma journée. Ce que j’attendais avec le plus d’impatience. Parce que je savais que je serais avec quelqu’un que j’aimais. Que je serais avec quelqu’un avec qui je me sentais réellement bien. Et c’était ce qui comptait le plus pour moi. » qu'il se taise. Qu'il arrête. Elle ne pouvait en entendre plus, persuadée que ce traître dans sa poitrine finirait par la lâcher. Lui aussi. Puisque que son cœur était en symbiose totale avec celui du brun. Elle le savait au plus profond d'elle, mais refusait de l'admettre. « Ce n’était pas qu’une question de confiance, parce qu’évidemment que je te faisais confiance. » Bien sûr que si. Tout partait de là, d'une confiance non formulée. S'il lui avait fait confiance, qu'importe ses actes, s'il lui aurait parler, pour qu'elle comprenne, s'il lui aurait donné un chance qu'elle puisse accepter. Mais il l'avait refusé, avait abandonné avant même de se lancer et ça, elle ne lui pardonnerait jamais. Parce qu'elle l'aimait.

KIRA ❥ C’était un jour qui paraissait banal. Tu te souviens peut-être de ce jour où je suis arrivé chez toi, plus paniqué que jamais ? C’était la veille de ma descente aux enfers. J’étais rentré plus tôt. Je voulais faire une surprise à mes parents. Il faut que je te dise que mes parents n’étaient pas riches. On vivait dans un taudis. Mes parents étaient surendettés et pourtant, ils me laissaient dans cette école de riches.
Eh bien ce jour-là, quand je suis rentré, j’ai vu une voiture de marque, une voiture que personne dans le voisinage ne pouvait se payer. Alors je me suis approché de la fenêtre. Et j’ai vu un homme… Il avait l’air imposant. Il était assis face à mes parents et même si j’étais loin, je pouvais sentir la peur qu’il leur faisait ressentir.

Il commença à conter son histoire et Uno avait envie de s'enfuir en courant. Non. Non. Non. Qu'il ne lui explique pas ! Elle avait besoin de conserver cette rancœur. Mais avec ses véritables raisons, elle n'était pas sûre de parvenir à contrôler cette tendresse qui revenait sans son accord. Son organe vital n'était pas calme, et dans le silence elle l'entendit battre violemment contre sa poitrine, dans ses artères. Elle priait qu'on les interpellent, qu'on les interrompent. Elle ne voulait pas entendre, pas écouter, alors pourquoi, contre son gré, toute son attention captait la moindre parole de son ancien allié.

KIRA ❥ Je ne comprenais pas vraiment ce qu’il se passait, pas encore. Et puis j’ai entendu quelques bribes de conversation. Mes parents, c’était à lui qu’ils devaient de l’argent. Ma mère bafouilla qu’elle n’avait pas ce qu’il demandé. Alors il frappa mon père. Qui s’étala sur le sol. Lorsque je regardai à nouveau à la fenêtre, ma mère était agenouillée en larmes à côté de mon père. Et le riche était debout, en train de les regarder. Alors je me suis enfui et je suis venu te rejoindre, toi. Parce que je savais que je me sentirais mieux.

UNO ❥ Non..., souffla-t-elle, arrêtes.

Elle voulait se boucher les oreilles, mais chaque mots résonnaient dans sa tête. Elle se sentait défaillir, devenir faible. Ses forces l'abandonnèrent, aussi lâchement qu'il l'avait fait. Elle ne voulait le voir, était contrainte de l'entendre, obligée de lutter contre cette envie de le presser contre elle, de se décoller du mur froid, de le serrer de ses bras frêles. Non, elle ne pouvait pas, parce qu'elle le détestait. Elle se le répétait, comme une phrase magique. Qui ne fonctionnait pas. Après minuit, les effets étaient dissipés. Et elle le maudissait silencieusement.

Se crispa lorsque senti sa chaleur envahir son espace vitale. Prise au piège, capturer par l'enfant qui hantait son passé. Elle ravala sa salive, qui avait un goût métallique à cause de cette lèvre martyrisée par ses dents blanches. Même la douleur de cette coupure ne soulageait pas la blessure rouverte de son être consumé.

Elle croyait étouffer, ainsi prisonnière. Elle pensait incapable de revenir dans un univers facile dicté par les règles. Alors qu'elle avait tant attendu la confidence, elle ne voulait plus de ce secret. C'était trop dur à porter, elle ne le voulait pas. Ne voulait plus de lui à ses côtés. C'était trop douloureux, elle préférait son manque totale de considération. Ne pouvait-il pas le comprendre.

KIRA ❥ Et puis après je me suis mis à vendre de la drogue, pour aider mes parents. Pour les aider à avoir assez d’argent. Ils ne me demandaient jamais d’où ça venait, ils étaient bien trop contents. Et puis j’ai commencé à boire et à fumer, pour enlever toute la tristesse et le poids que j’avais sur mes épaules. Et puis, les clients se sont mis à arrêter de payer. Alors j’ai commencé à me battre. Et voilà comment j’ai arrêté d’être celui qui était ton meilleur ami. Celui qui te réconfortait.

UNO ❥ Tais-toi..., supplia-t-elle, je t'en pris, tais-toi, arrêtes, tu m'entends. Arrêtes.

Mais il ne l'écoutait pas, alors qu'elle était plus attentive que jamais. Que ces révélations lui firent un choc. Elle ne savait pas quoi en penser, pas quoi croire, elle n'avait personne à qui se raccrocher, personne qui pouvait l'aider. Mais les Oulanov n'ont besoin de personne, elle aurait pourtant attrapé la main de n'importe qui aujourd'hui, si on lui promettait de se tenir à l'écart de lui. De ce corps imposant qui la dominant. Car, elle l'était, complètement à sa merci et cela lui fit peur. Si peur qu'elle regretta lorsque ses mains glissèrent.

Dans ces émeraudes, elle vit toute la tristesse du monde. Toute la peur d'un enfant déboussolé. Jamais elle ne l'avait vu si vulnérable. Pourtant, il semblait être un danger. Elle sentait leur souffle se confondre, tout deux en manque d'oxygène. Dans ce secret, il n'y avait plus d'air. Dans ce cocon, ils étaient deux à suffoquer.

KIRA ❥ Ne me dit pas que tu ne m’aurais pas rejeté. Ne me dit pas que tu ne me crois pas. Parce que je sais que ce ne serait que des mensonges. Je te connais Uno, je te connais par cœur.

Elle ne le croit. Elle ne le croit pas. Elle ne le croit pas. Jamais. Surtout pas. Elle ne le voulait pas. Pourtant, dans ces billes vertes qu'elle aimait tant... une sincérité la cloua sur place. Que pouvait-elle dire, face à ça ? Elle eut envie de le prendre dans ses bras. De réconforter cet enfant traumatisé. Qu'avait-il dit ? Qu'il avait arrêté d'être celui qui la réconfortait ? Pourquoi ne l'avait-il pas laissé avoir ce rôle ? S'était-il imaginé qu'ils étaient dans une relation à sens unique ? Elle se perdit dans son regard, désespéré qu'il ait raison.

Sauf sur une chose.
Il ne la connaissait pas.
Car jamais elle ne l'aurait rejeté.

UNO ❥ Je te déteste. Je te déteste. Je te déteste... tellement... à un point qui fait mal. Qui me tue de l'intérieur. Je voudrais ne jamais t'avoir rencontrer. Je te déteste !

Elle était si prise de panique, si apeurée, si bousculée. Et elle se mentait à elle-même. Car jamais elle ne pourrait le détester. Mais elle était là, entourée de ses bras et ses mains bouchaient avec ferveur ses oreilles, ses yeux se fermèrent avec violence et elle se mordit plus encore la lèvre. Le sang coulait à présent hors de sa bouche, s'échappait, emportant avec lui la colère qu'elle avait ressentie durant trois ans. L'abandon qu'elle avait porté tel un fardeau. Une épreuve qui l'avait réduite à réclamer une vie sans loisir. Parce que son loisir s'était volatilisé.

UNO ❥ Je ne suis pas idiote Akira ! Arrête de me considérer comme la petite fille incapable de se débrouiller par elle-même, incapable de te pardonner, arrêtes ça ! Tu ne me connais pas ! Ne m'as-tu jamais connu ? Je ne t'aurais jamais rejeté. Jamais ! Parce que tu étais tout ce qui comptait !

Et elle glissa du mur, qui lui griffa les épaules, elle bouchait toujours ses oreilles, ne voulait plus rien entendre, plus rien ressentir, s'abandonner dans le néant afin ne plus l'affronter. Parce qu'elle une incapable. Une petite fille incapable de se passer de ce petit brun qui avait rythmé sa vie.

Et ce n'était pas faute d'avoir essayer.
De l'oublier, de tourner la page, de se terrer.

UNO ❥ Pourquoi, pourquoi, pourquoi, je ne comprends pas, je ne te comprends pas, pourquoi n'aurais-je pas pu être celle qui te réconfortait, pourquoi n'aurais-je pas pu t'aider, pourquoi t'aurais-je forcément rejeté !

Bien sûr elle n'aurait pas accepter qu'il se lance dans ces sales affaires, jamais elle n'aurait voulu le perdre pour une histoire de drogue, il est évident qu'elle lui aurait fait la morale, qu'elle aurait tout fait pour le sortir de cette situation, pour ne pas le laisser dans un monde si sombre. Pour lui elle aurait tout fait, car il était celui avec qui elle était le plus fidèle.

UNO ❥ Je te déteste ! Il aurait simplement fallu que tu me parles, je l'aurais accepté, peut-être pas compris mais j'aurais mis de côté mes préjugés, je t'aurais pris dans mes bras et t'aurais juré que tout irait bien ! Je me l'étais promis, je m'étais promis de prendre soin de toi, parce que je t'aimais plus que ma propre vie. Sauf que tu n'as été qu'un égoïste. Tu n'as pensé qu'à toi. Qu'à ton petit monde. Et je déteste ce gamin imbu de lui-même.

Il ne voulait pas comprendre que tout était question de confiance, qu'elle lui avait juste demandé de lui parler à l'époque. Après toutes les confidences qu'ils s'étaient faites. Pourquoi n'avait-il pas chercher son aide, pourquoi l'avait-il tenu à l'écart. La blonde ne comprenait pas, parce que sa vision de la fidélité était poussée à l'extrême.

