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 « Peu importe les notes, en musique, ce sont les sensations produites qui comptent ! » FT. Terashima Kaori

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MessageSujet: « Peu importe les notes, en musique, ce sont les sensations produites qui comptent ! » FT. Terashima Kaori Dim 11 Jan - 10:03




quelle musique, le silence.

La voix est la musique de l'âme.



Fermant doucement les yeux, la jeune demoiselle aux cheveux d'or que je suis souffla, délogeant ainsi le flocon de neige qui s'était installé sur le bout de mon nez. Je gardais mes mirettes closes, ouvrant plutôt l'oreille pour entendre le moindre son aux alentours.  Le vent vint doucement me compter une harmonie au creux de mon cou, me chatouillant, me faisant rire. Un oiseau vint gazouiller une tendre mélodie, accroché à une branche de cerisier non loin. J'entendais aussi le rire lointain, des quelques demoiselles riant jusqu'à une agonie plus que chimérique. .
Je rouvre les yeux, et poursuis mon chemin, dans un calme et un silence presque barbare. Je pousse un infime soupir, et sans mon accord, une petit nuage livide se forme et s'échappe de mes lèvres. Je le suit des yeux, puis me désintéresse.. Je dois me concentrer. Me concentrer, et ne pas se laisser distraire pas le moind-...
Un papillon ! Je tourne vivement la tête et m'approche pour le regarder de plus près. Il est bleu. Un bleu presque rare, comme je n'en ai encore jamais vu. Puis, parsemé comme des milliers de paillettes, des nuances, roses, rouges et or s'étalent sur ses ailes. Mais je secoue ma tête, et revient sur le droit chemin. Je sors négligemment une feuille blafarde de ma poche, et la relit, encore et encore et encore.  
Je finis par me laisser tomber sur un banc ; je n'arrivais décidément pas à trouver de l'inspiration pour cette maudite chanson. Je laissais mes pensées divaguer, la neige tombant sur mon visage, fondant au fur et à mesure.
Si je continuais à rester immobile sous la neige, j'allais finir par devenir un bonhomme de neige. Ou une bonfemme de neige en l’occurrence. Avec douceur, je secouai mes boucles ambrées parsemée de particules blanches. Puis je reportai mon attention sur la partition.
Les notes formaient un ensemble lent et doux, mélancolique et presque désolant.  Une mélodie parfaite, harmonieuse. Chaque fois que je lisais les petites lettres noircis ou blanchis, un sentiment olympien montait en moi. Je le sentais. Je pouvais faire beaucoup de chose avec cette chanson. Il ne manquait plus que des paroles à la hauteur.
Alors je soupire un coup, je sens comme l'inspiration de ma vie, comme un courant d'air dans mon dos, je ferme les yeux.

Et boom. Ce n'est pas l’inspiration qui venait, mais quelqu'un qui courait comme un dératé dans ma direction, et qui ne m'avait sûrement pas vu.   






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MessageSujet: Re: « Peu importe les notes, en musique, ce sont les sensations produites qui comptent ! » FT. Terashima Kaori Dim 11 Jan - 17:54

LA VILLE C'EST LA MUSIQUE QUE J'AIME ★
Parc Yoyogi - Shibuya - Feat Eria S. Akisa
Kaori se trainait le long des grilles du parc, un large casque vissé sur les oreilles. Son regard vert était perdu dans le vague, fixant l’enchainement de barreau en ferraille qui séparait l’espace boisé du reste de la ville. Au delà de cette barrière, Tokyo grouillait dans un tumulte constant. La journée était morne, figée dans des nuances de gris. Les bâtiments à l’extérieur du parc s’élevaient verticalement, et venaient se perdre dans les nuages bas. Il neigeait quelques flocons épars, saupoudrant timidement le sol. Frottant ses mains l’une contre l’autre avant de les enfoncer dans les poches de sa parka, le jeune homme se maudit de ne pas avoir pris de gant. A quoi pensait-il sérieusement ? Agacé, il bifurqua  quelques mètres plus loin et s’engagea sur un sentier plus larges qui s’enfoncé vers le centre du parc. Il était curieux de voir si l’étang était gelé. Enfant, il venait souvent ici avec son ainé et Rin. Ils s’amusaient à jeter désespérément des cailloux vers l’eau, espérant que l’un d’eux ricocherait, sans succès. Un jour il y était même tombé, après s’être fait pourchasser par une oie que Rin avait irritée avec un bâton. Ce souvenir arracha un sourire à l’idole. Cela semblait si loin à présent !

Rentrant son menton dans son écharpe, Kaori cherchait à dissimuler sa déception. C’était prévisible, le plan d’eau n’était pas couvert de glace. Le liquide glacial se ridait doucement à chaque fois d’un flocon venait se poser à sa surface. Quelques oiseaux d’eau étaient pelotonnés près de la berge et un faible cancanement se faisait entendre au loin. Poussant un petit soupir, il reprit sa marche le long de l’étang. La neige n’avait pas découragé les Tokyoïtes. De nombreux promeneurs déambulaient dans les allées, cherchant par dessus tout à échapper au brouhaha de la ville. Kaori lui, aimait ce joyeux bordel en réalité. Il était né en ville, y avait toujours vécu, il s’y sentait chez lui. Il avait rendez-vous à Shibuya dans quelques heures, et n’ayant pas le temps de rentrer chez lui, il avait simplement décidé de passer le temps en se promenant dans ce parc.

Alors qu’il sortait son portable pour regarder l’heure, il avisa soudain un petit morceau de papier sur lequel était griffonnée une adresse – l’adresse de son rendez-vous – qui s’échappa de sa poche. La feuille virevolta avec nonchalance quelques instant, avant d’un coup de vent ne l’entraine un peu plus loin. Le cœur du garçon manqua un battement. S’il perdait l’adresse, jamais il ne pourrait se rendre à son travail ! Horrifié, il se jeta en avant pour essayer d’attraper le précieux objet qui se contenta de se laisser porter à quelques mètres de lui. Kaori se rua à sa suite. La brise entrainait le post-it droit vers l’étang. Avec l’énergie du désespoir, le garçon se jeta en avant, grimpa sur un banc visiblement occupé, mais qu’importe, et se tendit autant qu’il pu pour cueillir la note entre son index et son majeur juste avant qu’il ne soit hors de portée. Triomphal, il déposa un petit baisé sur la feuille de papier, toujours debout sur son banc. Ce ne fut que quelques secondes plus tard qu’il prit conscience des regards surpris des passant. Le rouge lui monta au joue, il se gratta machinalement l’arrière du crâne et repéra soudain une jeune fille, assise à l’autre bout du siège. De plus en plus embarrassé, Terashima descendit lentement de son perchoir et s’inclina piteusement devant celle qu’il venait sans aucun doute de déranger.

« Je suis vraiment désolé, mais il fallait absolument que je rattrape ça ! » Expliqua-t-il en brandissant son papier, avant de le fourrer à nouveau dans sa poche pour ne pas risquer de le perdre à nouveau.

Gêné, il se dandina légèrement. Les promeneurs avaient repris leurs activités. La neige tombait toujours en silence, et Kaori dévisageait la fille, ne sachant s’il devait se retirer ou attendre qu’elle une réponse. Le silence perdurant, il fit un mine de recule pour s’éloigner.


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