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 Accident de la Route — Harata Shigure

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MessageSujet: Accident de la Route — Harata Shigure Lun 16 Mar - 18:55

L'infirmier arracha une grimace lorsque la douleur dans ses tempes revint de plus belle. Le bruit aux alentours n'était pas non plus favorable pour faire calmer la migraine, mais il ne pouvait pas partir sans payer ni laisser ce qu'il venait d'acheter en plan. Il faisait trop rarement du shopping pour prendre la fuite à cause d'un mal crâne de crâne qui dans le pire des cas se transformera en grippe. Il cessa immédiatement de penser à cela, positiver. Il n'attrapera pas la gastro en utilisant les toilettes publiques non. Positiver. La chaleur ne va pas lui faire faire un malaise, pas plus que la gamine qui court devant lui est qui s’époumone à hurler qu'elle est une colombe. Non sérieusement là il ne pouvait tout simplement pas positiver. Même en y mettant ton son être il n'arriverait pas à trouver quelque chose de sympathique dans cette file d'attente. Alors il se contenta d'attendre et des compter les minutes qui le séparait de la liberté. Il n'avait jamais été aussi content de pouvoir rentrer chez lui. En temps normal, Ryuku ne sortait pas. Il aimait bien son appartement, son laboratoire, l'odeur de plastique des gants. Il aimait toutes ces choses âcres qui vous prenait la gorge lorsque plus jeune, vous franchissiez le pas d'un cabinet médical. Toutes ces odeurs nauséabondes faisaient partie de son quotidien et il as'avait désormais apprécier le quotidien à sa juste valeur. Certains vous diront qu'ils fuient le quotidien et sa lassitude. Lui vous dira qu'il trouve dans la répétition des mêmes actes touts les jours une paix rassurante. Se lever, s'habiller, partir soigner, rentrer, manger, dormir. Faire cela toute sa vie pour l'instant ne le dérangeait pas. Surement que l'âge un jour, quand il aura flétrit sa peau et grandit sa sagesse, lui fera regretter d'avoir passer toutes ces années de jeunesse à travailler comme un robot et ne profiter de rien. Rien d'autre que de l'odeur de plastique et des produits.

Ses longs doigts blancs se posèrent délicatement sur la rambarde des escalators. Il avait oublié sa crainte de tomber malade. Sa tête le brûlait toujours, son regard divaguait entre les différents visages, tous joyeux. Il se demanda alors s'il ne manquait pas quelque chose à sa vie. Même s'il la trouvait idéale, il avait cette sensation qu'un grand vide habitait son coeur. Comme si il avait laissé loin derrière lui quelque chose, quelque chose qui avait été brisé, comme une chaîne, mais quand dans l'empressement il n'avait pas pu ramasser. Il baissa les yeux, il ne baissait les yeux que dans ces moments où seules ces pensées avaient de l'importance. Et si il avait laissé loin derrière lui cette faculté d'aimer ? Même en vouant sa vie à sauver des vie et réparer des blessures, il n'était pas sur d'être capable de s'accrocher à quelqu'un d'avoir envie. De tomber amoureux. Il n'était pas sur de le pouvoir. Il ressentait la compassion, l'empathie, toutes ces bonnes choses. Mais il manquait cruellement de l'amour brut et pur que ressentent deux personnes quand leurs corps se frôlent et se sentent attirés par un lien invisible. Il n'avait pas encore ça. Il ne l'avait encore jamais eut. Non, il n'était pas inquiet, il savait que ça allait un jour venir, lui tomber dessus comme la foudre. Mais il se demandait quand. Errer seul devient dur.

Perdu dans ses songes, il ne fit même pas attention à sa nouvelle destination. Qui aurait pu être le mur. Si quelqu'un ne s'était pas interposé entre la surface bétonné et son corps frêle. S'en suivi un grand fracas dans lequel il perdit l’équilibre et se retrouva nez à nez avec une jeune femme. La foudre qui tombe du ciel n'est-ce pas ? Il constata que ses paquets étaient éparpillés partout sur le sol. Il fut rassuré de savoir que personne ne semblait se préoccuper de lui et de la victime de sa rêverie. Il soupira. N'ayant pas la force de se relever, il laissa son visage s'empourprer, sa tête lui hurler qu'elle avait besoin d'un doliprane et la fatigue assiéger ses paroles.

« Euh..Ex..Excusez moi...Je...Oups..enfin... »

Il bredouilla avec peine quelque mots qui ne lui convinrent pas. Des excuses minables, dans le genre vraiment minable. Tout ça devenait bien trop romantique et stéréotypé. Il roula sur le coté pour la libérer. D'ordinaire ce genre de scène devait alors lieu dans un champ, mais ce fut le sol du magasin qui embrassa son dos.

« Je ne suis pas très courtois, je suis fatigué voyez-vous et... »
Mais qu'est-ce que tu racontes pauvre type ?
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