UNO ❥ Je me souviens... je me rappelle, chaque nuit, de ce que cette petite fille désirait. Elle te voulait à ses côtés, elle voulait sécher tes larmes, retirer cette odeur malsaine sur son sauveur. Elle ne voulait que ça, apporter de la douceur, bâtir un monde où elle serait seule avec lui. Elle lui avait tout donné, ne l'avais-tu pas vu ? As-tu préféré l'ignorer, ça aussi ? Comment peux-tu dire que je t'aurais rejeté ? Si tu me connaissais tant, tu aurais dû savoir que j'aurais tout fait pour te consoler. À la limite, j'aurais pu m'éloigner, le temps de réagir, de comprendre ce qu'une gamine de quinze ans ne pouvait pas saisir, mais je n'aurais jamais abandonné ce petit garçon à qui j'ai offert mon rire.

Ils étaient si différents. C'est ce qui les rapprochait. Ces mondes distincts qui se confrontaient. Et assise par terre, plus dévastée que jamais, elle se dit qu'au final ils ne s'étaient jamais compris. Puisqu'après tout, elle aurait été capable d'acheter toute la drogue du monde et la brûler pour qu'il n'y touche plus, qu'elle aurait été capable de demander à sa mère de rembourser leurs dettes. Pourquoi ne lui avait-il pas réclamé de l'aide ? Ainsi, aujourd'hui, ils auraient été encore ensemble. Peut-être encore plus proche.

UNO ❥ Ma mère ne t'aimait pas, elle me disait sans cesse que nous étions de mondes différents, je le savais, je le voyais. Je n'ignorais pas que tes parents ne roulaient pas sur l'or... pour autant m'as-tu déjà vu mettre en évidence cet écart ? N'ai-je pas tout fait pour qu'on reste d'égal à égal ?

Et plus elle parlait, plus elle s'enfonçait dans ses bras, ramenant ces jambes à sa poitrine, quitte à se priver d'air et ne plus jamais respirer, parce qu'aujourd'hui, elle sentait tout la quitter.

UNO ❥ Je ne t'aurais pas rejeté. Mais toi, tu as choisi la drogue plutôt que moi.

Et cette réalité déclencha chez la russe la plus cruelle des baffes. Oui, elle en était à peu près sûre, elle le détestait autant qu'elle l'aimait.

Il l'avait laissé.
Pour l'alcool.
Et la drogue.

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Jeu 25 Juin - 21:03







 
Soirée désastreuse



Il n’avait pas bougé d’un millimètre depuis qu’il avait terminé de parler. Il avait refermé ses yeux, le temps de reprendre ses esprits, de se remettre de ses émotions. Ça lui avait fait mal de faire remonter tout ça. Il était redevenu le gosse qui avait peur pour ses parents et sa meilleure amie — celle qu’il avait aimée. Celle qu’il aimait toujours ? Peut-être bien que oui. Peut-être bien que non. Qu’en savait-il, au final ? Rien. Il ne se rappelait même plus les sentiments que l’amour procurait. Tout ça lui était devenu étranger.
Et pourtant…
Son cœur ne cessait de se débattre. D’aller aussi vite qu’il le pouvait. La raison ? Il n’en avait aucune idée.
Il l’avait vue tomber, au fur et à mesure de son récit, il l’avait vue perdre prise, ne plus savoir où elle en était, ni que faire. Il l’avait entendue lui demander, presque suppliante, d’arrêter. Mais il n’en avait rien fait. Parce qu’elle l’avait demandé. Elle voulait le savoir. Et elle l’avait su jusqu’à la fin. Elle connaissait toute l’histoire maintenant. Et, contre toute attente, il se sentait coupable. Coupable de lui asséner tout ça d’un coup. Mais il savait très bien qu’il ne pouvait pas enjoliver l’histoire. Elle était comme elle était et, même si elle n’était pas horrible, elle n’était tout de même pas agréable à entendre pour quelqu’un qui l’avait aimé, enfin il espérait que ce soit la vérité.
Il rouvrit les yeux et la regarda, soutint son regard, et vit toutes les incompréhensions qui l’habitait. Toutes ces choses qu’elle n’avait pas envie de croire mais qui étaient vraies.

«  Je te déteste. Je te déteste. Je te déteste... tellement... à un point qui fait mal. Qui me tue de l'intérieur. Je voudrais ne jamais t'avoir rencontrer. Je te déteste ! »

Ses mains formèrent des poings qui auraient pu s’enfoncer dans le mur si cela avait été possible. Il ne croyait pas ces mots. Il ne voulait pas les croire. C’était trop dur à entendre. Elle le détestait, il le savait bien. Elle le détestait, et elle n’arrêtait pas de le répéter. Si elle le détestait autant pourquoi restait-elle ? Pourquoi s’embêtait-elle à rester ici, avec lui, si elle le détestait tant que ça ? Il avait de le lui crier au visage. Il avait envie de lui hurler de partir. Pourquoi faisait-il autant d’effort, au fait ? Il ne savait plus exactement la raison. Enfin, si. La raison était au bord des larmes, au bord de la crise de larmes, juste sous ses yeux. Voilà pourquoi il faisait autant d’efforts. Il ne voulait pas la rendre comme ça. Il en avait marre de la rendre comme ça. S’il restait, elle continuerait de lui dire qu’elle le détestait, continuerait de le lui dire encore et encore, ou bien de le lui faire sentir. S’il s’en allait, il le regretterait encore plus qu’avant.

« Je ne suis pas idiote Akira ! Arrête de me considérer comme la petite fille incapable de se débrouiller par elle-même, incapable de te pardonner, arrêtes ça ! Tu ne me connais pas ! Ne m'as-tu jamais connu ? Je ne t'aurais jamais rejeté. Jamais ! Parce que tu étais tout ce qui comptait ! »

Il la vit glisser, se laisser tomber, se recroqueviller sur elle-même. Il ne savait pas quoi faire. Qu’est-ce qu’il pouvait dire ? Rien. Absolument rien. Parce que s’il disait ce qu’il pensait, elle le rejetterait, encore une fois. Elle le rejetterait et ne voudrait plus de lui. Mais il en avait marre. De lui. D’elle. De sa mère. De tout ce putain de monde et ces putains de choix qui avaient fait d’eux ce qu’ils étaient maintenant alors qu’ils auraient pu être tellement différents de ce qu’ils étaient maintenant.
Il avait envie d’essuyer le sang qui coulait de sa lèvre sur son menton. Il avait envie de la rendre heureuse, merde. Sauf qu’il ne pouvait pas le faire. Et ça l’énervait encore plus. Pourquoi ses sentiments jouaient tant contre lui ? Pourquoi ne pouvait-il pas s’enfuir sans faire attention à elle ? Pourquoi ne pouvait-elle pas ouvrir ses putains d’yeux et sortir de son monde qui n’était certes pas très beau, mais remplit d’illusions.

« Pourquoi, pourquoi, pourquoi, je ne comprends pas, je ne te comprends pas, pourquoi n'aurais-je pas pu être celle qui te réconfortait, pourquoi n'aurais-je pas pu t'aider, pourquoi t'aurais-je forcément rejeté ! »

Il retint un ricanement. Évidemment qu’elle ne comprenait pas. Elle ne pouvait pas comprendre. Elle n’avait jamais été dans ces affaires-là. Elle ne savait pas ce dont ces gars étaient capables. Elle savait juste que ce n’était pas beau et méchant. Et puis elle vivait dans un monde tellement différent. Il tapa du poing dans le mur, pour ne pas taper du pied. Parce qu’elle était à ses pieds et qu’il ne voulait pas la blesser. Il ne voulait plus la blesser. Il l’avait déjà assez fait, et le faisait encore malgré lui.

« Je te déteste ! Il aurait simplement fallu que tu me parles, je l'aurais accepté, peut-être pas compris mais j'aurais mis de côté mes préjugés, je t'aurais pris dans mes bras et t'aurais juré que tout irait bien ! Je me l'étais promis, je m'étais promis de prendre soin de toi, parce que je t'aimais plus que ma propre vie. Sauf que tu n'as été qu'un égoïste. Tu n'as pensé qu'à toi. Qu'à ton petit monde. Et je déteste ce gamin imbu de lui-même.»

Il se laissa tomber en face d’elle, s’accroupit pour être à sa hauteur. Toujours la même rengaine. Je te déteste. Sans qu’elle ne cherche à s’en aller. À s’enfuir loin de lui. L’aurait-elle vraiment fait ? Elle parlait alors qu’elle avait dix-huit ans. Elle avait du recul, dorénavant. Surtout en sachant que c’était du passé. Elle pouvait émettre des conjectures. Se dire qu’elle aurait fait cela. Fait ceci. Mais elle ne pouvait pas savoir, pas vraiment. Et surtout, elle ne comprenait pas la situation dans laquelle il s’était trouvé. Elle ne comprenait pas que ce n’était pas aussi facile que ça. Alors oui, peut-être avait-il été égoïste, mais égoïste afin de la protéger. Non seulement des personnes avec qui il traînait, mais aussi de lui. Parce qu’il ne savait pas comment il serait devenu. Il ne savait pas s’il en serait là où il en était aujourd’hui, s’il avait continué de rester avec elle. S’il ne s’était pas promis de l’égaler.

« Je me souviens... je me rappelle, chaque nuit, de ce que cette petite fille désirait. Elle te voulait à ses côtés, elle voulait sécher tes larmes, retirer cette odeur malsaine sur son sauveur. Elle ne voulait que ça, apporter de la douceur, bâtir un monde où elle serait seule avec lui. Elle lui avait tout donné, ne l'avais-tu pas vu ? As-tu préféré l'ignorer, ça aussi ? Comment peux-tu dire que je t'aurais rejeté ? Si tu me connaissais tant, tu aurais dû savoir que j'aurais tout fait pour te consoler. À la limite, j'aurais pu m'éloigner, le temps de réagir, de comprendre ce qu'une gamine de quinze ans ne pouvait pas saisir, mais je n'aurais jamais abandonné ce petit garçon à qui j'ai offert mon rire. »

Justement. Voilà pourquoi il ne lui avait rien dit. Parce qu’elle se serait éloignée. Elle se serait éloignée et il n’aurait pas supporté. Il serait peut-être tombé encore plus bas. Peut-être aurait-il consommé cette horreur qui détruisait les cerveaux de millions de personnes sur la planète. Parce que même si elle serait revenue, après, plus rien n’aurait été pareil. Alors il avait préféré coupé les ponts. Il avait préféré s’éloigner lui, sans rien lui dire, avant qu’il ne lui révèle tout et qu’elle s’éloigne, elle.

« Ma mère ne t'aimait pas, elle me disait sans cesse que nous étions de mondes différents, je le savais, je le voyais. Je n'ignorais pas que tes parents ne roulaient pas sur l'or... pour autant m'as-tu déjà vu mettre en évidence cet écart ? N'ai-je pas tout fait pour qu'on reste d'égal à égal ? »

Évidemment qu’elle ne l’ignorait pas, ça sautait aux yeux. Mais il n’avait jamais rien dit parce qu’elle aurait trouvé un moyen ou un autre pour l’aider, lui et ses parents. Sauf qu’il connaissait bien ses parents, ils n’auraient jamais accepté. Et l’homme, l’homme à qui ils devaient de l’argent, leur auraient demandé où ils avaient trouvés autant d’argent en aussi peu de temps. Et Akira aurait été dans une position très délicate, mais Uno encore plus. Alors il n’avait rien dit. Pour la protéger. Pour la protéger de tout le mal qu’elle aurait pu avoir si elle avait été au courant de quoi que ce soit.

« Je ne t'aurais pas rejeté. Mais toi, tu as choisi la drogue plutôt que moi. »

Il poussa un long, très long soupir. Coudes sur les genoux, tête dans la paume de ses mains, il repensait à ça. Non. Il n’avait pas choisi la drogue. Non. Il n’aurait jamais préféré ça à elle. Jamais. Il se serait tué plutôt que choisir cette saleté à la place de la fille qu’il aimait. Non. Il releva la tête et la regarda, cloîtrée. Renfermée sur elle-même. Renfermée dans son petit monde. Et il sentit son cœur se serrer. Elle était pire que cette nuit, il y avait trois ans. Pire qu’à ce moment-là et il savait très bien que s’il ne faisait pas quelque chose très vite, cette Uno fragile serait partie. Cette fille qui ne montrait que très rarement ses faiblesses s’en serait allée, pour toujours.

« Je ne te prends pas pour une idiote, merde. J’essaie juste de t’expliquer de la façon la plus simple. Et tu ne comprends pas que je voulais te protéger ? Juste te protéger… Protéger cette fille que j’aimais tant… Ne pas lui attirer d’ennuis… »

Il se mordit la lèvre sans cesser de la regarder. Il avait envie de la serrer contre lui, comme avant. De la protéger comme il le pourrait. Il s’arrêta et prit une grande inspiration avant de poser ses mains sur les bras de la jeune fille, de sa blonde, puis les écarta petit à petit, avant de mettre sa main sous son menton pour la forcer à le regarder. Il la sentait crispée, il sentait qu’elle ne voulait pas qu’il la touche, qu’il entre un peu plus dans son espace personnel qu’elle s’était efforcée de construire et de protéger d’un mur de glace — mur qu’il avait brisé en à peine quelques minutes. Mais il ne relâcherait pas son étreinte et enferma son menton entre deux de ses doigts.

«  Arrête de me dire que tu me détestes. Arrête. Je sais très bien que c’est faux. Et tu le sais aussi. Sinon, pourquoi ne t’es-tu pas enfuie ? Pourquoi n’as-tu pas couru loin, très loin, de moi alors que tu en avais encore l’occasion ? Arrête de te mentir. Arrête de me mentir. Ça te fait plus de mal que de bien.  »

Il ne savait pas s’il avait vu juste. Il espérait avoir vu juste. Il l’espérait sincèrement et de tout son cœur. Il en avait marre de supporter ses mensonges. Marre qu’elle fasse semblant. Marre de tout. Bien qu’il comprenne pertinemment qu’elle ne le faisait pas consciemment, que c’était une habitude. D’ailleurs, le « je te déteste » en était une preuve parfaite. Une phrase bateau qu’elle avait dû se répéter de nombreuses fois, jusqu’à croire que c’était vrai. Jusqu’à croire qu’elle le détestait vraiment.

«  Et tu aurais voulu que je te parle ? Mais pour te dire quoi ? Parce que ces gens, on ne parle pas de ce qu’on fait avec eux. Parce que c’est interdit. On pourrait se faire coffrer pour ça. Se faire tuer. »

Il exagérait, bien sûr, mais c’était pour lui faire comprendre. Lui faire comprendre qu’elle se leurrait. Qu’elle se trompait sur toute la ligne. Que ça n’avait jamais été contre elle, mais pour elle. Il ne supportait pas qu’elle croit qu’il l’avait laissée tomber pour quelque chose d’aussi futile que la drogue. Quelque chose d’aussi ridicule que la drogue. Il rapprocha son visage du sien, à quelques centimètres. Il avait envie de l’embrasser, là, tout de suite. C’était tellement tentant. Il devait se retenir de toutes ses forces, ses dents revenant attaquer le pauvre morceau de chair qui lui servait de lèvres. Il ne la quittait toujours pas des yeux, sa main toujours sur son menton, penché légèrement sur elle.

« Je n’avais pas volontairement ignoré tout ça. Je ne le savais pas, ne m’en rendait pas compte. Je m’en rends compte seulement maintenant. Maintenant que c’est trop tard. Maintenant que la fille que j’aimais a disparu et que le garçon que tu aimais a également disparu.  »

Elle le repousserait. Il ne devait pas s’approcher plus d’elle. Non. Il ne devait pas. Il se força à rester concentré sur ses yeux, pour ne pas dériver autre part. Son cœur pulsait si vite qu’il pouvait l’entendre, dans le silence écrasant. Sa respiration s’était saccadée. Ou bien était-ce celle de la jeune fille qui se tenait toujours en face de lui ? Il n’en savait rien. Il n’arrivait plus à distinguer l’un de l’autre. Il ferma les yeux quelques secondes avant de les rouvrir.

« J’ai compris que je t’ai blessé. J’ai compris que tu m’en voulais. Mais tu ne peux pas imaginer comme je m’en suis voulu, aussi. Comme je m’en veux encore. Mais tu ne pourras pas me chasser.  »

Il se rapprocha encore un peu, brisant un peu plus le fossé qu’elle s’était efforcée de créer. Fossé qui était réduit presque à néant, s’il n’était pas entièrement anéanti. Oh et puis merde se dit-il.
Il ferma ses yeux et posa ses lèvres sur les siennes, sa main tenant son menton se glissant lentement derrière sa nuque. Il sentait le rejet venir. Il le sentait. Mais il s'en fichait. Parce qu'il avait tant attendu ça. Il l'avait tant voulu. Ça avait été plus fort que lui et maintenant, il ne regrettait pas. Parce que peu importe sa réaction par la suite, un baiser valait bien des centaines de déclarations.

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Ven 26 Juin - 10:43




Soirée désastreuse
feat. Kira et Uno


Dans cette pénombre, protégé négligemment par ses bras, Uno s'était dit qu'elle serait en sécurité. Que dans son tunnel, rien ne pourrait venir l'ébranler. Rien. Même pas lui. Elle comprit bien vite qu'elle avait fait une erreur, de sous-estimer les ressentis qu'il lui inspirait. N'avait-il besoin que de quelques mots pour atteindre son cœur et le percer de mille aiguilles ? L'organe meurtri ne parviendrait jamais à tenir après trois ans d'abstinence. Elle en était à peu près sûre et se dit qu'elle était bien faible. De le laisser s'approcher d'elle ainsi après toute la haine qu'il lui avait attribué.

D'une oreille distraite, elle entendait tout ce qu'il lui disait et tantôt elle sentait la colère la submerger, tantôt cette dernière était remplacée par la tristesse. Puis la tendresse. Elle voulait le prendre dans ses bras. Lui chuchoter qu'elle était désolée, sans savoir pourquoi, mais qu'aujourd'hui, tout irait bien. Parce qu'il était là et qu'elle aussi serait là. Comme avant.

Hors Uno n'était plus là.
Elle s'était perdue, ne reviendrait plus.

Elle serait bien incapable de retrouver ce chemin illuminé. Quand bien même elle le chercherait, quand bien même elle le trouverait, elle ne parviendrait plus à le reconnaître. Puisqu'à présent tout a disparu. Elle. Lui. Mais surtout, eux. Ils n'existaient plus. Plus dans ce monde en tout cas, alors pourquoi son cœur se serra si violemment qu'elle en perdit son souffle une nouvelle fois ? Elle avait envie de crier sa frustration, sa tristesse. Chanter son désespoir, et taire à jamais cette voix qui allait trop en révéler.

KIRA ❥ Arrête de me dire que tu me détestes. Arrête. Je sais très bien que c’est faux. Et tu le sais aussi. Sinon, pourquoi ne t’es-tu pas enfuie ? Pourquoi n’as-tu pas couru loin, très loin, de moi alors que tu en avais encore l’occasion ? Arrête de te mentir. Arrête de me mentir. Ça te fait plus de mal que de bien.

Elle se stoppa net. De réfléchir, de penser, de suivre. Dans sa boite crânienne, contre les parois de sa tête, cette déclaration fusait. Pourquoi s'était-elle entêtée à rester, en effet ? Pourquoi ne parvenait-elle pas à prendre ses jambes à son cou ? Elle le regarda, incrédule, perdue, pourquoi lui. Au fond elle connaissait la réponse, mais après trois ans de silence, elle était bien incapable de voir ce murmure évident. Puisqu'aujourd'hui, elle n'était plus en mesure de penser par elle même, de comprendre ses propres émotions qu'elle croyait disparues à jamais. Mais qui étaient bien là, toujours présentes, scellées au plus profond d'elle-même, jusqu'à attendre le bon moment. Pour sortir et la faire souffrir. Cette plaie béante, répugnante. Écœurante.  

Face à ce garçon, qui avait bercé sa vie, Uno n'était plus sûre de rien. Il avait le pouvoir de la perdre, mais elle n'était pas certaine qu'ainsi on puisse un jour la retrouver. Et quand bien même il mettrait la main sur elle, elle se sentirait glisser, s'effacer. Dans un labyrinthe aussi complexe que sont les émotions, elle savait qu'elle ne pourrait jamais trouver la sortie et serait maudite à errer jour et nuit. À cause de lui.

KIRA ❥ Et tu aurais voulu que je te parle ? Mais pour te dire quoi ? Parce que ces gens, on ne parle pas de ce qu’on fait avec eux. Parce que c’est interdit. On pourrait se faire coffrer pour ça. Se faire tuer.

Et toute la panique qui s'était emparée d'elle revenue au galop. Se faire tuer. C'était exactement ça, il aurait pu mourir. Pour une histoire de drogue. Et il l'aurait laissé, pour la reste de sa vie. Il n'était plus question de quelques années, mais d'une infinité. Et Uno ne croyait pas en ses conneries de vie après la mort, d'ange gardien. Il serait mort, à jamais. Et elle aurait été seule, à jamais. Avait-il conscience de ça ? De ce qu'elle lui reprochait ? Il s'était mis en danger pour la protéger, mais quel est l'intérêt si c'est en risquant sa propre vie ? Mort, il n'aurait plus rien pu pour elle. Et elle détestait ce que cette alternative déclenchait en elle. Un besoin irrésistible de se pencher, de combler le fossé, de le toucher plus que ces simples doigts à son menton. De le sentir, lui et sa présence, parce qu'elle n'était pas sûre d'être éveillée.

Si leurs regards s’enflammèrent, la russe n'était plus réellement consciente. Tant elle était tombée bien bas dans ces abîmes. Elle n'était plus sûre d'écouter, de comprendre. Avait-elle au moins compris la moindre explication ? Elle ne le croit pas, puisque tout ce qui est dis, n'entre pas dans le monde construit. Et tout ce qu'elle ressent est l'équivalence d'un égarement. Elle voulait se persuader de ce mensonge. Car dans le mensonge, Uno se sentait bien.

Il n'avait pas compris.
Mentir ne lui fait pas mal.
C'est sa bouée de sauvetage.

« tu ne pourras pas me chasser. » et les larmes, qu'elle avait renié, depuis des années, bien plus que trois ans, la menacèrent de couler. Elle ne voulait en aucun cas que ces gouttes d'eau perlent à son visage. Pas aujourd'hui. Pas ce soir. Pas devant lui. Surtout pas devant lui. Il ne les avait jamais vu, personne ne les avait jamais vu. Il fallait que sa en reste ainsi. Mais exposée aussi proche de son ancien allié, la blonde ne savait plus quoi penser. Ils étaient si proches...

Si proches et si essoufflés l'un l'autre qu'elle ne comprit pas tout de suite, lorsque son corps se contracta et que l'air n'atteignait plus ses poumons endoloris. Et ses yeux s'écarquillèrent, lorsqu'elle saisi, senti, ses lèvres sur les siennes. Ce contact volé.
Comment en étaient-ils arrivés là ? Pourquoi l'embrassait-il maintenant, à ce moment précis ? Sachant pertinemment que la plus jeune le repousserait de toutes ses forces, rien que par surprise.

Mais Uno est faible en sa présence.
Lorsqu'il est là, elle ne comprend pas.

Elle ne saisit pas les messages de son cœur, de son corps, de sa raison. Néanmoins, là, tout de suite, elle sent ce feu corrosif lui brûler les entrailles. Tant par la colère que par l'envie. Par la haine que par le désir. Par la rancœur que par l'amour. Et si la chanteuse était convaincue de son rejet, elle ne comprit pas ses mouvements instinctifs. Sa nuque chauffait, par les caresses de cette main si connue. Ses lèvres suffoquaient, pressées contre celle de son ancien partenaire.

Mais malgré l'air qui lui manquait, ce fossé toujours là, ses genoux comme dernière barrière lui posait un problème. Qu'elle ne saurait expliquer. Inconsciemment et contre toute la résistance qu'elle cherchait en elle, ses mains glissèrent dans ses cheveux ébènes. Agrippèrent les brindilles sombres. Dans le désespoir de cet entrante, la russe se demandait. Lui prendrait-il tout ? Tout et plus encore ? Son rire, son amour, sa haine, sa vie, son premier baiser. Son esprit s’embuait, elle ne savait plus. Rien, si ce n'est que cette bouche qui l'embrassait l'a consumait. D'un effroyable caprice. Et une avidité qu'elle ne remarqua pas, s'empara d'elle, de chaque parcelle.

Soumise à la chair de poule, au besoin d'avoir sa peau contre la sienne, elle bascula en avant, ses genoux touchèrent le bitume avec violence et cela lui fit mal, mais cette douleur fût radiée par une décharge électrique lorsque sa langue entama une valse endiablée avec sa jumelle. Elle ne suivait plus, était-ce lui ? Elle ? Qui avait réclamé l'ouverture ? Elle eût peur que ce soit elle. Parce qu'elle contrôlait plus rien.

Parce que ce n'était pas ce qu'elle voulait.

Elle voulait le frapper, le lâcher, partir en courant pour tenter de comprendre la signification de ce baiser, mais ses mains refusèrent de lâcher ses cheveux, ses lèvres restèrent soudées à leurs consœurs... et ses poumons hurlaient le manque d'air. C'est dans cet élan de survie que son cœur s'enflamma dans sa poitrine et qu'elle reprit ses esprits. Que faisait-elle bon dieu ? En colère contre elle-même et son impuissance, ses mains glissèrent sur son torse et elle le poussa. Plus violemment qu'elle ne l'aurait voulu. Il chuta en arrière, sous la surprise et elle eut peur de lui avoir fait mal. Le fourbe l'avait néanmoins entraîné avec elle. Cette main à sa nuque n'avait pas lâché prise. Même sous la surprise. Et à présent, la blonde gisait sur le torse de brun.

UNO ❥ Ce n'est pas ce que je veux...

Dans un murmure, elle essayait de s'en convaincre. Ses mains saisirent avec fermeté le tissu du haut de son ami du passé. Non ce n'est pas ce qu'elle voulait, elle cherchait à lui en vouloir, à ne pas lui pardonner, pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi l'embrasser, elle ne comprenait pas.

UNO ❥ Je ne suis pas ces filles... arrêtes...

Des milliers de brunes, de blondes, de rousses défilaient dans sa tête. Il l'avait embrassé pour la faire taire, comme il devait le faire avec tant d'autres. Comme il avait dû en embrasser tant d'autres, par un caprice égoïste, il lui avait pris son premier baiser et ce vol la rendait malade. Elle ne le voulait pas dans ces circonstances. Elle ne le voulait pas tout court. Il n'en avait fait qu'à sa tête. Encore. Et elle se sentait si mal qu'elle ne pouvait plus se relever.

Sa tête enfouie contre son torse, ses jointures blanchies tant elle serrait le tissu entre ses doigts. Elle luttait. Contre la fureur qui l'incendiait. Contre les larmes qui la menacèrent.
Cela faisait si longtemps qu'elle ne s'était pas soumises à ces sensations.

Elle se sentait couler.
Incapable de remonter.

UNO ❥ Pourquoi est-ce que tu fais ça... je ne veux pas...

Encore. Toujours. Il fallait qu'elle arrive à se convaincre. Il fallait que cela entre dans son crâne. Elle ne voulait pas, s'était égarée, mais elle ne le voulait pas.

UNO ❥ Arrêtes de me faire du mal. Tu m'entends. Écoutes-moi ! Je ne suis pas comme toutes celles que tu embrasses lorsque la situation ne joue pas en ta faveur ! Je suis un Oulanov, respectes-moi ! C'est trop dur pour toi, de penser que je suis différente ?

Elle ne savait plus ce qu'elle disait, ce qu'elle devait faire, allongée contre ce grand corps, elle sentait leurs cœurs battre à l'unisson. Persuadée qu'ils se rythmaient tous les deux à la cadence de leurs colères respectives. Elle tenta de se relever. Elle essaya, mais n'y arriva pas, tant ses forces étaient à plat.

Elle se fichait pas mal de l'endroit où il était, bien que personne ne semblait être là. L'image de Raging était loin, loin, très loin de son esprit. Parce qu'il était là. Et que tout ce à quoi elle pensait lorsqu'il était là, c'était à lui. À lui et à leur passé qui laissait chez la jeune idole, le goût le plus amer qui puisse exister; le regret.

UNO ❥ Sais-tu à quel point je me suis inquiétée ? Tu voulais me protéger ? Comment t'y serais-tu pris si une transaction avait mal tournée ? Tu serais parti, pour toujours, en me laissant derrière, seule et amère.

Seule pour toujours.
Sans possibilité de l'attendre.

UNO ❥ Tu n'as pas le droit de me demander d'arrêter de dire que je te déteste, c'est la seule chose qui parvient encore à me faire garder pied. Je ne peux pas te pardonner, ça serait trop facile. Je ne suis pas ces filles... je ne peux pas me permettre d'oublier simplement parce que tu t'en veux et que tu regrettes. Cela n'effacera jamais toute l'inquiétude et le désespoir auquel j'ai été soumise après ton départ. J'ai besoin de te détester.

Oui elle en a besoin. Car si mentalement elle ne se contrôle pas, ne se convainc pas, alors son corps fait n'importe quoi. Il se jette dans ses bras et elle refuse de lui offrir cette victoire. À présent ils ne sont plus amis, aujourd'hui, elle ne le traitera plus d'égal à égal. Maintenant, elle est la fille de sa mère, une Oulanov, elle ne laisse pas dominer par un homme.

UNO ❥ Peu importe les risques que ça promettaient, je voulais que tu me mettes dans la confidence, je me sentais spéciale à tes côtés, mais quand tu as commencé à me mentir, à me cacher la vérité, tu m'as remises à la place que tous avaient avec toi. Une relation superficielle. Un lien que je ne voulais pas. Ce n'est pas qu'une simple blessure, c'est une plaie que je ne pourrais jamais panser. Une réparation impossible, alors je te détesterais. Parce qu'à présent, je ne suis peut-être plus capable de faire autre chose. Et ce, malgré la tendresse qui borde mes lèvres.

Panser est impossible. Elle le disait déjà avant de le retrouver, et continuerait de le croire. Car c'est bien plus simple ainsi.

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Ven 26 Juin - 20:57







Soirée désastreuse



Il avait aimé ce baiser. Il l’avait même plus qu’aimé, mais il ne l’avouerait pas. Il n’avouerait pas ce qu’il ressentait, alors qu’il était là, collé à ses lèvres. Sa main ne s’enlevait pas de sa nuque et la caressait. Son autre main s’était posée sur le sol, pour ne pas qu’il perde l’équilibre. Il ne voulait pas briser ce moment si spécial par une chute.
Spécial ? Oui, c’était bien spécial. Parce qu’il la sentait libre, libre de toute pression. Il la sentait qui se laissait aller, même si elle devait être en proie à une confusion totale. Mais il se fichait de tout ça. Parce qu’elle ne l’avait pas repoussé, non. Elle avait accepté ses lèvres. Les avait accueillies avec plaisir.
Sa langue mêlée à la sienne, qui dansaient à un rythme effréné, ses mains qu’il sentait dans ses cheveux, ses mains qui les agrippaient comme s’ils étaient sa bouée de sauvetage. La seule chose qui pouvait la remonter à la surface.
Mais tout ça était trop beau pour durer. Trop beau pour être vrai. Elle le repoussa. Le repoussa plus fort qu’il pensait qu’elle aurait pu le faire et il tombe, pris par surprise. Il tomba et l’entraîna avec lui dans sa chute, à cause de sa main qui n’avait pas lâché sa nuque.
Lorsqu’elle atterrit sur lui, il eut le souffle coupé pendant un instant, pendant un court moment. Il lui revint par contre très vite.
Un sourire ne quittait pas les lèvres du jeune homme. Ces lèvres qui avaient touchés celle de l’être aimé quelques instants auparavant, ces lèvres qui avaient goûté à l’interdit. Il avait ce sourire parce que même si elle l’avait rejeté, elle l’avait d’abord accepté. Elle l’avait accepté et était même allée au-delà de ce qu’il aurait pu penser.

« Ce n'est pas ce que je veux... »

Ce n’était vraiment pas ce qu’elle voulait ? Pourquoi s’était-elle alors laissée faire ? Pourquoi avait elle intensifié le baiser ? Il ne comprenait pas. Ne comprenait plus. Il savait qu’il devait contrôler son instinct, mais c’était parfois plus fort que lui. Et cette fois, en était une. Il n’aurait pas dû. Il se le répétait en boucle. Il n’aurait pas dû. Il ne fallait pas. Elle était différente. Il devait le lui faire sentir et ne pas se comporter comme il se comportait avec les autres. Elle accrochait son haut, lui demandait d’arrêter. Mais comment pouvait-il arrêter du jour au lendemain de se comporter comme il l’avait fait durant trois ans ? Il essayait d’arrêter, mais c’était plus dur que ce qu’elle pouvait imaginer. Il ne pouvait pas la voir, allonger comme il était. Il ne pouvait que poser ses mains sur son dos, ne faisant rien d’autre que les laisser là. Et même s’il ne pouvait la voir, il sentait son visage enfoncer dans sa chemise, sentait sa respiration saccadée.
Il aurait voulu la réconforter, d’une manière ou d’une autre. C’était malheureusement impossible. Il ne pouvait rien faire d’autre que l’écouter parler. Ne pouvait rien faire d’autre que de s’en vouloir. De regretter leur relation d’avance. Regretter d’être parti, pour ce qui lui semblait toujours une bonne raison, mais dont il commençait à douter.

« Arrêtes de me faire du mal. Tu m'entends. Écoutes-moi ! Je ne suis pas comme toutes celles que tu embrasses lorsque la situation ne joue pas en ta faveur ! Je suis un Oulanov, respectes-moi ! C'est trop dur pour toi, de penser que je suis différente ? »

Il avait serré son poing autour du tissu de sa robe dans son dos. Pourquoi n’arrivait-elle pas à comprendre qu’elle était différente, qu’il n’avait jamais cessé de la considérer ainsi ? Pourquoi se murait-elle dans un mensonge pareil ?
Parce qu’elle ne te fait plus confiance mon coco. Parce que tu l’as plantée au moment où elle avait le plus besoin de toi, au moment où elle avait besoin de savoir en quoi croire et en qui avoir confiance. Et que maintenant elle pense que tu n’es pas digne de confiance. Alors tu devrais peut-être te bouger. D’une façon ou d’une autre. Tu ne crois pas ?
Bien sûr que si. Evidemment qu’il devait se bouger. Mais pour faire quoi, exactement ? Pour faire en sorte qu’elle le déteste encore un peu plus ? Parce que là, tout ce qu’il faisait était très bien partit pour.
Il sentit ses jambes forcer pour se relever. Il appuya sur son dos, imperceptiblement, pour l’empêcher de se relever. Sentir sa chaleur auprès de lui encore un petit moment.

« Sais-tu à quel point je me suis inquiétée ? Tu voulais me protéger ? Comment t'y serais-tu pris si une transaction avait mal tournée ? Tu serais parti, pour toujours, en me laissant derrière, seule et amère. »

Elle mettait le doigt sur quelque chose de vrai, mais quelque chose qu’il avait déjà envisagé. Et il savait qu’il ne serait jamais tué parce que même s’il avait été sacrément amoché, il ne se serait jamais fait tué. Parce que les accros avaient toujours besoin de leur dose.

« Tu n'as pas le droit de me demander d'arrêter de dire que je te déteste, c'est la seule chose qui parvient encore à me faire garder pied. Je ne peux pas te pardonner, ça serait trop facile. Je ne suis pas ces filles... je ne peux pas me permettre d'oublier simplement parce que tu t'en veux et que tu regrettes. Cela n'effacera jamais toute l'inquiétude et le désespoir auquel j'ai été soumise après ton départ. J'ai besoin de te détester.»

Besoin ? Non. Qu’elle ne dise pas ça. Ce n’était pas un besoin. C’était une envie. Une envie de le haïr. Une envie de le détester pour l’avoir plantée là, parce qu’elle ne supportait pas qu’il la laisse, ce qu’il comprenait parfaitement.
Il l’avait laissée tomber, il l’avait abandonnée, elle lui en voulait, il avait compris. Il avait compris que ça n’effacerait rien. Il n’est pas con notre Akira. C’est juste plus fort que lui, de se comporter comme ça. Plus fort que lui de vouloir la toucher, la serre contre lui, la voir, lui parler. Et, contrairement à elle, il ne retenait pas ses pulsions. Parce qu’on ne lui avait jamais appris. Il avait toujours fait ce qu’il voulait, quand il voulait, et n’allait pas commencer à s’arrêter maintenant, quand bien même c’était pour elle.
Non, il ne pouvait pas renier qui il était, il ne pouvait pas renier la personne qu’il était devenu. Cette personne qui laissait le plus souvent ses sentiments le dominer, lorsqu’il était avec une personne qui lui plaisait. Et pourtant…

« Peu importe les risques que ça promettaient, je voulais que tu me mettes dans la confidence, je me sentais spéciale à tes côtés, mais quand tu as commencé à me mentir, à me cacher la vérité, tu m'as remises à la place que tous avaient avec toi. Une relation superficielle. Un lien que je ne voulais pas. Ce n'est pas qu'une simple blessure, c'est une plaie que je ne pourrais jamais panser. Une réparation impossible, alors je te détesterais. Parce qu'à présent, je ne suis peut-être plus capable de faire autre chose. Et ce, malgré la tendresse qui borde mes lèvres. »

Apportait-elle donc si peu d’importances aux risques ? Au fait qu’elle aurait bien pu ne plus jamais le revoir, alors que là elle n’avait passé que trois ans de sa vie sans lui ? Bien que les trois ans soient énormes, ce n’était rien comparé au fait de ne plus jamais revoir quelqu’un. De ne pouvoir voir cette personne qu’en allant sur sa tombe.
Elle ne comprenait rien. Pas qu’elle était idiote, non, loin de là. Elle était juste encore murée dans sa volonté de le détester, pensait-il, elle était murée dans le fait qu’elle le haïssait et cherchait donc n’importe quelle raison pour le faire.
Elle ne pouvait plus faire autre chose ? En était-elle bien certaine ? Eh bien, il ferait tout pour lui prouver le contraire. Tout pour lui montrer qu’ils pouvaient de nouveau redevenir proches — peut-être pas aussi proches qu’ils l’étaient avant, mais assez pour retrouver une complicité proche. Assez pour lui prouver qu’elle avait tort.

« Arrête de penser que je te considère comme ça. Arrête de penser que je suis tout le temps comme ça. Je ne te traites pas comme les autres. Mais c’est tellement compliqué. Tellement dur de réussir à te considérer comme une étrangère. Comme quelqu’un qui ne fait plus partie de ma vie. »

Parce qu’il le voulait ou non, c’était la vérité. Elle était maintenant sortie de sa vie. Il voulait faire tout ce qu’il voulait pour qu’elle en fasse de nouveau partie, tout ce qu’il pourrait. Parce qu’il le voulait. Il le voulait du fond de son âme. Pas forcément cet amour, cet amour qu’il avait tant caché et qu’il essayait encore de nier, bien que ce soit cet amour qui l’ait poussé à l’embrasser. Ce cœur qui parlait sans qu’on l’y autorise. Ce cœur qui nous faisait faire des choses qu’on n’acceptait pas, qu’on ne voulait pas faire.

« Tu aurais vraiment voulu que je meure ? Dis-le moi, Uno. Dis-moi si tu aurais préféré que je sois six pieds sous terre plutôt qu’être en train de te parler, là, maintenant, même si tu me détestes. Parce que c’est ce qu’il se serait passé si je te l’avais dit. Ce n’est pas ces transactions qui auraient pu me tuer. Non. Parce que les gens avaient trop besoin de ce que je leur fournissais. Ce qui aurait pu me tuer ça aurait été de te le dire. »

Il avait l’impression de se répéter. De le dire encore et encore. De ne faire que ça. Mais peu importe à quel point ça l’épuisait, il continuerait de le lui dire, jusqu’à ce qu’elle comprenne. Jusqu’à ce qu’elle comprenne enfin que ce n’était pas contre elle, bien que ça risquait d’être compliqué.
Il referma ses bras autour de ses épaules, l’enveloppant pour la protéger d’un risque inconnu. Il voulait la protéger de tout et de rien à la fois. Il ne voulait pas savoir si quelqu’un d’autre le faisait à sa place, en ce moment. Ne voulait pas savoir si cette presque femme était déjà réservée à quelqu’un d’autre. Non. Il la voulait pour lui. Rien que pour lui.
Ses yeux étaient fixés sur les étoiles au-dessus de lui pendant qu’il réfléchissait, réfléchissait aux mots qu’il allait employer. De façon à lui faire le moins de mal possible. Même s’il savait que ça allait lui en faire, malgré tout. Il en avait marre de la blesser.

« J’avais envie de te le dire, tellement envie. Tu ne sais pas à quel point. Me libérer d’un poids. Être plus libre. Moins de soucis. Quelqu’un avec qui parler, enfin. Mais à chaque fois que j’ouvrais la bouche pour te parler, je sortais une connerie, pour te faire rire. Je me ravisais à la dernière seconde. Parce que je ne voulais pas te causer d’ennuis, peu importe le mal que ça pouvait te faire de tout ignorer. C’était toujours mieux que de ne plus te voir. Toi. Mon Uno. Ma petite blonde. »

Ce surnom. Uno. Il n’arrêtait pas de revenir dans sa bouche. N’arrivait pas à le chasser. C’était comme si c’était devenu son prénom, à la place de Unxia-Niel. Alors qu’elle s’entêtait à l’appeler par son prénom, il ne pouvait se résoudre à la nommer comme ça. Une autre habitude qu’il n’avait jamais réussi à chasser. Qu’il ne voulait pas chasser.
Il ne lui avait rien dit pour continuer à la voir et pourtant, à la fin, il ne l’avait plus vue. Tout ça pour rien, au final. Tout était revenu au même.
Tout compte fait, c’était complètement ridicule. Mais il ne l’avouerait jamais. Préférerait mourir plutôt que ça. Parce qu’il était trop fier pour ça, le bel Akira. Trop fier pour avouer qu’il avait eu tort, non. Il avait eu raison. Il l’avait protégée. Protégée d’une vérité bien trop dure pour une gamine de 15 ans.

« Il y a juste une chose qui aura été bénéfique pour toi, au long de ces trois dernières années : tu es devenue exactement l’idole que tu voulais devenir. »

C’était une chose qu’il ne pouvait absolument pas nier. Et ça avait été une grande réussite.
Sa bouche s’ouvrit et il se mit à chantonner, tout doucement. Sans réellement savoir pourquoi. Pour se détendre. Se calmer. Il ne se souvenait même plus où il avait entendu cette mélodie. Peut-être que c’était une vieille comptine. Peut-être que c’était la mélodie d’un de ses morceaux. Tout ce qu’il savait c’est que c’était doux, très doux, et que ça lui faisait du bien.

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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Jeu 2 Juil - 2:17




Soirée désastreuse
feat. Kira et Uno


Et tandis que dans sa cage thoracique, l'organe vital qui lui servait de cœur battait à plein régime, la jeune idole se perdait à nouveau dans des émotions qu'elle n'avait plus ressenti depuis longtemps. Depuis trois ans. Depuis qu'il était parti. On ne peut parler de silence lorsque deux respirations saccadées troublent le calme de la nuit. Dans cette scène surréaliste, Uno ne sait plus où se situer. Elle sait néanmoins qu'elle ne contrôle plus rien ou plutôt, que le contrôle n'a plus d'effet sur elle. Alors elle ignore, elle ne sait pas quoi faire. Parce qu'elle est bien incapable d'avoir une situation en main si elle en est maîtresse.

Elle préfère alors chercher des réponses à ses questions. Quand bien même elle est persuadée de ne jamais les trouver. Dans son crâne, c'est ce baiser qui prend toute la place, comment l’interpréter ? Que s'est-il passé ? Pourquoi ne l'a-t-elle pas repoussé ? Elles se bousculent, les unes après les autres. Ne lui laisse pas le temps de souffler, elle qui pourtant est en manque d'air complet.

Elle sent ses mains sur son dos, ses bras autour d'elle, et la blonde lutte contre la chaleur sur ses joues. En vain. Elle est totalement à sa merci. Ses doigts se resserrent sous cette réalité ; il est là dernière personne envers qui elle accepte le contrôle. Elle veut s'en persuader. De toute manière, il serait bien incapable de remplir ce rôle, jamais il ne s'autorisera à la réprimer.

À présent, ils sont incompatibles.
Elle a des attentes dont il ne voudra pas.
Il tentera de la changer, de la retrouver. En vain.

KIRA ❥ Arrête de penser que je te considère comme ça. Arrête de penser que je suis tout le temps comme ça. Je ne te traites pas comme les autres. Mais c’est tellement compliqué. Tellement dur de réussir à te considérer comme une étrangère. Comme quelqu’un qui ne fait plus partie de ma vie.

Mais n'est-ce pas ce qu'elle est ? Une étrangère ? C'est le message qu'il lui a fait passer il a trois ans. C'est exactement ce que son attitude lui a affirmé. Il n'a pas voulu l'impliquer dans sa vie, peu importe les raisons, il lui a refusé l'ouverture de son monde. La rendant ainsi aussi insignifiante que les autres personnes qui entouraient son univers. C'est ce dont elle doit se souvenir.

Ils ne sont plus comme avant.
Des étrangers, de simples passants.
Deux personnes qui n'ont rien à faire ensemble.

C'est comme ça qu'elle doit le détester. Elle se fiche qu'il ne la considère pas comme les autres, puisqu'aujourd'hui, il n'y a plus rien qui les relie. Si ce n'est ce regret dans lequel elle puisera sa haine. D'un coup, son cœur se calme, elle sent de nouveau l'air l'a submerger. Elle a de quoi se raccrocher, il lui a donné sa raison, elle en prendra soin. C'est bien mieux quand quelque chose dicte son train de vie, cette réalité maintiendra cette relation qu'elle ne retrouvera jamais.

Uno n'espère pas.
Elle ne l'attends plus.
Depuis qu'elle l'a revu.

KIRA ❥ Tu aurais vraiment voulu que je meure ? Dis-le moi, Uno. Dis-moi si tu aurais préféré que je sois six pieds sous terre plutôt qu’être en train de te parler, là, maintenant, même si tu me détestes. Parce que c’est ce qu’il se serait passé si je te l’avais dit. Ce n’est pas ces transactions qui auraient pu me tuer. Non. Parce que les gens avaient trop besoin de ce que je leur fournissais. Ce qui aurait pu me tuer ça aurait été de te le dire

C'est à nouveau les montagnes russes, cette simple première phrase déclenche un torrent de tristesse. Qu'elle est naïve, de croire qu'elle peut tout oublier. Que tout est aussi simple. Jamais il n'a été simple d'être aux côtés de son Kira. Parce qu'au fond, elle sait qu'il compte, qu'il comptera toujours. Il a raison, quand bien même elle désire le détester, elle le préfère là, face à elle, plutôt qu'ailleurs. Parce qu'ailleurs, elle ne serait pas là. Et rien n'irait.

Rien ne va avec lui.
Mais c'est mieux lorsqu'il est là.

Si seulement elle pouvait le faire taire. À force d'avoir raison, sa volonté flancherait, afin de se laisser guider par sa voix grave. Parce qu'Uno a toujours aimé son timbre, a toujours voulu écouter cette teinte. Elle aurait fait n'importe quoi, pour n'avoir qu'à entendre cette note. Qu'à suivre ce son. Mais à présent, ce n'était plus possible. Parce qu'il y avait Raging. Et trois ans de vide.

KIRA ❥ J’avais envie de te le dire, tellement envie. Tu ne sais pas à quel point. Me libérer d’un poids. Être plus libre. Moins de soucis. Quelqu’un avec qui parler, enfin. Mais à chaque fois que j’ouvrais la bouche pour te parler, je sortais une connerie, pour te faire rire. Je me ravisais à la dernière seconde. Parce que je ne voulais pas te causer d’ennuis, peu importe le mal que ça pouvait te faire de tout ignorer. C’était toujours mieux que de ne plus te voir.

La russe eu envie de rire, non, elle ria à cette déclaration. Un rire léger, mais noir, ironique. Tout ça était écœurant. Se rendait-il compte de sa bêtise ? Avait-il toujours été aussi bête ? La tendresse qui avait bercé ses gestes la quitta, son éducation reprenant la relève, puisqu'elle était une Oulanov, et qu'elle ne se laissait pas berner par des paroles si futiles. « Toi. Mon Uno. Ma petite blonde. » Oui. Non. La fille de sa mère, la russe au cœur de pierre. La glace personnifiée. Elle devait reprendre contact avec son tunnel. Avec ses chaînes. Question de survie. Alors pourquoi ces mots la firent frisonner. Au point que ses yeux brillent, de cette eau salée. Pourquoi eut-elle envie de le prendre dans ses bras, persuadée de mourir si elle ne le faisait pas.

L'idole n'aime pas ces histoires de cœurs.
Elle ne cautionne pas qu'elles la contrôlent.
C'est inadmissible, hors elle ne peut pas lutter.

Son Uno. Oui, la sienne, puisqu'il la marqué le jour où il l'a surnommé. Et ce petit nom la poursuit, elle n'a pas été capable de le mettre de côté. C'est impossible, impensable. Vu qu'il s'agit de tout ce qui lui reste. La seule chose qu'elle aime. Ces trois petites lettres. Uno. Son nom de scène. Son cocon avant tout. Cet univers où elle l'attends.

Elle avait seulement oublié.
Mis aux oubliettes ce qu'elle voulait.

Hors, elle ne pourrait jamais le reconnaître, parce que la chanteuse n'est plus en mesure de voir ce qu'elle voyait à ses côtés. Aujourd'hui, elle ne peut comprenne ce qu'elle s'était promis. Car la petite fille qui a fait cette promesse n'existe plus. Depuis trois ans. Elle a été engouffré. Enveloppée dans un trou sans fond. Elle continuera de sombrer, sans plus jamais se relever. C'est pour ça qu'elle se soumet. C'est la seule chose qui la rende réelle.

KIRA ❥ Il y a juste une chose qui aura été bénéfique pour toi, au long de ces trois dernières années : tu es devenue exactement l’idole que tu voulais devenir.

C'est faux. Elle n'est pas devenue l'idole qu'elle voulait. Elle est la marionnette qu'elle a voulu être. La fille parfaite de sa mère. L'idole parfaite de Raging. Est-ce bénéfique, qu'une gamine de dix-huit ans soit le pantin d'un monde dont elle ne connait rien ? Elle répondra que oui, évidement, vu que c'est ce qu'on lui a appris, pourtant, tout le monde sait que ce n'est pas vrai. Unxia et le monde, deux opposés, qui ne pourront jamais se comprendre. Uno et Kira, deux symphonies, qui ne pourront plus s'accompagner. Elle le sent, en est sûre.

Mais elle défaille lorsqu'elle l'entend chantonner. Elle a envie de crier.
Il doit absolument se taire, bientôt, elle va regretter une nouvelle fois ce qu'il va se passer.

❖❖❖


Il n'est pas très tard lorsqu'il toque à sa vitre. La blonde s'étonne même de le voir là, si tôt dans la soirée. Mais elle ne rêve pas, il est là et lui sourit. De cet air adorable. Comme il le faisait au début. Elle s'en veut d'être si heureuse face à cette simple expression, mais elle sait, elle sait que ce soir se sera comme avant. Car il sent bon le gel douche qu'elle connait par cœur. Car il est en débardeur et qu'il n'y a aucun bleus sur sa peau. Elle revient trois semaines en arrière. Quand tout se passait très bien, quand elle n'avait pas mal à la poitrine.

Et ils passèrent la plus belle soirée de leur vie, il se cache dès que la mère vient surveiller sa fille, jusqu'à ce qu'elle lui dise qu'elle est appelé par l'agence, pour une raison quelconque. À 23h. Akira se doute que son agence n'est qu'une excuse, mais il ne dit rien, parce que son Uno croit les paroles de sa génitrice. Ça l'énerve, mais il ne révélera jamais rien, pour son innocence. Ils se retrouvent seuls, ils partent jouer à cache-cache dans toute la maison, il lui court après. Tel un prédateur recherchant sa proie. Ils sont deux, et personnes ne gâchent ce moment unique. Magique. Ils rigolent, se taquinent, il la touche, embrasse sa joue et elle le prend dans ses bras. Puis ils regardent un film, elle contre son torse. Il joue avec ses cheveux, qu'il a détaché plus tôt. Et dans cette ambiance sereine, il se sent bien, loin de la tension dont elle ignore tout. Il ferme les yeux et s'endort.

Uno sent sa respiration calme et remarque le bel endormi en jetant un regard en arrière. Elle se lève, va éteindre la télé de sa chambre et glisse sa couette sur son ami si cher. Elle s'allonge à côté et le contemple, elle a envie de pleurer, parce qu'elle sait que demain, ce ciel aura disparu. Qu'elle se sentira seule à nouveau, qu'il redeviendra celui qui la met en seconde plan. Elle sent son cœur se compresser, alors elle chante, doucement, une mélodie si douce. Et remplie de son amour. De ses attentes. Une déclaration, dont il n'aura jamais conscience, mais qu'elle aurait faite quand même. Une musique qui ne sera qu'à elle, qu'à eux. Un secret, entre le brun au pays de rêve et la blonde tentant d'y accéder sans succès.

Une promesse.
Celle de le chercher.
Dans cette infinie calamité.


❖❖❖


Il ne peut pas connaître cette musique. Il dormait à ce moment-là, il ne peut pas s'en souvenir. Elle était persuadée d'avoir vérifié qu'il ne l'écoutait pas. Car s'il venait à découvrir les paroles de cette mélodie, elle ne pourrait plus reculer, serait complètement soumise à ses émotions du passé qui tentent de revenir. Et il aurait Uno facilement. C'était impensable. Alors elle se mordit les lèvres, en attendant qu'il finisse par se taire. Mais elle désespéra, en voyant que ce n'était pas le cas.

UNO ❥ Où as-tu appris ça ? Tu ne peux pas te souvenir de cette soirée. N'est-ce pas ?

Les questions partent seules, franchissent ses lèvres sans autorisation. Et la jeune russe s'en veut immédiatement. Un nouveau secret est menacé, elle ne supporte pas ça, déteste qu'on trouve et lise ses notes maudites. Alors elle prend une décision, l'éloigner de cette révélation. Il a été assez surpris pour arrêter de chantonner, elle en profite. C'est le moment de lui répondre, elle le sait, mais elle craint les mots qui pourraient sortir de sa bouche. Advienne que pourra.

UNO ❥ Me remettre à la place de simple connaissance valait mieux que ne plus me voir hein ? On ne peut pas dire que ce soit une grande réussite, puisqu'au final tu ne m'as plus vu. Et tu ne peux pas dire que je suis celle qui t'a repoussé. Je me trompe ?

C'était une vérité.
Il ne l'a pas protégé.
Il l'a lâchement abandonné.

Et à présent, il ne pourra plus rien changer, Uno en était intimement convaincue. Son cœur un peu moins. Ses mains sur son dos l'empêchait de se relever, mais appuyant sur ses jambes, elle s'avança, pour se retrouver fasse au brun. Revoir ses prunelles d'émeraudes si chères à son âme. Leurs nez se frôlèrent, leurs regards s'enflammèrent. Leurs souffles se mêlèrent. De nouveau. Et elle chuchota, c'était un murmure, une confidence, rien qu'entre eux.

UNO ❥ Peu importe la complexité. Tu dois y arrivé. Tu dois accepter la réalité, nous sommes des étranges Akira, son ton se fit encore plus inaudible, de simples passants qui n'ont plus rien a voir... nous avons disparu. Tous les deux.

Elle ferme les yeux, se sent couler plus encore, s'enfoncer dans cette noirceur, dans cette mer agitée. Elle n'aurait peut-être plus de bouée, elle préfère ne plus y penser. Ils sont partis. Pour toujours. Elle ne le sait pas, mais ce n'est pas ce qu'elle veut. Seulement elle a ce voile en face des yeux, qui se préfère derrière les barreaux de cristal. Qui a peur de la chaleur de ses prunelles.

UNO ❥ Non. Je n'ai pas voulu que tu meures, sinon, jamais tu n'aurais pu voir ce que tu as fait de moi. Sois fier Kira, ta précieuse Uno n'existe plus, elle s'en est allée dès le moment où tu l'as laissé. J'espère que ton petit monde en valait le coup, au moins.

Des mots crus, mais qu'elle pense sincèrement. Si elle a voulu cette vie faite de privation, de manque d'amour, de chaînes aux poignets et aux chevilles, de murailles autour du cœur, c'est parce qu'elle ne voulait plus ressentir ce qu'il lui avait fait endurer. Une enfant de quinze ans, ébranlée par un prétentieux gamin de deux ans son aîné, c'est à se tordre de rire.

UNO ❥ Ai-je vraiment eu un quelconque bénéfice ou une satisfaction particulière lors de ses trois ans ? Même ça je l'ignore, je ne sais plus rien. Tu as tout pris, et aujourd'hui, tu n'as plus rien à récupéré. Plus rien ne nous relie. C'est fini.

Oui, sa mère le lui avait bien dit ne les laisses pas t'approcher, ils terniront ton éclat. Il l'avait fait. D'une certaine manière, elle ne pouvait le laisser venir à nouveau, tout était terminé, il fallait qu'elle s'y tienne. Alors pourquoi ouvrit-elle les yeux à ce moment là ? Pourquoi se confronta-t-elle à ce regard ?

Elle voyait dans ses perles vertes toute la douleur qu'elle avait vécu ce soir là, et les jours suivants. Elle y vu la tristesse, l'incompréhension, la colère. Il n'y avait là que des sentiments néfastes... Des émotions qui lui prouvaient son regret, son manque, sa différence. Elle était sensible à cette peine. Elle eut cet élan d'affection. Qui lui promettait une belle erreur. Elle savait pertinemment qu'elle allait faire une connerie, pourtant, sa raison s'en était allée. Toujours plongée dans son regard émeraude, elle baissa un peu la tête, frôla ses lèvres des siennes. Mais elle refusa à son corps d'aller plus loin, elle ne l'embrassa pas, ses lèvres finirent par se poser sur son front. C'était moins risqué.

Pour ensuite partir à son oreille, il y a tellement de chuchotements à hurler, tellement de confidences a avouer, tellement de secrets à dévoiler. Oui, tant de pensées, si peu de mots. Trop peu de compréhension. Tout cela dépasse la blonde, qui se perd dans un labyrinthe qu'elle pensait ne plus jamais avoir à supporter.

UNO ❥ Kira. J'ai peur de ne jamais te retrouver réellement.

Malgré qu'elle soit là, avec lui, dans ses bras, elle se confronte à un mirage. Comme cette soirée où elle l'avait retrouvé, elle ne peut plus l'apercevoir, car la confiance s'est envolée. Elle les a laissé tomber. Et Uno ne croit plus, ne voit plus.

Elle ne cherche plus.
Elle ferme les yeux à nouveau.
Et chante cette chanson qui a bercé cette nuit.



Anata wa ima doko denai moshite imasuka?
Kono sora no tsuzuku basho ni iimasuka?

Ima mamade watashi no kokoro wo umetei ta mono
Ushinate hajimete kitsuita
Konani mo watashi wo sasete kurete ita kotoKonani mo egao wo kurete ita koto

Ushinate shima tada isshou wo
Todetsu nodaku o wo kisuite toki modo sou wo to hishiini, demo-
nobashite mo gaku keredo; naru de kaze no yo wo ni suri rukede todoki sou wo de todoka nai

Kodoku to setsudou ni mune wo shimtesu kenune
Kokoro ga toware sou ni naru keredo
Omoi nani nokoru anata no egao nouga watatshi wo itsumo hageba shitekureru

mo ishido ano koro ni modorou
kouno wa kito dai djoubu
itsumo sobare wa datte ijou woanata ta mo suru sobade

Anata wa ima doko denai moshite imasuka?
kono sora no tsuzuku basho ni imasuka?
Itsumo no yori egao de itekuru masuka?
Ima wa tada sore wo negai tsuzukeru

Anata wa ima doko denai moshite imasuka?
kono sora no tsuzuku basho ni imasuka?


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MessageSujet: Re: Soirée désastreuse - suite ∇ Uno Lun 13 Juil - 21:17







 
Soirée désastreuse



Les émeraudes du jeune homme se posent sur la blonde en face de lui, qui lui apparaît plus que perturbée. Était-ce par les notes qui sortaient de sa bouche ? Ou par la situation ? Il ne saurait le dire...
Mais il ne s'arrêtait pas? Non. Sûrement pour combler le silence, qui s'était installé entre eux. Pour tromper toute cette confusion qui lui embrouillait le cerveau. Mais surtout pour se calmer.
Parce que, pour une raison ou pour une autre, cet air semblait le calmer. Comme si un souvenir agréable y était rattaché.

« Où as-tu appris ça ? Tu ne peux pas te souvenir de cette soirée. N'est-ce pas ? »

Cette soirée ? Quelle soirée ? Pris de court il se tait. Il se perd dans ses réflexions. Il ne comprend pas et il déteste ça. Il a la sensation d'avoir loupé quelque chose, quelque chose d'important d'après la réaction de son ancienne amie.
Son esprit lui passa une idée, qu'il écarta aussi vite qu'elle était venue. Non. Ça ne pouvait pas être là. Il s'était endormi bien trop vite et se souvenait pertinemment qu'ils n'avaient rien chanté de la soirée.
Elle avait profité de son moment de confusion pour se rapprocher de lui.
Leurs souffles se mêlaient à nouveau. Leurs lèvres étaient de nouveau très proches. Ses émeraudes pouvaient admirer les saphirs de la jeune demoiselle dans toute leur splendeur.

« Me remettre à la place de simple connaissance valait mieux que ne plus me voir hein ? On ne peut pas dire que ce soit une grande réussite, puisqu'au final tu ne m'as plus vu. Et tu ne peux pas dire que je suis celle qui t'a repoussé. Je me trompe ?
»

Il eut le souffle court, l'espace d'un instant.
Sur ce point, elle avait entièrement raison.
Et il aurait espéré que ce ne soit pas le cas.
Parce qu'il ne pouvait rien répliquer à cela. Absolument rien. C'était bien vrai, c'était lui qui l'avait repoussée. C'est de sa faute, finalement s'il ne l'avait plus vu, pendant ces trois longues années. Il se mordit la joue, sans jamais lâcher ces deux yeux bleus qui lui faisaient face.
Il avait beau avoir de bonnes raisons — raisons qu'elle ne semblait pas accepter — c'était vrai qu'il l'avait laissée tomber. Mais elle ne pouvait comprendre, à l'époque. Et il avait l'impression qu'elle n'arrivait toujours pas à comprendre.
Ça avait réellement été malsain pour elle, qu'il la quitte. Elle n'avait pas grandement changée, malgré tout ce qu'elle voulait lui montrer. Elle était toujours cette petite fille qui avait besoin d'aide. Cette petite fille qui avait besoin qu'on lui montre le chemin.
Malheureusement, cette petite fille était désormais coincée à l'intérieur d'une prison de glace.
Une prison qu'il n'arriverait peut-être jamais à briser.

« Peu importe la complexité. Tu dois y arrivé. Tu dois accepter la réalité, nous sommes des étrangers Akira, de simples passants qui n'ont plus rien a voir... nous avons disparu. Tous les deux.
»

Il retint un petit rictus. L'avait-elle accepté, elle ? Si c'était le cas, elle ne serait pas là. Non. Elle se disait peut-être qu'elle l'avait accepté, mais si elle l'avait réellement fait, elle ne serait pas là, quasiment allongée sur lui.
Il avait envie d'écarter les mèches qui étaient sorties de son chignon. Des les écarter de son visage et de tenir ce dernier entre ses mains.
Il n'en fit rien. Il se doutait qu'elle allait saisir n'importe qu'elle occasion pour s'enfuir. S'enfuir loin de lui. Pour ne plus jamais le revoir, cette fois. Et ça lui ferait trop mal. Il ne savait pas s'il pourrait le supporter, une fois de plus.

« Non. Je n'ai pas voulu que tu meures, sinon, jamais tu n'aurais pu voir ce que tu as fait de moi. Sois fier Kira, ta précieuse Uno n'existe plus, elle s'en est allée dès le moment où tu l'as laissé. J'espère que ton petit monde en valait le coup, au moins.
»

Était-ce de l'amertume qu'il sentait dans sa voix ? Il ne savait pas très bien, mais ça en avait le goût, en tout cas.
Et sa « précieuse Uno » avait beau être partie, il en restait certainement une infime partie, plus ou moins enfouie. Il en avait l'intime conviction.

« Ai-je vraiment eu un quelconque bénéfice ou une satisfaction particulière lors de ses trois ans ? Même ça je l'ignore, je ne sais plus rien. Tu as tout pris, et aujourd'hui, tu n'as plus rien à récupéré. Plus rien ne nous relie. C'est fini.
»

Si elle-même ne pouvait pas répondre à cette question, comment le pourrait-il ? C'était une question sans réponse. Du moins, pour le moment.
Il remonta ses mains. Le fit sans réfléchir. Il monta ses mains et bougea les quelques mèches blondes qui obstruaient sa vision. Il les glissa derrière les oreilles de la jeune fille puis glissa ses mains sur l'arrière de sa tête, sentit sous ses doigts que le chignon n'en était plus un, presque toutes les mèches étaient désormais sorties.
Il ne put s'empêcher d'avoir un petit sourire. C'était toujours mignon de la voir ainsi, après toutes ces années. Et même dans ces circonstances.
Il se flagella mentalement. Il devait arrêter de penser comme ça. C'était loin d'être une bonne idée.
Mais elle se pencha vers lui. Ses lèvres se rapprochèrent des siennes. il ne fit rien. La laissa se décider et ressentit un léger pincement au cœur lorsqu'elle se dirigea vers son front, où elle déposa un léger baiser, malgré l'onde de chaleur qui traversa son corps.
Puis elle se dirigea vers son oreille et il ferma les yeux, appréciant le peu de chaleur qui allait jusque lui. Appréciant son souffle. Attentif aux paroles qui allaient sortir de sa bouche.

« Kira. J'ai peur de ne jamais te retrouver réellement.
»

Et elle se mit à chanter. Elle se mit à chanter d'une voix si douce, d'une voix pleine de tendresse, mais aussi d'une voix qui laissait paraître toute la colère qui l'avait habitée quand il l'avait quittée. Et ce grand mélange le fit frissonner. Mais il eut également des frissons en reconnaissant cette chanson. Il se souvenait maintenant.
C'était elle la mystérieuse inconnue d'où il tenait cet air.
Et c'était à cette soirée, l'une des dernières où il avait été normal, qu'il l'avait entendue, lorsqu'il dormait à moitié.
Il écouta les paroles et l'enlaça de ses bras, de façon à ce qu'ils ne soient rien que tous les deux, dans un cocon que personne ne pourrait briser.


Il mit du temps avant de comprendre les paroles. Avant de comprendre ce qu'elles signifiaient. Il poussa un long soupir, sa voix se muant un murmure.

« C'est magnifique Uno... Vraiment. Je ne savais pas que c'était de toi. »

Et puis il se tut. Il cherchait les bons mots, une fois encore. Mais pas pour les mêmes choses. Cette fois-ci, il voulait qu'elle comprenne qu'effectivement, elle ne retrouverait pas le garçon qu'elle avait aimé, parce qu'il avait changé, mais qu'il n'était pas si différent que ça.

«  Tu ais, Uno, c'est sûr que tu ne retrouveras pas le garçon que j'étais il y a trois ans. C'est normal. J'ai changé depuis. Comme toi tu as changé aussi. Mais ça ne veut pas dire que je suis radicalement différent. Et peut-être que tu me retrouveras mais pas de la façon à laquelle tu pensais.  »

A la fin, sa voix était devenue un murmure presque inaudible. Mais elle l'aurait quand même entendu. Parce qu'elle n'était qu'à quelques centimètres de lui.
Son parfum envahissait ses narines, tandis qu'il réfléchissait à cette soirée. Tout c'était passé si vite. C'en était presque incroyable. Mais il profiterait de ce moment. Même s'il savait pertinemment que demain, ils seraient de nouveau deux inconnus. Deux inconnus qui ne se parleraient plus.
Il revint au moment présent et rouvrit ses yeux, tout en relâchant son emprise sur la jeune blonde qui était toujours sur lui. Il se releva lentement afin d'être assis, tout en prenant garde de laisser la jeune fille sur lui, pour ne pas qu'elle tombe de nouveau ou s'enfuie.
A peine s'était-il assis qu'il laissa sa tête retomber en arrière un instant.

«  Tu as entièrement raison. C'est moi qui t'ai repoussé, même si les intentions étaient bonnes. »

Ça faisait mal de l'avouer, mais il le fallait, son ego en prenait malheureusement un coup, mais on a rien sans rien.
Il posa son front contre le sien et plongea à nouveau son regard dans le sien.

« Mon monde n'en valait pas le coup. Mon monde n'en a jamais valu le coup. »

Que pouvait-il dire d'autre ? Rien. Absolument rien. Et ce n'était pas quelque chose qu'il aimait. Il avait envie d'ajouter que rien n'avait jamais valu le coup de la laisser tomber, si ce n'est le fait qu'il s'était sacrément amélioré au niveau de la musique. Et encore, même ça n'était qu'une maigre consolation de celle qui avait à l'époque réussi à envahir son cœur et ses pensées.
Il laissa le silence les envelopper un moment. Ce silence qui était entrecoupé par leurs souffles, tous les deux plutôt fort dans la nuit.
A quoi pensait-elle au moment-même ? Au dégoût qu'il lui inspirait ? A tous ces sentiments contradictoires qu'elle ne connaissait pas ?
Il aurait été bien en peine de répondre.

« Pourquoi, murmura-t-il pour lui-même, pourquoi c'est toujours comme ça. »

Il releva la tête et regarda avec un petit sourire triste Uno, ses mains délaissant sa taille pour se loger dans ce qui lui servait de cheveux.

« Pourquoi est-ce que tu me bouleverses toujours autant, hein ? »

Il ne devrait pas être autant franc. Il ne devrait pas tout lui dire comme ça. Mais il ne pouvait pas non plus le garder pour lui, il exploserait sinon.
Il avait l'impression qu'une grosse caisse avait remplacer son organe vitale et qu'elle risquait d'exploser à tout moment. Il en avait marre de ressentir autant de choses d'un coup.
Non. Il avait marre de ressentir autant de choses d'un coup et de ne rien pouvoir laisser sortir sans risquer de la perdre à nouveau — bien qu'elle ne soit pas totalement de retour. C'était un enjeu qu'il n'était pas prêt à payer.

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Soirée désastreuse - suite ∇ Uno

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